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pècc comcsliblc, cxcdlcnle avant la maUtrilé, si l'on
prend le soin. iVcnb'ver la pcllictilc visqueuse du
chapeau.
Vaillant noiisa laisséuncdescnplionjiilloresque
de ce Cèpe qui se trouvait alors et tout ii fait à tort
d a s s 6 parmi les Ciiainpignons dangereux. « Je l'ai
trouvé, dil-il, îi Fontainebleau, dans le jardi n des
Pins, au delà du Mail, vers la (in d'août 1707. Son
r h a p e a u a depuis un pouce jusqu' i l trois de diamèt
r e ; il est un peu convexe en dehors, couleur de
pain d'épice ou jaune roussiltre, lisse et un peu
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j hiisatU. Ce luisant lui vient d'un enduit glaireux,
dont il est ordinairement couvert, surtout quand
il est encore jeune. Sa ehair est blanche. Ses
tuyaux sont j a u n e citron ou de souf r e ; ils distillent
dans les jeunes pieds une liqueur blanchâtre, au
travers de ces tuyaux, qui se ramasse en gouttes.
Son pédicule est blano, long d 'un pouce ou deux,
\m peu renne au-dessus de la base, s Bien que Micheli
ait cité cette espèce comme étant comestible
et en ait accompagné la description d'une figure
que nous reprodui sons ici, les qual i tés alimentaires
d e ce Champignon ont été longtemps méconnues,
La Nonnette ou le Cèpe plmrrxir, d'après Micheli (1729).
comme celles du (lèjie jaiuie : aussi ne sera-t-on
pas étonné de voir Roques dire que sa chair est
molle, d'un blanc jaunâtre, d'une saveur fade,
d ' u n e odeur qui n'annonce pas un Champignon
s a l u b r e et qu'il n'en conseille pas l'usage. Cordier
dit que Réveil le signale comme suspect et
qu'il passe généralement pour malfaisant, mais
qu'il Ta cependant jnangé impunément . M. Quélet
le trouve assez bon. M. Louis Planehon dit avec
raison que c'est un Champignon qu'on doit réhabiliter
dans l'esprit de nos concitoyens : il déclare le
trouver très bon et d'une consommation siire.
« J 'en ai fait, ajoute-t-il, un très fréquent usage et
c e l a d e p u i s l o n g t e m p s . Il n 'es tpas indiges i e comme
b e a u c o u p d'autres Champignons comestibles, et
constitue un manger très agréable. Userait fâcheux
qu'on se privât volontairement d'unevéritable ressource,
car il est très abondant. Du reste, je l'ai
vu vendre sur le marché de Montpellier. » Nous
croyons que c'est bien à tort qu'on ne fei'ait pas
l'éloge de ce Champignon. Nous devons du reste à
M. Maxime Cornu de le pouvoi r estimer i sa juste
valeur, ce qui tient son mode de préparation. R
siiffit, pour cela, de le récolter jeune, de couper le
pied ou stipe, do détacher les tubes et d'enlever la
pellicule visqueuse du chapeau : ainsi rédui t îi son
parenchyme charnu, il a toutes les qualités d'un
excellent Cèpe. Sa couleur de pain d'épice, déjà
signaléepar Vai l lant , l'a fait n omme r par M. Cornu
la Nonnelte : nous lui conservons ce nom sous le-
(juel on ne manquera pas désormais de le mieux
c o n n a î t r e etd'en faire d 'agréables préparat ions cul
i n a i r e s. 11 f a u d r a seulement se garder de le confondre
avec le Cèpe mouchet é et tous autres Cèpes
à chair bleuissant ii l'air.
P l . LVl. ~ Fig. G, un Champignon jeune; 7 et
8, deux autres, à la maturité; 0, l'un d'eux, en
coupe longitudinale; '10, spores.
LE ClîPE SANGUIN
BOLETUS SANGUINEUS de Wilhoring.
(D'après l'iiistoire ; Suiltua saiujidiieus.)
Chapeau convexe-plan, lisse, glabre, régulier,
d ' u n e couleur rouge sanguin pile ; stipe allongé,
renllé ii la base, lisse, d'une teinte variée de
j a u n e et de rouge; hyménium adnc, composé
de tubes assez larges à pores grands, inégaux,
d ' u n beau jaune, teint parfois d'une nuance orang
é e ; spores oblongues-allongées, jaunâtres. Chair
b l a n c h â t r e , rougissant légèrement sous la pellicule
d u chapeau, au moment de la coupe. Odeur nulle ;
saveur acidule. Aalomiìc,. Dans les forêts, où ce
Champignon n'est pas commun. Espèce sus/iecle
M. Quélet dout e des qualités de ce Champignon.
Il le dit très tendre, doux, mais peu connu. Nous
ne croyons pas mieux faire que de le considérer
jusqu'il nouvel ordre comme suspect.
n . LIX. — F i g . -4, le Champignon vu de coté;
5, en coupe longitudinale ; 0, spores.
LE CÈPE POIVRE
BOLETUS PU'ËliATl'S de Diilliard.
(D'apròs l'iiisloire : Suillus piperalus.)
P e b r e t t a {M. Bar la).