
NorJ°9PrpPar t Q afUtrte i,flot d’envahisseurs blonds, venus du
n „ ' s° 1?î: auta« t dinconnues, mais ce ne sont peut-être
pas, des problèmes insolubles. F eue
-, Mèdes, Chananéens. — Dès que nous entrons
dans 1 histoire, nous trouvons d’abord des récits douteux
d’invasions d’Arméniens, Mèdes, Perses, etc.
Puis les invasions plus certaines des Chananéens
et Jéhuséens, chassés de Palestine par Josué. On
prétend que les Zénata, peuplades des Hauts-Pla-
teaux et de la bordure désertique, seraient les descendants
de ces Chananéens.
Phéniciens, Carthaginois, Romains. — Ensuite
viennent les Phéniciens. Carthage fut pendant près
de sept siècles toute-puissante en Numidie. Elle avait
même en Mauritanie sa colonie d’Auzia (Aumale).
Cette longue domination a dû certainement influer
sur les caractères ethniques du pays, car les Carthaginois
y tinrent une grande place. De nombreux
croisements eurent lieu et les historiens romains
nous .parlent de populations libo-phéniciennes.
L influence de Carthage se fit sentir longtemps encore
après la conquête romaine ; on trouve jusqu’au
ve siècle des inscriptions phéniciennes et le clergé de
saint Augustin prêchait en punique aux environs de
Bône.
Même au temps de Carthage, en dehors des anciens
blonds du pays, l’influence arienne avait été maintenue^
par la grande colonie grecque de Cyrène.
Bientôt elle va devenir de nouveau prépondérante
avec l’invasion romaine. La domination romaine
embrassa la presque totalité du pays et comme celle
de Carthage dura sept siècles. Rome versa en Afrique
d innombrables colons européens.
Vandales. — Les Vandales renouvellent ensuite de
4:38 à 534 l’invasion des blonds préhistoriques, auxquels
Faidherbe et Henri Martin attribuent la construction
de nos sépultures mégalithiques. Toutefois
cette introduction ne paraît pas avoir eu une importance
numérique bien considérable.
Byzantins, Arabes, Turcs. — Le courant oriental
recommence avec les Byzantins (534-670), mais leur
occupation, essentiellement militaire, et ne dépassant
pas d’ailleurs la Numidie, ne paraît pas avoir
eu non plus au point de vue ethnique une grande importance.
AuxByzantins succèdentles Arabes. Leur première
invasion avec Sidi Okba ne fut qu’un torrent dévastateur.
Elle n ’amena que des guerriers, qui, pour se
créer des familles, durent s’allier aux Indigènes. La
deuxième invasion des Hillal et des Soleim au
xie siècle amena au contraire de nombreuses populations
arabes, qui se substituèrent sur bien des points
aux anciens habitants du pays. Les nouveaux venus,
étant pasteurs et nomades, détruisirent les cultures
et toute l’ancienne civilisation du pays. Les habitants
primitifs durent se réfugier dans les massifs montagneux.
Une population nombreuse d’Arabes purs
se forma ainsi. Mais l’Islamisme ayant soumis à
la même loi les populations du Maghreb, il ne
paraît pas y avoir subsisté de préjugés de race,
tous les croyants étant égaux devant Dieu, d’après le
Coran. Il en résulte que l’Arabe s’est souvent si bien
fondu avec les populations antérieures, lorsqu’il ne
les avait point supprimées, que la distinction est
devenue difficile. Seuls les montagnards de l’Aurès
et du Djurdjura ont pu conserver en Algérie leurs