
cristallins de la fin de l’Ëocène et du commencement
du Miocène. Pendant l’Helvétien, apparaissent des
troches basaito'ides (Gap Djinet), puis au début du
Sahélien, ce sont des trachytophyres et des trachyandésites,
roches de types acides, dont l’éruption
coïncide aveç les importantes dislocations de celte
période.
Durant le Pliocène, les types basaltiques reparaissent,
mais c’est à la fin de cette période que l ’on
semble devoir rapporter les roches granitoïdes de
Cherchell.
Le quaternaire a aussi ses éruptions de basaltes,
elles se sont produites notamment dans la région
d’Aïn Temouchent.
Mines et carrières. — Les mines et carrières sont
nombreuses en Algérie, mais, à cause de l’éloigne-
ment et de la cherté relative de la main-d’oeuvre, on
n ’exploite que des minerais très riches. Nous citerons
parmi les carrières la présence de calcaires argileux
propres^ à la fabrication de la chaux hydraulique.
Une usine importante s’est fondée à Bougie pour
l ’exploitation de ceux qui se trouvent à côté du port
de cette ville ; une autre, dans les gorges de la Chifla.
Les marbres sont très abondants et il en est de
très beaux, ils sont peu exploités cependant à cause
du bas prix de la matière. Les exploitations du Fil-
filla près de Philippeville et du Chenoua près de
Cherchell sont les principales. Cette dernière est une
brèche à gros éléments, assez belle, mais pas toujours
assez homogène. Les gites de plâtre sont abondants
et ü en est de très beaux avec cristaux lamellaires
de grande dimension absolument incolores
comme à Boa Tlélis près d ’Oran. Sur la route d’Oran
àTlemcen, à Aïn Tekbalet, on trouve les célèbres carrières
d’Onyx zoné transparent, admirable calcaire
concrétionné, dont les Romains revêtaient 1 intérieur
de leurs palais, et qui a servi à l’ornementation du
nouvel Opéra de Paris. A citer encore les serpentines
de Collo et de Madaghre, les granités de Cherchell, etc.
Le sel est abondant, tantôt ce sont de véritables
montagnes de sel, où cette substance, remarquablement
pure, est préservée de la pluie par des couches
d’argile et de gypse (1), tantôt ce sont des lacs salés ou
chotts, qui se dessèchent l’été et où 1 on peut ramasser
le sel avec des râteaux : les salines de Relizane
et d’Arzew, le chott Mzouri, la Sebka d Oran, etc.
On trouve des mines de soufre dans le Dahra :
Mazouna, El Bordj, Kef el Djir, etc., ainsi que des
mines de pétrole. Ce dernier, exploité sans succès
jusqu’à ce jour, est actueUement l’objet d actives
recherches de la part d’une société anglaise.
On a trouvé des lignites sur bien des points. A Bou
Saada, on en avait découvert, il y a quelques années,
d’excellente qualité, pouvant remplacer la houille,
malheureusement en trop faible quantité. A Marceau,
non loin de Marengo, une mine de lignite alimente
en partie une verrerie.
Le plomb argentifère a été exploité à Garrouban et
l’est encore à l’oued Messida, près de La Calle. Les
Romains en avaient exploité aussi à l’Ouarensenis.ll
s’en trouve un gisement remarquable au cap Cavallo
près Djidjelli.
Les mines de cuivre de Mouzaïa-les-Mines ont été
autrefois l’objet d’une grande exploitation, mais les
(1) Djebpl Melah, Rocher de sel, Rassoul, Tadjerouna, etc,