
LE GRAND COPRIN
COPRI NUS COMATÜS de Quólet.
Genre des Fmigi rsculenli dû l'Écluse. — Fungiis apice pijramiddU el augiisio de G. Baiihin. — Fungi
íicUcíilissimi suporis de J. Bauliiii. — Fungus íijphoiiles de VailhiiU.— Ili/drophorns comatus de BaLLari-a. —
Agaricus comalus de hi Flore danoise. — Ihjpophylhm typhoïdes de Paulel . —A g a r i cm ti/pholdes de Bulliard.
— Agaricus {Coprimis) coviatus de Persoon.
Quinal d'Azé {Cordier). — Quioul d'Azé, Escumel (J/. L. Planchón). •
NalLorsclnvamm {Allm.).
Chapeau d'abord cylindrique-ovoïde, puis campanula.
il surface lacérée en squames fibrilleuses
blancliiiires, larges, cparses; slipeblanc renflé la
base, puis cylindrique, et très atténué au sommet,
fistuleux, garni au centre de sa cavité d'un filament
médullaire, soyeux, fibrilleux, et entouré extérieurement
d'un anneau mobile formé des débris du
volva, détaché de la base du slipe, el de la partie
inférieure du chapeau : cet anneau couronne même
quelquefois la base du stipe ¡lamelles lout à fait
libres, minces, îi tranchant pruineux-tomentCTix,
d'abord blanches, puis rosées et enfin noirâtres,
pour se convertir alors avec la substance du chapeau
en un déliquium d'un noir parfait; spores
ovoïdes, noirâtres. Odeur el saveur de Champignon,
assez accusée. Été, (inlomne. Dans les
terres grasses, les cultures, les chemins des bois,
des prés argileux, etc. Espèce, comeslihle, mais
seulement avant Rallongement du slipe.
On doit h Vaillant d'avoir très bien décrit cette
plante et de l'avoirmieux fail connaître que ses devanciers.
« Son chapeau, dit-il, avant de s'étendre
a depuis un pouce jusqu' à quatre de longueur, sur
u n pouce ou deux de largeur ou d'épaisseur, taillé
comme la tôle du Typha; le liaul en est lisse et
roux, le reste est peluché par étages, soyeux, molasse,
blanc, coupé par étages ou par ondes roussâlres.
Le pédicule est épais depuis quatre jusqu'il
huit lignes, long depuis trois pouces jusqu' à dix ou
douze, comme bulbeux dans sa base, qui va toujours
en diminuanl vers la pointe, très blanc, iis-
Uileux, garni d'un anneau vers son milieu. Le chapeau
n'est presque point charnu, et les feuillets, de
blancs qu'ils sont d'abord, deviennent noirs de fumée.
Ils ont jusqu'à cinq ou six lignes de large.
Quand la plante se passe, le chapeau s'étend en
parasol ouvert petit à petit, en se roulant en volute,
et se refondant en liqueur noire comme de l'encre.
Cette plante miichéc n' a que legoustde Champignon,
mais son odeur est cadavéreuse quand elle se
dissout. »
Cordier dit que ce Champignon est déclaré
très délicat par certaines personnes, qu'il est
d ' u n usage vulgaire en Angleterre, et aux environs
de Lucqiies, et qu'aux environs de Toulouse on le
mange frit à la poêle. 11 r e c omma n d e seulement de
le cueillir avant qu'il soit épanoui etde le jnanger
immédiatement. SuivantiM.Quélet, c'est un Champignon
tròs sapide et délicat à l'état naissant.
M. Maxime Cornu nyant recueilli des échantillons
tròs jeunes de celle espèce, les fit préparer immédiatemenl
et cuire rapidement dans du beurre,
avec du sel et du poivre : il nous adéclaré que celte
préparation culinaire était excellente. Nous avons
répété celle expérience et nous sommes entièrement
de son avis. D'un autre côté, il est certain
qu'on ne doit pas consommer ce Chaiiqiignon au
moment do l'épanouissement du chapeau.
Pl. LI. — Fig. deux jeunes Cliampignons à
l'état de développement où l'on peut les cueillii'
pour la consommation ; un Champignon à la maturité,
vu en coupe longitudinale; 3, spores.