
est, au contraire, violente et prompte à l ’insulte.
Vivant dans la promiscuité la plus complète et
dans la plus grande liberté, peu de filles arabes resteraient
vierges, si on ne les mariait dès l’âge de
puberté. Le mariage constitue une véritable vente de
la jeune fille par sa famille. L’Arabe peut acheter
autant de femmes qu’il veut, à condition de pouvoir
assurer leur subsistance, mais seuls les riches ont
plusieurs femmes à la fois. La polygamie est imposée
par la vie en promiscuité sous la tente, c’est le seul
moyen d ’y maintenir un peu d’ordre. La femme
n ’est jamais considérée comme l’égale de l’homme,
mais tdur à tour comme une bête de somme ou
comme un objet de plaisir. Privée de toute confiance,
elle n est maintenue que par la crainte. Les
vieillards sont respectés, mais les mâles seulement.
La mère est commandée par son fils, dès qu’il n ’a
plus besoin de soins immédiats. La femme adultère
est punie de m ort soit par son mari, soit le plus souvent
par sa propre famille, sur la plainte du mari.
Parmi les sentiments nobles que l’on peut mettre à
1 actif des Arabes, la bravoure tient le premier rang.
Ils ne craignent point la mort, entourée pour eux
d ’images riantes. C’est l’entrée certaine pour tout
bon musulman au paradis de Mahomet, beu plein
d’éternelles débces; aussi rien n’est-il plus gai qu’un
enterrement arabe. Comme presque tous les peuples,
1 Arabe aime et apprédie la justice, et cela d’autant
plus qu’il en est généralement privé.
Opprimé de tout temps, ü est aujourd’hui plus
que jamais Spobé par les juifs et les spéculateurs de
toutes croyances. Nous avons connu quelques colons
justes étabbs au mibeu des Arabes, qui s’y étaient
acquis une très grande considération et une confiance
absolue.
Il est certain qu’abstraction faite du mibeu où il
a été élevé, l’Arabe n ’est ni pire ni meilleur que les
autres hommes ; mais sa paresse traditionnelle le
condamnera tôt ou tard à disparaître devant les
races plus actives ou à se modifier profondément,
ce qui semble difficile. Au surplus, l’enseignement
du passé est là pour nous montrer ce qu’il est capable
de faire. Après sept siècles de domination arabe,
l’Afrique romaine, si bien colonisée, n’était plus
qu’une vaste broussaille, sans une route, sans un
chemin et avec un nombre insignifiant d’habitants
décimés par les famines.
Kabyles. — Les populations kabyles les plus
typiques sont d’une part les habitants de la grande
chaîne du Djurdjura et les Ghaouia de l’Aurès, et
d’autre part les Touaregs.
La langue de ces peuples est un indice certain de
leur communauté d’origine et de l’ancienneté de
cette origine. Ce sont bien les autochtones, les premiers
habitants du sol, qui ont successivement subi
les invasions des Carthaginois, des Romains et des
Arabes.
Si les Touaregs peuvent être considérés jusqu’à
un certain point comme ayant conservé le type primitif,
il n ’en est point de même des montagnards
kabyles et chaouïas. Ces peuples très hospitabers
ont toujours accueihi parmi eux tous les vaincus,
tous les réfugiés qui sont venus leur demander asile.
Ils ont absorbé ainsi les derniers colons romains, les
Vandales, Visigoths, nègres, etc. De nos jours
encore, des déserteurs français ont fait souche parmi