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clullre, rougissant pi i isnoircissanLl igèremenl après
la coupe. Odeur el saveur assez désagréables. Élc,
aiUomne. Dans les bois ombragés. Espèce suspecCe.
Le BolelnsP-occopus des auteurs nous paraissant
Être la môme espèce, lions rappelons ici ce que dit
Cordier de ce Champignon, qu'il qualifie de poison
violent, d'après des expériences de Réveil. M. Qiié-
Ict dit qu'il a été mangé sans inconvénient, mai s en
p e t i t e 'quant i lé. Nous croyons que, jusqu'il nouvel
ordre, cette espèce rare doit exciter la méfiance.
Pl. LUI. —Fig. i, le Cliainpignon dans son
volva; 2, vu en coupe longitudinale, un peu plus
développé ; un Champignon ii la maturité, vu en
dessus; 4, le même, vu en dessous; 5, un plus
grand, \ u de m ême ; 6, coupe longitudinale de la
partie supérieure du stipe et du chapeau; 7, baside
jeune; 8, baside sporophore; 9, spores.
r . E CÈPE CITRIN
BOLETUS l'LAVÜS de Withering.
(D'après l'Iiistoire ; Suillus flaviis.)
Chapeau ferme, convexe, jaune, îi bord légèrement
visqueux; stipe assez long, assez irrégulier,
s t r i é , jaune brunâtre à la base et jaune clair au
dessus du volva où il est finement réticulé; voile
b l a n c h â t r e , assez ample, retombant sur le stipe,
puis l'ugacc; byménium adné, composé de tubes
j a u n e s h pores anguleux; spores obloiigues, pAles.
Chair d'un blanc jaunâtre pille. Odeur nulle;
saveur peu agréable. Automne. Dans les bois omb
r a g é s , les forêts où il n'est pas commun. Espèce
suspecte.
M. Quélel classe ce Cliampignon parmi ses espèces
nuisibles. C'est une espèce très peu connue
dont on doit tout au moins, à ce litre, se méf ier . Il
convient donc de savoir la distinguer du Cèpe
j a u n e , avec lequel il pourrait y avoir danger de la
confondre.
P l . LV. — Fig. 1 et 2, le Champignon jeune;
3, le m ême plus développé vu en dessus ; ce dernier
vu en dessous; 5, en coupe longitudinale;
6, spores.
LA NONNETTE VOILÉE OU CÈPE lAUNE
liOLETVS LUriiUS eie Fries.
4° espèce du -19" g enr e des Fuiiyiperniciosi (pro parte) de L'Écluse? — Fhh'jihì orhicidaris secundum vías
el in qnorcclis Avtumno nasccns (4' espèce) de G. üauhi n (p. p.)? - Bolelns Lulcm de Dillen. — ÎMnponis
carne secedente,peliolalus, unulutns de llaller. — Boletus síipiíaíiis, píleopnlvinato, subviscidu, pons rotundntis,
convcxis, jlavissimis, stipite alhido et Buletus luteus de Linné. — Boletus annululus de Persooii.
(D'apròs l'histoire : Suillìts lìitetis.)
F o n g e d e l a Causselta, Bolel d cPi n de la Caussetta (.1/. - Picho-Caii {M. Kouìiìeguère).
Butterpilz , Schmalzling, Pomcisel, Sleigsitzer (/l//m.)
Chapeau arrondi puis convexe-plan, d'un brun
rougeùtre, couvertd'une couche v i squeuse formant
sur lui comme la continuation du volva; stipe
cylindrique, assez court, plus ou moins régulier,
ferme, j a u n â t r e , ponctué au sommet de petites papilles
d'un brun jaunâtre; volva membraneux,
blanc, puis teint de taches jaunâtres et devenant
d ' u n brun violacé, enveloppant toute la base du
stipe et fixé au bord du chapeau; hyménium adné,
composé de tubes étroits, ii porcs petits, jaunes;
spores oblongues-fusiformes, jaunâtres. Chair
blanche, légèrement jaunâtre pile. Odeur nulle ;
saveur fade. Été, automne. Dans les bois de Pins.
Espèce comcstihlc, excellenle avant la maturité, si
l'on prend le soin d'enlever le volva veliforme el la
pellicule visqueuse du chapeau.
Ce Champignon n'a pas eu jusqu'ici une bonne
r é p u t a t i o n alimentaire. Roques rappelle que De
Caudolle en avait interdit l'usage, et il ajout e qu'il
est entièrement de son avis, car le TuHporus annulai
us de Paul e t , qui lui ressemble, a fait péri r de
langueur un chien auquel on en avait fait manger.
On pourrait se demander quelle est l'espèce signalée
par Paulet et par Roques? Il est évident
qu'il ne s'agissai t pas de celle dont il est ici question.
Letellier, de môme, le déclare indigeste, et
dit que 450 grammes donnés à un chat ont occasionné
à l 'animal du dégoût et du dcvoiement. Or,
Cordier rapport e que ce Cèpe est d'un usage commun
en Bavière el en P rus s e , d'après Lenz cl qu'on
le consomme par milliers îi Prague, en Bohême;
Cordier ajoute qu'il l'a mangé et l'a trouvé bon.
Nous sommes étonnés de voir M. Quéiet le considérer
comme un aliment grossier; mais nous
croyons comme lui qu'il estpeu employé en France
malgré son exubérante abondance dans les bois de
P i n s ou de Sapins. Il faut , pour le teni r en juste estime,
avoir soin de le récolter jeune, de couper le
stipe, de détacher les tubes et d'enlever entièrement
le volva avec l a pellicule visqueuse du chapeau. On
obtient ainsi une petite masse charnue, d'agi'éable
aspect, qui a toutes les qual i tés de l a Nonnet te, prép
a r é e de mCme, et celles d'un bon Cèpe ordinaire.