
filons s’étant appauvris, l’entreprise fut abandonnée
et les bâtiments tombaient en ruines lorsque la création
du chemin de fer de Blida-Médéa, qui passe à la
porte de 1 usine, engagea une nouvelle compagnie à
reprendre l’exploitation. Des désastres financiers
indépendants de cette entreprise ont de nouveau
para ys leurs eftorts. Sur l’autre versant de la
Mouzaia, on a exploité, puis abandonné les gisements
e 1 oued Merdja. D’autres mines ont été concédées
mais non exploitées,t elles sont celles du cap Ténès’
des Bem Aquil, de l ’oued Taffilés et de l’oued Kebir
dans la province d’Alger. 11 existe des gisements de
cuivre dans 1 Aurès, ceux d’Aïn Barbaront môme eu
un commencement d’exploitation. Dans le Djebel
Amour, entre Aïn Sefra et Géryville, se trouve aussi
une mine de cuivre importante.
Le zinc est abondant en Algérie. Les mines les
plus importantes sont dans le département d ’Alger.
Celles de Sakamody entre l’Arba et Tablat, sous
habile direction de l’ingénieur Delamarre, leur concessionnaire,
occupent un m illier d ’ouvriers. D’autres
sont exploitées à Guerrouma près de Palestro. La
Vieille-Montagne a fait des travaux considérables
pour l’exploitation de celles de l ’Ouarensenis, près
rlêansville. Tout le sommet de la montagne est lardé
de filons de calamine. Chose curieuse, on n ’y a pas
encore trouvé de blende. Dans la province d’Oran
les mines de Mazis, du Filhaoucen, où le zinc est
mêlé au plomb, sont concédées et paraissent importantes.
Dans le département deConstantine, la Vieille-
Montagne a acquis les gisements considérables de
Hammam N bails ; d’autres ont été reconnus au Fedi
Fédoulés, etc.
L'antimoine de Hamimat et de Sensadans le département
de Constantine est célèbre par la présence de
deux espèces minéralogiques rares, la Senarmontite
et l’Exitèle. On y trouve également du mercure (1).
Les minerais métallifères les plus importants de
l’Algérie sont les minerais de fer. On en trouve un
peu partout. Le manque de combustible et l’éloigne-
ment des centres métallurgiques font qu’on n’exploite
que des minerais extrêmement riches, à proximité
des ports ou des voies ferrées. La plus importante
de ces mines est sans contredit celle de Mokta el
Hadid près Bône où la relie un chemin de fer minier
de 30 kilomètres transportant environ 16 à 1800 tonnes
de minerai par jour. Le minerai est constitué
par du fer oxydulé. La même compagnie exploite,
dans la province d’Oran, la minière de Beni Saf, d où
elle expédie annuellement plus de 30 000 tonnes
d’hématite manganésifère. Ce sont là les exploitations
les plus florissantes. Nous citerons encore un
certain nombre de mines concédées et ayant été
exploitées pour la plupart, telles sont, dans la province
d’Alger, celles du Zaccar à Milianah, de Gou-
raya, de Ténès, deTemoulga, de l’Oued Rouina, etc.
Dans la province de Constantine : Aïn Mokra, Aïn
Sedma, Bougaroun près Collo, le Djebel Anini dans la
région sétifienne, etc. Dans le département d ’Oran :
Camerata, Bab M’teurba, Honaïm, Tenikrent, etc.
Phosphates. —En 1878, M. Tissot s’exprime ainsi :
La relation constante du terrain Suessonien avec les régions
fertiles en céréales, permet de penser que le phosphate de
chaux y existe. La structure y est d’ailleurs fréquemment
(I) Notice géologique et minéralogiquc sur le département de
Constantine. ,