
cspècc clisliiictc. Miulicli ;t ilonné cgalemeiK. une '
l i g i i r c de Cèpe qtii iaisse à désirei- ; nous la reprod
u i s o n s néanmoins ici ea la considôranl d'ailleurs
r o i n i n e allaeliic à l'iiisloire do ceUe espèce par les
p r e m i e r s résul tat s de l'élude de l'iiyméiiiiim qui en
ait été faite, n L'une des plus grandes espèces du
g e n r e , dit Lelellier, elle est aussi une des meill
e u r e s pour la nourri lnre. Sa saveur est doucefiire,
cLelle est si facile ii digérer qu'on peut la manger
c r u e ou à la jioivrade, ce que j'ai souvent fait; mais
p o u r ótre agréable, elle a besoin d'un assaisonnement
bien p répar é D . Vi l tadini d i lde m ême que c'est
le Cliampignon le plus estimé cl le plus généralem
e n t consommé : il ajout e qu'il se pròl e à toutes
Le Cèpe, avec ses lubes de grandeur naturelle el grossis pour en inoiilrer les spores, d'après Micheli (17-2Î)).
l e s préparat ions culinaires et qu'il peut même se
m a n g e r cru sans inconvénient. M. Barla dit qu'il
est d'une grande ressource pour les montagnards
des Alpes-Maritimes qui rapportent sur les marchés
; il ajout e qu'il l'étal f rai s c'est u n met s excell
e n t , mais qu'on le conserve pour l'iiiver, soit dans
l ' h u i l e , soit d ans le vinaigre ou la s aumur e , soit en
l e coupant en tranches minces que l 'on l'ait sécher
a u s u l e i l , ce qui permet d'en faire l 'objet d 'un comm
e r c e d'exportation assez important. M. Quélet
q u a l i f i e ce Champignon de bon, très estimé et fort
r e c h e r c h é . Nous pouvons dire à notre lour que c'est
c e r t a i n e m e n t après le Champignon de couche, la
p l u s connue et la plus récol lée de toutes nosespèces
d e Champignons, On sait p r é p a r e r ce Cèpe d e différ
e n t e s manières, et on le consomme encore soit
soc, soit en conserves. Il a ses amateurs un peu
p a r t o u t en France et l'on peut dire (|u'il n'est pas
d e Ciiampignon qui soit recueilli avec autant de
p l a i s i r que cette espèce. 11 est môme curieux de
r e m a r q u e r que la récolte générale qu'on en fait
d a n s toutes les localités ne" s embl e pas trop nuire
à sa p ropaga t ion : s'il paraî t en plus pel i l e quantité
u n e année, il abonde l'année suivante, el l'action
d e s agents atmosphériques est plus sensible, relativement
à sa reproducLion, que ne l'csl celle de
l ' h o m m e ou des animaux acharnés à le faire disp
a r a î t r e .
Pi. LXl. — Fig. 1, un Champignon, jeune;
2 , un autre peu développé, vu en coujie longitud
i n a l e ; un Iroisiùme, ii l a ma t u r i t é ; 4, spores.
LA VARIÉTÉ A GROS PIED DU CËPE
nOLETUS EDULIS variété pndajpus.
(D'après l'hisloire ; Sinllus edulis var. pachi/im^.)
C e t t e var iét é très remarquabl e présente u n stipe
d ' a b o r d p rcsquesphér iquepui s claviforme-écourté,
r é t i c u l é il la p a r t i e supérieure, charnu, à peine iib
r e u x , blanchâtre, teinté d'une nuance brunâtre
p i d e ; l e chape au, peu développé, comparativement
a u stipe, est d'un brun paie, humide, ferme; les
t u b e s sont presque libres, peu allongés, d'abord
b l a n c s puis jaunâtres. La chair est très ferme et
s u c r é e . Fin do l'été. Dans les boi s ombragés , sur le
sol moussa, où uctiu variété se rencontre d'ordin
a i r e [lar g roupes de plusieurs Champignons. Elle
a , du reste, toutes les qualités du type, si même
e l l e no lui est préférable.
P l . LXl. — F i g . 5 et(3, deux spécimcnsde cette
variélê à (jm pied-, 7, l'un d'eux vu en coupo
l o n g i t u d i n a l e .