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ticle.En scHtimc.il n',i pas une rcpuLalion bien établie.
On le confond 6videiiiinenl avec d'autres
espèces de Psalliola à cluipeau blanc ou blancliiUre,
et cela sans trop d'inconvénient. 11 f a u t se
g a r d e r de cueillir à sa place la Volvaire blanche
et les Oronges printanière ou bulbeuse, et ne pas
oublier de le faire très cui r e avant d'en faire usage.
Pl. X. — Fig. 0, un jeune Champignon vu en
dessous; 7, plus développé; 8, en coupe longitudin
a l e ; 9. basides; '10, spores.
\A BOliLE DE NKIGE DES FORÊTS
PSALLIOTA SILVICOLA
Á<iaricMmmpeslrk, var. silvicola de Vittadini. — Agariciis {Psalliniu) silvicola de Fries.
(D'après l'Iiistoiro : Amanita silticola.)
Chapeau d'un blanc sale plus ou moins soyeux,
d ' a b o r d hémisphérique puis convexe-plan, régulier,
lisse; slipc cylindrique, maisrenilé à la base,
crcux; voile simple et nu, épais, persistant, dressé
puis relombant sur le st ipe, blanc; lamelles libres,
t r è s étroites, roses puis d'un brun pourpre; spores
e l l i p t i q u e s , b r u n â t r e s . Chair ferme, secolorantfaiblement
il l 'air. Odeur et saveur assez agréables.
Aulomue. Dans les bois. Espèce comestible, qu'il
faut se garder de confondre avec l'Oronge bulbeuse.
Eu pariant de l'Oronge bulbeuse, nous avons
appelé vivement l'attention sui' la ressemblance
que présentent les j eune s individus de cette espèce
avec ceux des Roules de neige des forêts, et sur
les méprises funestes dont cette similitude a déjà
éLé la cause. Nous recommanderons encore la
méfiance la plus grande ?i ceux qui récolteront le
Champignon dont nous nous occupons ici. Cette
espèce, à vrai dire est fort mal connue comme bon
nombre de ses congénères. Elle est très voisine de
noire Psulliota Vailiantii qui est restée si longtemps
méconnue des mycologues et dont elle ne
serait sans dout e qu'une variété, si le caractère du
voile, si bien signalé par VaillanI, ne séparait nettejnent
ces deux types.
Pl. XII. — Fig. '1, le Champignon jeune et
a d u l t e ; 2, ce dernier, vu en dessous; 3, en coupe
l o n g i t u d i n a l e ; 4, spores.
LA FAUSSE BOULE DE NEIGE
PSALLIOTA XANTHODERMA
Afjaricus xaníhodermns de Genevier (?).
(D'après l'iiistoire : Amanita xanthoderma.)
Chapeau d'abord arrondi, globuleux, lobulé,
b l a n c , puis ouvert, campanul é à fibrilles jaunât res ;
stipe plein, plus ou moins courbé et cylindrique,
blanc, fibrilleux; voile simple, fibro-tomenteux,
découpé en autant de segment s qu'il y a de lobules
à l a bas e d u chapeau; lamelles libres, d'abord d'un
rose très pâle, puis d'un rose plus foncé; spores
e l l i p t i q u e s, brun jiourpre. Chair ferme, ne changeant
pas de couleur ii l 'air , tandis que l'épiderme
du chapeau et celui de la base dti stipe (mais à cet
endroit seulement du stipe) jauoi l instantanément
il la moindr e blessure. Odeur peu agréable, saveur
fade, savonneuse, provoquant le dégoût . Automne.
Dans les parties fraîches des parcs , des bois, i s p i w
suspecte.
Telle est l'espèce que nous croyons pouvoir rapporter
il VAgaricus xanlhodermis de Genevier {Bull,
de lu Société botanique de France, t. XXI I l , p. 28).
Voici ce que cet auteur diL de ce Champignon:
« Lor squ' i l est cui t , il r appe l l e un peu le goût d e l'infusion
de feui l les de noyer. ..11 ne doi tôt r c employé
comme alimenL qu'avec une grande réserve; il est
d ' u n e digestion difficile et peu agréable au goftt.
Certaines personnes, il est vrai, en font usage impunément,
mais cette espèce occasionne fréquemment
des indigestions. L'automne dernier, il y a
eu k notre connaissance, trois cas ii Nantes, dont
u n a présenté de sérieux accidents. » On fera donc
bien de se méfier de cette espèce. Elle fail panie
de celles (|ui ne permettent plus de considérer
comme étant comestibles tous les Champignons qui
ont quelques affinités avec le Psalliota campestns.
Pl. XVII. —Fig. 5, le Champignon j eûne ; 6, en
coupe longitudinale; 7, le môme, au moment
d u détachement du voile; 8, en coupe longitudin
a l e ; 9, spores.