
r Elanus cæruleus ; le Busard des marais et trois
Strigiceps.
Les Rapaces nocturnes sont assez nombreux aussi.
L’Effraie, la Hulotte, le Hibou commun et le Hibou
brachyote abondent. Le Grand-Duc, le Scops et la
Chevêche numide ne sont point très rares ; le Brachyote
du Cap a été rencontré quelquefois. A mentionner
une espèce saharienne spéciale, le Bubo asca-
laphus Savigny.
Le grand Corbeau, Corvus corax, a une grande dispersion,
mais il est peu abondant. On le trouve çà et là
par couples isolés, à Boghar, Teniet, au Zacear de Mi-
lianah, etc. Quelques couples habitent les falaises maritimes,
surtout près d’Alger, à la Pointe Pescade, etc.
La Corneille noire, le Choucas et le Crave sont assez
communs soit dans les forêts, soit dans les escarpements
rocheux des hautes montagnes. Le Freux n ’a
été vu qu’accidentellement mêlé aux Corneilles.
Garrulidés. — Nous citerons la Pie de Mauritanie,
belle espèce agréablement bariolée de noir, de bleu,
de vert et de blanc; le Geai à tête noire, Garrulus
cervicalis Ch. Bonap. et le Gracuïus minor.
Sturnidés. — On observe l’Étourneau commun,
qui forme en automne des bandes innombrables,
l ’Ëtourneau unicolore et le Martin roselin.
Passereaux. — Les moineaux se sont multipliés
outre mesure près des habitations. Ils nichent en
quantités innombrables dans les bouquets de Platanes
et à'Eucalyptus et causent aux récoltes des
dégâts que leurs services comme oiseaux insectivores
ne sauraient compenser. Pourtant ce sont de
précieux auxiliaires dans la lutte contre les jeunes
criquets. C’est le moineau espagnol qui domine. Le
moineau italienne moineau marocain et le moineau
vulgaire existent aussi accessoirement. Le Friquet
vulgaire et le Friquet de palmier, propre au Sahara,
complètent la üste de nos moineaux.
Les autres passereaux sont à peu près ceux du
midi de l’Europe, auxquels viennent s’adjoindre
quelques types spéciaux, à savoir : dans le Tell : Frin-
gillaspodiogena,lxos barbatus, Cyanites ultramarinus,
Parus Ledouxii, Telepkonus Tchagra, Lanius alge-
riensis; et dans le Sahara : le Corospiza simplex ou
Moineau de palmier, le Roselin phénicoptère, la
Buccanète githagine, trois Bruants, les Emberiza Sa-
haræ, Cæsia s trio lata ; le Rieur vulgaire, le Rieur à
tête blanche et le Rieur Isabelle, le Motteux du
désert, le Ruticilla Moussieri, les Malurus Saharæ et
numidicus ; de nombreuses Alaudidées, groupe richement
représenté dans toute l’Algérie tant pour le
nombre des espèces que pour l’abondance des individus;
les types sahariens spéciaux de ce groupe sont :
Otocoids bilopha, Calendrella Reboudiana, anornanes,
isabellina, deserti, elegans et Regulus ; Rhamphocoris
Clot-bey, Galerida Randoni et isabellina ; Carthilauda
Dupontii et desertorum.
Dans les Dentirostres, le Sahara nourrit comme
type spécial le Lanius dealbatus.
Parmi ceux d’entre les passereaux non énumérés
qui frappent le plus l’oeil du voyageur, nous citerons
le Rollier ou Geai bleu des colons algériens, assez
répandu et particulièrement abondant dans la forêt
de cèdres de Teniet-el-Haad, digne hôte d’un des
plus beaux sites de l’Algérie ; le Guêpier (Merops
apiaster), vulgairement nommé Chasseur d'Afrique,
extrêmement commun. Comme les hirondelles, il