
dans le pays même, il n ’a pas dans son vol de direction
bien déterminée. Beaucoup moins fort que
Y Acridium, ses ailes ne servent guère qu’à le soutenir
et c’est le vent qui le pousse. Ses invasions sont
parfois de longue durée : cinq, six, sept et même
huit ans. Les Indigènes prétendent que de leur temps
il restait moins longtemps. Gela n ’a rien d’impossible.
N’étant pas détruit et se multipliant à son aise,
il devait succomber à la famine qu’il semait autour
de lui, et plus encore aux maladies parasitaires
résultant de l’encombrement.
Comme celle de Y Acridium, la femelle du Stauro-
notus pond ses oeufs dans les sols légers. Ces oeufs, au
nombre de trente environ, sont enfermés dans une
coque ovigère de la grosseur d’un haricot. Ils mettent
neuf à dix mois à éclore. Comme pour Y Acridium
peregrinum, il faut aux jeunes un peu plus d’un mois
pour atteindre leur développement complet et les
jeunes restent encore une quinzaine de jours avant de
prendre leur vol. Ils s’envolent vers les champs où ils
trouvent de la verdure, puis finissent par disparaître.
II importe de détruire les oeufs, on a pour cela un
temps considérable. Si l’on ne peut ramasser les
coques, il est bon de faire des labours peu profonds
et de fréquents hersages. Les alouettes, gros becs,
calendres, sansonnets, etc., en sont friands et aident
à leur destruction, mais la dessiccation des coques
est le principal facteur de destruction. Le jeune est
moins agile, dans les premiers jours, que le jeune de
Y Acridium.
Les moyens de lutte contre eux -sont à peu près
les mêmes que ceux que nous avons déjà exposés.
Ennemis des criquets. — Dans sa lutte contre les
sauterelles, l’homme a plusieurs auxiliaires, dont les
pliis précieux sont de nature parasitaire.
Les plus apparents sont les oiseaux acndophages,
mais ce ne sont pas eux qui font le plus de besogne au
moment des invasions. Lors des grandes invasions de
pèlerins, les oiseaux disparaissent totalement de 1 endroit
envahi, même les moineaux dans les beux ou
ils pullulent le plus. Mais vers la fin de la campagne,
Fig. 28. — Idia, fasciala.
lorsque la majeure partie des jeunes criquets a été
détruite, üs emportent une bonne partie des survivants
pour nourrir leurs petits. On a préconisé 1 introduction
de diverses espèces de Martms et spécialement
du Martin triste, pour combattre les cnquels.
La destruction des perdrix, cailles, gangas, depuis
la conquête, doit profiter beaucoup à la multiplication
du Stauronotus, dans les Hauts-Plateaux.
Une mouche, FM« fasciata (fig. 28), détruit souvent
pne grande partie des pontes, elle dépose ses oeuls