
est un Champignon poreux, d'un roux plus ou moins clair, à chair blanche, à tige ou pied jaunâtre,
garni inférieuremenl d'un voile blanc appelé hymen par Locsel. II ne peut s'agir évidemment
que du Cèpe jaune ou Non e lté voilée (Boletus lateus de Fries).
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Le Cèpe, d'après Sterbeecli,
STEBDEECK, dans son Thealrum fungorum dont la première édition parut en 1075, a réuni tout
ce qui avaitété publié par L'Écluse et J. Bauliin. Cet ouvrage, en langue flamande, ne se prête
pas à ce que nous puissions en donner des extraits. Nous n'avons pu y reconnaître, du reste,
Le PoUjpore dit Noyer, d'après Sterbeeck.
aucune espèce nouvelle, comestible ou vénéneuse à signaler ici. El cependant, ce traité est
accompagné de nombreuses planches qui paraissent avoir été exécutées d après des dessins
laissés par L'Écluse. Mais les figures de ces planches sont le plus souvent si difficiles à reconnaître,
que nous nous sommes contenté d'en extraire celles que nous donnons ci-contre et qui
représentent le Polypore du Noyer {Polijponts sqmmosus) et le Cèpe {Boletus eilidis) si l'auteur,
toutefois, n'a pas voulu faire représenter, dans cette figure, le Cèpe bronzé (noielus mms).
JI.vcxoi., dans son Botanimn Monspeliense (iGlG) aie un petit nombre d'espèces de Champignons
qu'il avait observées à Montpellier, entre autres, le Champignon du Peu]ilier sous le
nom de l'imiilado, l'Oronge, sous le nom de jlumne aiou (jaune d'oeuf) et le Chanipujivm du
Chwdon-Rokuid qui se trouve être sou Fungus Erijmjii ou Brigouk, le Cariliieli des anciens
commentateurs. Magnol est le premier qui ait signalé le fait que ce Champignon ne se développe
que sur la racine du Panicaut (Ergngiuin eampeslre) : il eu donne ensuite une description
très détaillée, à partir de son premier développement, et le déclare un Champignon bien
en chair, ti'ès délicat, et d'un usage très sûr.
La classification qu'il a ijublièe (|uelques années plus tard dans son Prodrome (ic niistoire
générak des Piaules, ne laisse |ias que d'être curieuse, à litre surtout de premier essai d'une
classification méthodique des Champignons. Le tableau suivant en donne l'idée :
Cliamiiiiinons alimeiiUirès
on malfaisants, naissant
r i a Ierre... \
/
c chapeau
j inrminieni Sirie. {Ch(im¡ii(/tion de cauche, Kit:.).
t porenx {Cèpes).
caiieellées {Morüle^ el Clathre).
dì^ilées {CoraUcUes).
•s arlires [Agctrics des miciens ou Polypcres).
la terre {Trn/fes).
dans i,a mer lÉpùH^es, Aieijons (Àiliii/aux)].
.Jusqu'alors, les Truffes passaient pour être des productions spéciales, douteuses comme
Champignons. MEXTZEL, dans son Plmx, publié à Berlin en 1682, en fait, comme .Magnol,
une classe particulière de ses Fimgi, sous le nom de Fungi sublenrmei. Dans la partie, faisant
suite à ce même Pinax, intitulée Pugillus rarionmi pkmlarum, il signale l'existence d'une
Morillelte d'automne coiffée d'une mit.-e, sous le nom de Fimgus cmlunmalis bisukus velul apex
¡laminis PUnii, et qui se rapporte évidemment au genre Ilelvella des modernes.
De même que Magnol, R.w, dans son llisloiredes Pkmles et son Sgnopsis mélJiodique, publiés
de 1080 à 109C, ébauche une sorte de système de classification dont le tableau suivant résume
l'ensemble :
1. Dont le cl).apcau a des lamelles. (E\. ; Oronge.)
II. Donl le chapeau n'a p.as de lamelles. (Ex. : Cipe.)
à surface unie et pleyée e
( à surface l.eriüontalc cl aitaclièe ialéralemenl
IV. Qui se réduisent en poussière. (Ex. ; Lijcopcrdoil.)
V. Qui sont souterrains. (E.x. ; Tru/fe.)
divers sens. (iix. : CoraUoûlo.)
.arbres. (Ex. : Polypore.)
En outre, Ray a décrit plus ou moins sommairement un assez grand nombre d'espèces de
Champignons, dont beaucoup étaient nouvelles. Parmi celles-ci nous ne trouvons à citer ici