
florissaient les doctrines de Broussais ; elle est abondante
dans les sources et dans les marais permanents,
surtout dans la région montagneuse.
Les Lombrics ou Vers de terre se rencontrent surtout
. dans les jardins. Aux premières pluies, on
observe dans les jardins d’Alger un Pâotodrilus ou
Lombric phosphorescent qui le soir sort de terre et
illumine le sol; cette phosphorescence doit être passagère
et coïncider avec l’accouplement.
Corail. L’histoire naturelle du Corail, qui est
abondant sur le littoral Est de l’Algérie, a été faite par
un de nos vénérés maîtres, M. Lacaze-Duthiers (1),
qui consacra une année à cette étude si remarquable
(octobre 1860 à octobre 1861).
Le corail est péché surtout dans la région de La
Calle, la prise du corail s’effectue par l’entortillement
autour de ses rameaux de brins de ficelles ayant
servi à faire des filets; lorsque ces rameaux sont
supposés bien enlacés, une forte traction les casse,
ils restent accrochés et sont retirés avec l’engin.
Mais le corail se fixe et se développe au-dessous des
rochers, et ces rochers, qui sont ainsi garnis, portent
le nom de bancs ; les pêcheurs acquièrent une
grande habileté à relever ces bancs. Ce relèvement
se fait sans instrument, l’habitude seule'et une intuition
remarquable guident ces pêcheurs. Le corail vit
à partir de 10 mètres de profondeur, mais on le
trouve le plus souvent entre 90 et ISO mètres.
Le corail est péché par des Italiens, sans aucun
bénéfice pour l'Algérie,; car les frais de garde et de
surveillance ne son t pas payés par les droits de pêche.
(1) Lacaze-Duthiers, Histoire naturelle du Corail, Paris, 1864.
CHAPITRE VIII
GÉOLOGIE
L’âge du relief orographique aussi bien que les
formations sédimentaires qui le constituent, rattachent
bien plus l’Algérie à l’Europe, plus spécialement
à l’ensemble du bassin de la Méditerranée,
qu’au reste du continent africain, cet immense plateau
de roches cristallines ou paléozoïques, très
anciennement émergé et auquel les sédiments du
Nord ne sont venus annexer leur relief qu’à une
époque relativement récente. Aussi onpeutdire, avec
M. Pomel, qui, le premier, a mis ce fait en évidence,
que la limite naturelle de l’Europe est bien plutôt le
Sahara que la Méditerranée.
Les massifs montagneux du nord de l’Afrique
sont le résultat d’une série de plissements qui se
sont succédés pendant la période tertiaire. Ces mouvements
orogéniques sont contemporains de ceux
qui ont produit le relief définitif de la chaîne des
Pyrénées et des grandes Alpes! Les plus importants
ont eu leur influence principalement à la fin de
l’époque éocène; mais c’est surtout dans la dernière
partie du Miocène que les grandes lignes orographi-
ques se sont dessinées.
Les sédiments des terrains tertiaires éocènes ont
été portés aux altitudes les plus élevées dans les
crêtes principales, et les dépôts miocènes ont con