
se manifeste partout, dans les champs comme dans
les jardins. Quelques arbres se dépouillent; mais,
d'autre part, c’est un reverdissement général et une
floraison sans interruption pendant les neuf mois
que dure le printemps du littoral.
Les palmiers viennent facilement sur le littoral
algérien; si le genre Phoenix n ’y est pas au complet,
c’est qu’on a négligé d’introduire toutes les espèces.
Le Phoenix canariensis est, après le Dattier, l’espèce
robuste et répandue. Ce Phoenix, au contact du
Ph. reclinata et autres espèces moins colossales, a
donné des hybrides intéressants qui mériteraient
d’être mieux connus. Les beaux Pritchardia filifera,
si répandus en Provence, nous manquent encore, ou
du moins sont rares et jeunes. Ce palmier a jusqu’à
ce jour été dédaigné des horticulteurs de profession,
parce qu’ils ont eu quelques difficultés à l ’élever en
pot. Les Lataniers, Sabal, Corypha, Chamærops,Ken-
iia, Cocos, abondent ; le Palmier nain a donné, au
jardin du Hamma où il est spécialement cultivé, des
variétés estimées.
Les Musa et Strelitzia viennent aussi bien en pleine
terre que les grandes Aroïdées, Philodendron et
Colocasia.
Les bambous sont très beaux et variés, dans les
jardins où ils peuvent recevoir assez d’eau en été.
Les Cycadées prennent un beau développement et
beaucoup donneraient des graines si on avait soin
d’assurer la fécondation, mais le plus souvent chaque
espèce n ’est représentée que par un sexe.
Les Conifères des contrées chaudes fournissent
aux jardins algériens de magnifiques sujets comme
la série des Araucaria.
Les Podocarpus, les Dammara viennent également
bien en pleine terre ; les Thuya, Retinospora, Fre-
nella abondent ; le genre Cyprès est loin d’être suffisamment
connu en Algérie ; en dehors des Cyprès
communs, on ne rencontre que de rares Cupressus
funebris, Lamberliana, Lusitanica.
De très beaux pins, P. Pinea, P. longifolia, P. insi-
gnis, P. canariensis commencent à se repandre. Le
Taxodium distichum, qui vient très bien dans les stations
humides, est rare ; il en est de même des T.sem-
pervirens. Le Wellingtonia giganlea n ’a pris un beau
développement qu’au Djebel Ouach, près de Constantine;
il est là dans une station fraîche et élevée,
en compagnie d’une série nombreuse de Conifères
bien accbmatés.
Les arbres ou arbustes d’ornement qui impriment
aux jardins algériens leur cachet particulier sont
déjà nombreux ; mais il deviendrait bien difficile de
faire une énumération, si les amateurs de jardins
étaient plus désireux de posséder des plantes rares.
' Les Aurantiacées sont presque toujours utibsées
pour l’ornement et le rapport. Il en est de même
duNéflier du Japon, quine manque dans aucun jardin ;
les Myrtacées nous donnent les Eucalyptus, dont
quelques-uns sont dignes de figurer dans les jardins
soignés, comme 1’2?. polyianlhema, Lehmanii,punicea,
les Eugenia, Jambosa, Melaleuca, Callistemon, Metro-
sideros, Tristania, Angophora, Fabricia, Psidium.
Les Araliacées se plaisent beaucoup dans les ja rdins
algériens et y atteignent de grandes proportion s;
beaucoup d’espèces d’un très bel effet sont encore
trop rares.
Les Malvacées contribuent largement à la décora