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cl fasciculare): le Satyre {Phallus impudieus) donl il donne une deseriplion meilleure que son
dessin reproduit ci-dessous; les Vesses de loup ou Lycoperdons.
Des réserves doivent être faites ici sur quelques-unes de ces espèces signalées à tort par
L'Écluse comme pernicieuses : il en est ainsi, du Cèpe orangé, du Cèpe gris, du Cèpe jaune,
du Cèpe p leureur . D'autres n'y figurent qu'à titre de singularités, car il serait difficile de croire
qu'on puisse recueillir, par exemple, pour les consommer, l'Oreille de Judas, certains Polypores
secs comme l'Amadouvier, ou le Satyre. Quant aux Lycoperdons, L'Écluse ne les cite
comme dangereux que pour la faculté qu'ils ont de se rédui r e en poussière, à cet état, il ajoute
même qu'ils sont utilisés par les cliirurgiens allemands comme poudre hémostatique, et qu'il
a vu plusieurs fois de ces Lycoperdons suspendus pour cet usage dans leurs officines.
L'Oreille de Jïldlis, d'aiirùs L'Ecluse. Lu Salure, d'ayros L'Écluse.
Quoi qu'il en soit, cet impor tant travail est illustré de g ravures sur bois,dont nous avons donné
quelquesspécimens,et qui ontpe rmi sde f ixe rnne foi s pour toutesun certain nombredetypes;mais
il pêche à d'autres égards, en ce que l 'auteur ne désigne, sous aucun nom qui lui soit propre, les
espèces qu'il décrit. Il s'est contenté deles réparfi r envingtet un genres de Champignons Comestibles
et en vingt-six genres de Pernicieux, et de les ranger sous u n numér o d'ordre dans chacun
de ces genres. Celte absence de dénominations propres à l 'auteur n'est rachetée qu'en'partie par
des citaUons assez nombreuses de noms vulgaires hongrois,al lemands,français,ou par les termes
mêmes employéspar les anciens .Quantauxdeser ipl ions for t élégamment écrites en lafin,elles sonl
trop incomplètes pour permettre de les rappor ter toutes avec certitude ànos espèces modernes.
Nous nous contenterons de relever quelques faits assez curieux ajoutés par Fauteur à la
description de ses Champignons comestibles, quoiqu'il n'en fût pas grand amateur : « Fuwjis
minime vesci soleo », dit-il.
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Ainsi, il nous apprend qu'en Hongrie et dans toute l'Allemagne, les Morilles étaient fort
estimées, au point qu'on les passait dans un fil pour en faire des colliers qui étaient suspendus
à un clou afin de les conserver jusqu'à l'hiver. C'est un mode de conservation qui est encore
e n usage aujourd'hui.
Le Mousseron, d'après L'Écluse. La Morille, d'après L'Écluse.
L e Mousseron, déjà tort estimé à cette époque, portait en Hongri e et en Al lemagne, d'après
L'Écluse, des noms qui peuvent se traduire par Champignon de la Sainl-Georges, parce qu'on
L'Oroiifje, d'après l'Écluse.
le récoltait vers le 23 avril, jour de la fête de ce saint. C'est aussi l'époque où on le rencontre
liabituellement en France.
L e Cèpe ordinaire et le Cèpe bronzé, si recherchés dans nos régions, paraissaient déjà, au dire
de L'Écluse, jouir de la même réputation en Hongr ie, où ils constituaient un aliment soumis à
diverses préparat ions culinaires. Mais l'Oronge, dont il donne une bonne description et qu'il