
bandes d’Atherines sont communes dans le port
d’Alger, autour des embarcations et le long des quais.
Les ichthyologistes en distinguent quatre espèces.
Une cinquième Atherine [A. Rissoï) habite les cours
d’eau de la Mitidja, près d’Alger.
Des cinq Mulets ou Muges qui habitent les eaux
d’Algérie, deux remontent dans les rivières.
Les Blennies sont nombreuses dans les eaux stagnantes
des ports(12 espèces) ; il en est de même des
Gobies ou Goujons de iner (8 espèces).
La Baudroie et le Batrachoïde représentent la famille
des Pectorales pédiculées, le Batrachoïde
(Batrachns planifiions) est une intéressante espèce
algérienne, décrite par Guichenot sur un échantillon
provenant d’Oran; ce genre n ’était pas encore connu
dans la Méditerranée.
Les Labroïdes sont nombreux ; les Labres ou
Vieilles de mer, les Girelles aux couleurs vives habitent
les endroits rocailleux des côtes, où ils font les
délices des pêcheurs à la ligne.
Enfin le Centrisque bécasse, de la famille des
Bouches en flûte, est une petite espèce commune,
remarquable par son museau allongé tubuliforme.
Parmi les Malacoptérygiens, notons : l’Aiguille
(.Bellone acus), d’un bleu vif, à long bec en aiguille,
avec les arêtes verdâtres, la Saure, l’Exocet volant,
l’Aulope filamenteux.
Les Clupéoïdes comprennent plusieurs poissons
d’une grande utilité alimentaire sur les côtes d’Algérie.
Le Hareng n ’a été observé qu’une fois par le
Dr Bourjot (Harengus virescens de Dekay).
L’Alose (Alausa finta) remonte les rivières. La Sardine
(Alausa pilchardus) est souvent abondante et
bonne ; mais il ne faut pas la confondre avec 1 Aliche
ou Alache [Clupea alacia), qui a une belle ligne doré
sur le flanc et dont la chair est sèche m o i n s blanche
et très inférieure. L’Anchois pullule sur toute la
côte, il est recherché et depuis quelques années mis
en conserve. r
On pêche à Alger deux Gades ou Merlans. Le Gadicule
argenté de Guichenot est une petite espece,
propre à la côte africaine, ou il est rare. Les Plenro-
nectes ne sont pas aussi abondants dans la Méditer-
ranée que dans l’Océan, cependant le nombre des
espèces observées à A l g e r est considérable L e f l é ta n
n ’est pas rare, le genre Rhombus ou Turbot est représenté
par le Turbot commun [Rh. maximus), la
Barbue, le Rh. Candidissimus, le Rh. podas, le R .
mancus et lé Rh. Gesneri.
On signale cinq Soles; mais la Sole cendree seule
est commune.
Les L ep a d o g a sie r, remarquables par le disque concave
analogue à celui des Gobies qui leur permet
d'adhérer aux r o cher s , sont p etits et au no mbre de cinq.
Enfin le Remora (Ëchineis Naucrates), bien connu
par sa ventouse occipitale, transformation de la première
dorsale, est assez rare à Alger.
Les Anguilliformes marins comptent quatre Lon-
gres, deux Murènes, YOphiure serpent, la Donzelle
barbue et le Fieras fer imberbe.
Aux Lophobranches se rattachent : deux Hippocampes
et sept Syngnathes ; nous trouverons, parmi les
Poissons d’eau douce, une huitième espèce de Syngnathe
[S. Algeriensis, Playfer et Letourneux), qui
a été pêchée dans l’Oued-bou-Hamdan (prov. Cons-
tantine), à 80 kilomètres delà mer.