
persisLaiU ciu volva, cl dépourvu de voile; lamelles
libres, blanches, serrées; spores sphcriques, apiculées,
blanches. Odeur et saveur presque nulles,
peu agréables. Étv cl aulomiie. Commun dans les
bois inonUieux, découverts, les bruyères plantées
do bouleaux, elc. E.yiècanoii (Uingevcme^ mais pru
recoinmaiululilc.
Michcli qui a, le premier , l'ail connaître ce Ghampigiioti
et qui en a donné une assez bonne liiruro
que nous reproduisons ici, ne parle pas de ses
qualités alimentaires.
« Les auleufs, dit Lelellier, regardenl celte
espèce comme suspecte. Selon M. Pico, elle aurait
incommodé un chien; cependant les Russes s'en
nourrissent. Je l'ai essayé sur moi. U» individu ne
m'a rien fait, el j'ai souvent mangé à la dose de
plusieurs onces la Griselie, sans jamai s en avoir été
incommodé. Je n'ai point remarqué l'arrière goût
«
La Voh-aire oran'jée, d'après Micheli (•17-29).
astringent et désagréable qu'on lui attribue. »
Les ¡mleurs ont, en effet, émis les opinions les plus
opposées relativement aux qualités de ce Champigiioa.
Persoou le croyait suspect, tandis que de
Candolle le signalait comme se vendant sur les
marchés de Montpellier. Viltadioi ne se prononce
pas à son égard, disant que celle espèce n'est pas
d'un usage iVéquenten Italie. Les mycologues qui
la confondent encore avec la Criseite nous paraissent
lui reconnaître des propriétés contestables.
La Griselie est un champignon fin et délicat; la
Volvaire orangée, au contraire, est un manger d'un
goût douteux et fort peu agréable. Nous en pai'lons
par expéi'ience : aussi n'en conseillons-nous pas
l'usage.
Pl. XIX. — Fig. 4 et 5, le Champignon vu en
dessus; 6, vu en dessous; 7, en coupe longitudinale;
8, basides; 9, spores.
LA GRISETTE OU VOLVAIRE LIVIDE
AMANITOPSIS LIVIDA
Funt/iis gilvas, margine íenuissimo de Vaillant. — Fungas csculenltis, e volva erumpens, pileolo desiiper
obscuro ijriseo, et adoras slrialo, iiifernc gríseo albo, pediciilo fistuloso, niedii quasi coloris de Michcli. —
Psciulofarinacem speáosior de Batí a r r a . — Hijpophjlhm saecharatum de Paul et. — Agaricxis vuginalus de
Bulliard (pour partie). — AmanUa livida de Persoon.
Coucoumèle grise {Letdlier). — Grisette ou Coucoumelle grise {Rognes). — Lera caniglia picotada,
Madalena {M. Baria). — Boulaïré, Congoumo, Ïrauco-Turro {M. L. Planchón).
Falsa farinaccio, Bilzetto {hai.).
Chapeau campanulé, gris bleuitre ou livide,
strié sur les bords; stipe cylindrique, fistuleux,
allongé, finement squameux, blanchâtre, entouré
à sa base d'une gaine blanche, reste persistant
du volva, el dépourvu de voile; lamelles libres,
b l a n c h e s , serrées; spores sphériques, apiculées,
blanches. Odeur el saveur peu accusées,
plutôt agréables. Élê, aulomne. Assez commun
dans les bois frais, ombragés. Espèce eomesiible.
On doit à Vaillant d'avoir, le premier décrit ce
Champignon, s II sort, dit-il, d 'une bourse blanche
d'un pouce ou d'un pouce el demi. Son pédicule est
taillé en quille, c'est-ii-dire qu'il est plus gros par le
bas que par l e haut. Il est long depuis 3 pouces ;i5,
sur 6 lignes jusqu'à, 12 dans le fort de son épaisseur.
Il est blanc et quelquciois un peu teint de
gris, ordinairement plein et quelquefois iistuleu.x.
II soutient un chapiteau large depuis un pouce et
demi jusqu' à 4 pouces, peu charnu'gris de souris
en dessus, ordinairement lisse elquelquefoi s chargé
vers son centre de quelques petits lambeaux de
peau, blanchastres, qui proviennent de la bourse.
Ce chapeau est si mince sur les bords qu'ils en sont
rayez, et ces rayes ne sont autres choses que les
vestiges des feuillets du dessous. Ces feuillets sont
blancs et hirges depuis "2 jusqu' à Alignes, assois
pressés, et dont les intervalles ne sont occupés
que par une portion de feuillet. Ce champignon n'a
aucun mauvaisgousl. Il ne porte point de manteau
à son pédicule. » Bat lar r a en donne le premier une
figure assez reconnaissable. Nous avons exposé
l'opinion de Lelellier sur la Grisette en parlant de
la Volvaire fauve. Roques ne nous fait pas connaître
ce qu'il pense personncllemenlde la Grisette.
I l s e c o n t e n t e d e rappeler que, d'après de Candolle,
c'est une des espèces les plus délicates, que l'on
peut manger avec une entière sécurité. D'après
M. de Seynes, ce Champignon est un de ceux doaH
on mange le plus souvent aux environs de Montpellier,
où il abonde dans les bois de chênes; on
ne le recherche pas, au contraire, dans la zone des
châtaigniers. M. Baria dit qu'on mange cette espèce
dans lu campagne niçoise, et iju'ellc est môme
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