
tituéspar de profondes couches d’alluvions anciennes,
présentant presque partout une couche superficielle
de calcaires travertineux.
Cette croûte est parfois très superficielle et le sol
ne produit alors qu’une végétation herbacée, rabougrie.
Quand la terre végétale est en suffisante quantité,
elle donne d’abondantes récoltes de céréales,
comme dans la région de Sétif. Ce sol ne convient
pas aux arbres, qui y font absolument défaut.
Dans la province de l’Est, les grès de Numidie de
l’Éocène, des argiles et des massifs de gneiss constituent
une région pauvre en calcaire ; mais la végétation
y est entretenue par des pluies abondantes, les
forêts y sont plantureuses.
Le Suessonien, dont les terres sont riches en phosphates,
se trouve malheureusement en grande partie
dans la zone des pluies peu abondantes et irrégulières.
La fertilité de ces terres est ainsi masquée par le
manque d’eau.
De grandes étendues occupées par les marnes du
Miocène sont des terres fortes, riches en principes
utilisables par les cultures.
Les marnes feuilletées, les calcaires du Crétacé
couvrent d’immenses surfaces, occupées par des
broussailles ou des pins. L’olivier vient aussi dans
ces formations. Là où les marnes sont assez délitées,
elles forment des terres arables de bonne qualité
pour les céréales.
Parmi les influences climatériques, celle qui prédomine
est la répartition des eaux pluviales. Si cette
répartition était plus régulière, l’agriculture trouverait
en Algérie des conditions extraordinairement
favorables; mais la grande difficulté pour y obtenir
un rapport régulier de la terre provient
justement du régime des pluies sujet à de grandes
variations. Les cultures arbustives, oliviers, figuiers,
vignes, caroubiers échappent plus facilement aux
inconvénients de ces inégales répartitions de pluies,
aussi ces cultures ont toujours joué un grand rôle
dans le nord de l’Afrique. La culture de l’obvier a eu
son apogée sous les Romains, la vigne aujourd’hui
couvre d’immenses surfaces, le figuier, qui n a
jamais été délaissé, gagne tous les ans du terrain.
Le caroubier, le frêne, le mûrier font merveille dans
les sols qui leur conviennent.
Q u a n t it é d e p l u ie s e n m il l im è t r e s , m o y e n n e d e 1 0 a n s .
S tations. Stations.
Fort Nation,il 976 Orléansville 357
La Calle..................... 838 Bousaada................... 208
Boufarik..................... 700 Laghouat.................. 163
Guelma................................. 6 2 7 Biskra.................................. 121
Aumale....................... 425
V a r ia t io n s o b s e r v é e s e n 1 0 a n s .
F o r t National .. 1878 = 768 millim. 1886 = 1231 millim.
La Calle................... 1 8 8 0 = 4 9 0 — 1 8 7 7 = 1 0 8 7 —
Boufarik........... 1878 = 418 — 1886 = 1098 -------
Guelma.............. 1878 = 203 — 1877 = 818 —
Aumale.............. 1885 = 230 - - 1877 = 572 —
Orléansville.... 1882 = 238 — 1877 = 552
Bousaada 1887 = 122 — 1881 = 277 —
Laghouat 1879 = 46 — 1884 = 379
Le régime des pluies ne paraît pas avoir varié
beaucoup depuis l’antiquité et les soins apportés à la
confection d’innombrables barrages, dont on retrouve
les vestiges dans le Hodna et surtout en Tunisie, dénotent
cette même nécessité d’utibser toute l’eau
tombée.