
sur les coques ovigères qui sont bientôt dévorées
par des larves carnassières.
Altise de la Vigne. - L’Altise de la Vigne, Altica
ampelophaga (fig. 29), est un petit coléoptère, assez
semblable à une Bète à bon Dieu, hémisphérique, un
peu allongé, d’un vert métallique uniforme, très luisant
Quoique connue en France, l ’Altise de la Vigne
est loin d’y causer les môme dégâts qu’en Algérie.
Des que la Vigne commence à pousser, en mars,
Fig- 29- - Altise de la vfiigne. Fig. 30. — Entonnoir
à Altises.
l 'Altise terrée jusque-là, sort de ses gîtes et envahit
a plantation. Si elle se réveille avant la Vigne, quelques
plantes, parmi lesquelles on peut citer le Pal-
lent, sptnosa, peuvent l’héberger quelques jours.
le commence par manger les jeunes feuüles de la
Vigne, mais ses dégâts à Fétat d’insecte ailé ne sont
nen a coté de ceux de sa larve. Il faut donc autant
que possible empêcher les pontes. Gomme ses congéd
i e s , 1 Altise de la Vigne est un insecte très vif, sautant
avec agilité, et par suite difficile à ramasser dans
la journée; mais avant le lever du soleil, ü est engourdi
et se laisse prendre assez facilement. On se
sert généralement pour cela de larges entonnoirs en
zinc, echancrés sur le côté pour laisser passer le pied
du cep de vigne (fig. 30). Au centre de l’entonnoir,
est un petit tuyau auquel on adapte un sac en toile.
L’entonnoir passé sous le cep, on secoue celui-ci et
les Altises glissent dans le sac, que l’on vide quand
il est plein, après l’avoir immergé dans l’eau bouillante
un temps suffisantpour tuer l’Altise. Cet entonnoir
est parfois remplacé par de grands entonnoirs
en toile, recouverts de goudron. On a essayé en
vain de pulvériser sur l’Altise des liquides corrosifs
ou toxiques: pétrole, huiles lourdes, etc., rien ne
peut l’atteindre sous ses élytres. Avec l’émulsionde
pétrole, elle tombe inanimée, on la croit morte; une
demi-heure après elle repart plus vive que jamais.
L’Altise pond ses oeufs en plaques à la face inférieure
des feuilles ; rien à faire contre eux, mais dès qu’ils
sont éclos, il faut se mettre à la lutte. La poudre de
chaux, le soufre d’Apt, tuent beaucoup de larves,
mais si elles sont abondantes, le mieux est d’enlever
les feuilles qui en sont chargées. Quand les larves
sont jeunes, on peut laisser sur place les feuilles arrachées,
la larve sèche avec elles, mais, si elles sont
déjà grosses, il faut les emporter loin de la Vigne,
car elles regagneraient le pied. Ces larves sont en
forme de petite chenille velue. Leur pouvoir dévorant
est considérable. Comme les jeunes criquets,
elles mangent tout le parenchyme des feuilles, ne
laissant que les nervures en forme de dentelle. Elles
exercent en outre sur les feuilles une action délétère
et font sécher celles qui sont attaquées. Souvent
elles rongent l’éeorce du pédoncule, des grappes
qu’elles font périr, et même l’écorce tendre des jeunes
pousses. L’Altise fait en Algérie trois pontes par an;
si on ne la combattait activement, elle détruirait