
MiUlliiole signale Cfi Champignon comme sortaiiL
do terre, chaque année, dans hi Toscane,
avec les premières pluies d'avril. C'élait, d'apri;s
lui, le plus esLimd el l e plus agréable des Champignons.
L'Éclusc en donne une bonne description
ol line assez bonne figure reproduite ci-dossous.
•loan Baiihin dil qu'on rappelle Moncei-mi, parce
ipi'il croît et se cache sous la mousse (suh musco) ;
il ajout e que ce Champignon est si recherché, que
les paysans (|ui en connaissent de bonnes localités
r c f u s e n l de les divulguer, à cause du grand
profil qu'ils retirent de leurs recolles. Il en donne
«ne ligure que nous reproduisons également cidessous.
Tous les auteurs ont célébré n Tenvi les
Le Mousseron, d'après L'Écluse (1601),
peu développé, pour le l'aire sécher, et qu'ainsi
p r é p a r é , il est fori est imé et l 'objet d'une industrie
assez impor tarne. Cordier fait également l'éloge de
ce Champignon et rappelle que, selon Bosc, c'est
u n manger délicieux qui échappe ii toute comparaison.
M. Quélet le déclare le plus agréable de
t o u s les Champignons. D'après M. Bernard, le
Mousseron serait apporté en assez grande quantité
a u marché de La Rochelle. Nous ne pouvons que
p r e n d r e notre faible part dans ce concert unanime
d'éloge et déclarer que le vrai Mousseron est un
Champignon de première qualité, d'un goût fort
agréable et d'une délicatesse notable. Toutes les
personnes qui en ont mangé avec nous ont été du
même avis. Une manière fort simple de l'accommoder
est de hacher les stipes et de placer sur ce
excellentes qualités de cette espèce : Paulet et
Raques en font le plus grand éloge. Vittadini le
place au rang des Champignons les plus agréables
et les plus savoureux que l'on connaisse. D'après
M. de Seynes, le Mousseron prend quelquefois un
g r a n d développement dans la région de Montpellier
on ses qualités comestibles sont connues;
mais il n'est pas assez abondani pour jouer à ce
point de vue un rôle important . JI. Barl a dil i|uc ,
bien que cette excellonlc espèce ne soit pas rare
aux environs de Nice, elle y est très peu connue,
cl (|u'on ne l'apporte jamai s au marché, du moins
h l'état frais; mais qu'aux environs de Tende, on
cueille le ¡Mousseron surtout loi'Squ'il est encore
Le Mouaserov, d'après J. Bauiiin (1651).
hachis les chapeaux : on fait cuire le tout au
b e u r r e dans une poêle, à découvert, pendant dix
m i n u t e s . Le Champignon perd peu îi peu son liquide
dans lequel il cuit, et s'imprègne de bcin-re
f r i t : on retire, après avoir mis rassaisonnement,
e t l'on sert de suite. Nous sommes surpris de ne
pas voir ce Champignon se vendr e à Par i s , d'aulanl
qu'il est facile à reconnaître et qu'au mois d'avril
on ne peut le confondre avec aucune autre espèce.
Pl. XXX. —Fig. 1, deux jeunes Champignons
vus en dessus; % le plus gr;ind vu en dessous;
3 , un Champignon plus développé vu en dessus;
4, le même, vu en dessous; 5, un aulre, vu en dess
u s ; (), u n autre, en coupe longitudinale; 7, deux
basides; 8, spores.
LA VARIÉTÉ JAÜ1>^E DU MOUSSERON
TRiClWLUMA tìEOfìCn mr. GAMBOSUM de Quélel.
s {Tridioloma) <jamùosiis de l'"ries. — Triohuluina ijambosum de Gii le t.
Ce Cluunpignon dillerc si pou du type du TricÂolomu
(ieorgii, dont il ne se dist ingue guère ijuc
par une teinte générale grise et parfois jaunàlrc,
que nous nous contenterons de la rattacher comme
variété à ce type spécifique. On le récolte plus
p a r t i c u l i è r e m e n t dans les gazons frais, mai s aérés
([uoique ombragés, et à la même époque que le
Mousseron. Eu Italie, celte variété paraît dominer
et remplacer le type de couleur blanche. Le Mousseron
jaune, a, du reste, toutes les e.Kcellentes
([ualilés du vrai Mousseron. Il no croît, comme
c e dernier, qu'au mois d'avril et ne peut ótre confondu
par suite avec aucune autre espèce similaire.
l'I. XXX. — Fig. 9, un Champignon vu en dessus;
dO, un plus jeune vu en dessous; 'M, un plus
développé vu de même; 12, vu en coupe longitud
i n a l e ; 13, spores.
LA COLOMBETTE
TiUCUOLOMA COLVMBETTA de Quélcf.
A(juricus {Tricholomu) Cohmbclla de Fries.
Chapeau arrondi, puis convexe-plan, parfois
mamelonné, à contour irrégulier et à bord légèrement
lomcntcux, d'un blanc brillant, soyeux,
fibrilleux; s t ipe assez allongé, parfois inégal, ferme,
strié, plein, de la même teinte que le chapeau.
maculé de légères taches bieuàtres sur la partie
enfoncée dans le sol; lamelles émarginées, assez
larges, rapprochées, minces, blanches, à tranchant
plus ou moins irrégulièrement denticulé; spores
blanches, sphériques, apicitlées. Odeur et saveur
•S