
.TACQI'IN TU paraître, de 1773 II 1778, les cinq volumes de sa Fiora ifAìilriclh', ouvrage inl'olio
orné de planches en couleur d'une splendide exécution, puis, en 1778 el I78I, ses Miscellanea
anslriaca. On y trouve figurées et coloriées plusieurs espèces intéressantes, entre autres
la Chanterelle orangée qu'il nomme Agancus aurantiacus, le Perpendiculaire escn-
Icnhii^) et le Virginal {Agaric,iis virgineus).
Peu après ces ouvrages où la figuration tient une belle place, paraissaient en 178^3 et •I78f>
les deux parties du Tivilé des Champignons des Environs d'Una par BATSCII, orné de figures coloriées.
Voici un aperçu de son système de classification qui n'est en somme que le groupement
ingénieux des genres linnéens.
Semences placées
, , . . , , ,, . sur dDs plis,a hisurfaco iiii6i'ieure duCliarapignoii, : , vemes ou liunelles. I dans des lubes ou des pores
sur des appendices
a lasurfacesuperieiiredu Cliampig;non.
I dans I'interieur du Champignon
i|ui est creux supérieurement dès sa naissatii
qui est convi<:ie en naissant
qui est toujours oLIonir
qui est un corps grillagé, en réseau
qui est nu corps fermé, s'ouvrani supcrieui
ment
^i/fll'iCitS.
Boletus.
Il ydinim.
Peziza.
Phallus.
Clavaria.
Clathrus.
Lijcoperdon.
Chacune de ces sections se divise à son lour en plusieurs sous-sections qui ne répondent pas,
comme intérêt, aux premières lignes du système. L'auteur, du reste, donne fort peu ou pas de
détails sur les espèces comestibles ou vénéneuses. Son travail purement descriptif, dont les
planches sont très bien et très fidèlement exécutées, ne traitant de l'étude des espèces qu'au
point de vue de la science pure, nous nous contenterons de le signaler ici à l'attention des
érudits.
Vers la même époque, en 1780, avait paru en P'rance la 1" livraison d'un ouvrage appelé à
rendre les plus grands services Ù la mycologie. Il s'agit de Y Herbier de la France de BLM.IJARD,
qui comprenait, entre autres figurations, celle des Champignons, d'après un procédé particulier
d'impression de gravures en couleur. Les figures des premières planches ne sont pas très
heureusement rendues; mais l'auteur sut perfectionner son procédé et il arriva parla môme à
donner à son oeuvre une valeur inestimable. En efiet, la reproduction de ses types ayant, pour
la plus grande partie, servi de base aux créations spécifiques des descripteurs modernes, ce
recueil en devient par suite l'indispensable complément. La mort de l'auteur, en 'i.793, en interrompit
malheureusement la publication. Bulliard ne développe, dans son travail, aucune idée
nouvelle relativement à la classification des Champignons. Il se contente de suivre la méthode
de Linné, d'en admettre tous les genres, d'en traduire les noms latins en français et de répartir
foutes ses espèces figurées dans les genres linnéens. Il ne donne, du reste, presque aucun
détail sur les propriétés nutritives ou dangereuses des très nombreux types qu'il représente, Et
cependant près de 201) de ces types pourraient être sigualés à l'attention sous ce point de vue.
Pendant (jue cette publication avait lieu en France, paraissait en Allemagne en '1780 un
ouvrage important dont 1.1|':D\VIG était l'auteur et ([ui était intitulé : Descripiio el aduinbral.i<j
microi^copico anabjlica. Muscoi'inn frondosariwi nec non alioruin vegelanliinn. e classe crypLoya,-
mica JJnnoei novoruin dabiisque vexalorum. iledwig faisait connaître pour la première fois, dans
cet ouvrage, le mode deformation des semences ou spores des Pézizes, naissant au nombre de
huit dans un utricule tubuleux dont elles s'échappent à la maturité. Les espèces de Pézizes qu'il
avait étudiées à ce point de vue lui ayant toujours montré cette formation, par huit, des
spores dans chaque utricule, Hedwig avait été conduit à créer pour ces Champignons le genre
Oclospora. Son ouvrage est d'ailleurs accompagné de très belles planches contenant d'assez
nombreuses analyses des espèces de ce nouveau genre. Nous reproduisons ici les figures très
nettes d'une de ces analyses d'espèces. Cette heureuse découverte eut une portée singulière :
elle fît croire, i^endant longtemps, que tel était le mode de fructitication de tous les Champignons
supérieurs, même des Chai [ ' 'I II .
l i f l i
r f r a n i l B i ••
La rezize à pusiulos {Oaoxpora j)iiHlllal{{ il'ìledwis) et ses organes rniclilQres grossis, il'aijrès Iledwig.
En 17i)3, l'Imprimerie nationale exéculive du Louvre terminait l'impression du Triiilé des
Champignons de PAI I.KT. ('et ouvrage contenait : I " un exposé sommaire des opinions en cours
sur ces végétaux dans l'antiquité et une analyse détaillée des ouvrages publiés sur ce même
sujet depuis la Renaissance; 2" une série d'expériences très instructives sur les effets loxiciues
des espèces dangereuses ; S" une nomenclature inacceptable ; et 4" un grand nombre de plantlies
dontles types étaient plus ou moins fidèlement représentés. Il estfort à regretter rpie la lecture
de cet ouvrage n'ait ytas servi tout au moins à redresser l'opinion des auteurs modernes sur
l'attribution arbitraire et erronée des dénominations linnéennes, qu'ils ont au contraire successivement
consacrée, l-'aute (pie peu d'entre eux ont à peine déplorée età laquelle seul l'avenir
remédiera! Nous nous réservons de faire connaître plus loin les résultats des expériences de
Paulet. Quant à sou système de classillcalion, il peut se résumer comme il suit :
f PlaiilKs fongueuses à cliapileau . i' I'. Agarics (Polypores, Hérissons, elc.).
â. Cli.anipignons (Oreilles, llérissoas, Oiaulerolles, Cepes et presque lous
les Cliampignons à lamelles).