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ìii;iis la consprviilinn dans ia saumure leur i'aisaul ¡lordrc ]eur suc les rcMid dès lors inofÎ
e n s i f s . T I a joul o ;i ces iléUiils une lisle de noms vulguircs de ("ll)am[iignons dont il n'est pas
f a c i l e do trouver la synonymi e , mais (JUP n ous signalons ici à ratlcntion en attendanl que ces
n o m s se relrouvenL pins lard chez d'autres auteurs ; ¡'¡•iilnioii (('.lianipignons des prés ou
lie concile), Tai'ini (liussules?), lìoìiHi (Oronges), OrroHe (Dreiilo de chardon), Cardarello.
{( irei l l e du l'euplier), Manine (Coralloïdes), OnliuaH (?), ¡'angiolr (?) VP.^CÌO ili lupo (Lycoperdon).
TI lormino. par i'Aiiarlciim des Anciens on Agaric, ofricinal (Polyporc du Mélèze) dont il
donne- une lionne figure reprodui t e c i -cont rc, et par une description de la Pietra fangaia.
Kn ' J - 'O' I , un médecin hollandais, A U U U Î N -Irxujs, a]>pe.hiit jiar l a premièr e Ibis l'attention,
d a n s u n mémoire spécial, sur tuie product ion fongique qui ne devait i)as man(|uer d'exciter la
s u r j i r i s e . TI donna à c e Ci iampignon le nom de Plialhis (Satyre impudique) qu'il porle encore
a u j o u r d ' h u i . I^es gravures sur bois des ouvrages (|ui vont suivre, nous ¡»ernietlronl d'en
r e p r o d u i r e la ligure.
U n médecin italien, à Tesjirit méthodique, CÛSALI ' IN' , dans ses XVI Livres sur les Piaules
p a r u s e n co m m e n c e à ment ionne r les carac t è r es dislinctifs des espèces qu'il fait connaître,
I l décritles Peziea', les BnlelÎ el les .SVÎ///Î des A n c i e n s c omme devant apparteni r aux T ^ y c o p e r -
dons, aux Oi'onges et aux Cèpes. Viennent ensuite les PraihiiU ou Mousserons de printemps;
les Liincxi'ii ou l^olyiiores de la l'ielra fungaia; les Praieoli ou Champignons des prés, ù chap
e a u large, teinlé en dessous de roux paie ou de noi r ; les FanviUoia', notre grande Souchette
{Anniilaria meilea), nourriture grossière des paysans ; les Srnroffioe ou Ca.rmolloe, notre grande
C o u l e m e l l e d'aujourd'hui (Lepiola procera), « à long pédicule soutenant ime sorte d'ombelle
dont la partie d'abord y adhérente se mont r e ensuite sous la forme d a n n e a u , et dont la chair
p e u épaisse ayirès son développement, ne la l'ail pas moins reciiercher c omme aliment jtar les
g e n s de la c ampagne » ; les Galiivacei, notre Chanlerelle « à couleur safranée paie, en forme
d ' o r e i l l e , à pédicule s'élargissant de p lus en| i lus à partir de la b a s e , et m a r q u é de stries » {a) ; les
Liiif/aoe, notre I-,anguc de luinif ou Fislulinc, croissant])rinci[>aiemenlsur les troncs des Clià-
( a i g n i e r s ; ics JHgilrlli ou Manini'-, JIOS Coral loïdes. TI parle encor e du C!iam])ignon dangereux,
c r o i s s a n t sur les racines de l'Olivier, puis des Amadonviers et ikA'Agaricum des Anciens.
I^e Napol i lai n T ' ^ O U T A , dans un oiivrage publié en 1502, sous le litre de XÏJ Livres de \'Hla,
a traité des Champignons comestibles croissant naturellement ou artiQciellement. T -\a rmi ses
C h a m p i g n o n s d ' automne se (rouvenl ; l 'Oronge (Boieli) ; les (à;pcs {Siiilli on Aninumiltc) appelés
a l o r s à Naples Siili ou Ammanili \ c e dernier mot a fait croire à lori que l'Amanita de Calien
é t a i t le Cèpe] ; la Grande Coulemelle qu'il désigne sous le nom de Conocdiiellr, de Conocchia
q u e n o u i l l e ; le Pol y p o r e en lionquet {Pohjpnrus. umhellatus) nommé i)ar lui Gallinacci a; le
¡e expression, liriic <Ic Pline, do strief p
' il.iiis leurs <lcscriplkins spiaci llt¡iies.
r désigner les Inmcllcs ou l'euilicts (i( C'est Io Icrmc employé p
I ^ a c t a i r e poivré {PIperilis de cet auteur), en italien i'ependla; eniiu, le (Champignon de la
Pielra f'imgaia.
S e s Champignons de printemps compreiment les iMorillus {Spungiolai), les TTeivclles {Monacelle),
les Moussei 'ons {Virni, Prignoli, Spinali, Cardades). Les Champignons que l'on obtient
a r l i l i c i e l l e m e n l sont ceux du J'euplier {.Eyeritu;), comme les anciens l'avaient fait connaître.
Q u a n t aux Truffes, il admet deux espèces, la Ti'ull'e noire et l a Trufi'e blanche. Ou lui attribue
l ' o p i n i o n que les Champignons pouvaient se reproduire de semonces (1).
U n auteur contemporain de P o r t a , S U L E N . V . N U I - J U ( I O U G ) , n'est guèr e connu que pour s'être
o c c u p é , dans ses Conmltalion>>, de la Langue de boeuf ou Pistuline qu' il appelle ÎJi/podri/s et
s i g n a l e comme un bon comestible.
M.\RIIIAS DK L'OBI' .L, e n 1 5 8 1 , avait publ ié, d ans son liecueil des plantes, LUI c h a p i t r e inLcressaiU
sui' les Champignons dont il représentait quelques hgures. Ses (;;iiam[)ignons comestibles
La Chanterelle, d'après L'Obel.
c o m p r e n a i e n t le Cliampignon de couche {Vtdgares edides Fungi), la Giróle ou Chanterelle
{Sinuosi nemoi'um Pnngi) et l a Coulemel l e {Auiphis nemonim Pungus). Parmi ses Champignons
s u s p e c t s {Exilespcrniciosi fangi) se trouvaient le Copr i n micacé et d'autres espèces peu reconn
a i s s a b l e s . 11 par l e aussi ihi Phallus ííadriani .luniieí des Truf fes de cerf [Tubera ceruina).
F . ' . n i u s CoLUMXA, dans son Phylobasanos (1502) ne nous intéresse que parce qu'il s'est
o c c u p é d'écrire q u e q u e s pages sur les Champignons, dans lesquelles il s'occupe notamment
d e l à Grande Coulemelle {Fangus r/uerciniis dipsacoides) et du Clathre grillagé {Crepitus lapi
cf/lorescens). Nous dirons plus loin quehjues mot s de cel t e curieuse espèce.
ÜIÍ L'I^ULUSII, ou de son nom latinisé C L U S I U S , nous a laissé dans un de ses ouvrages , JÎislo-
(1) Il s'cxpi'imc, ûii effet.
t'ero, ncque florem, ñeque s
s larmes: « ... Pliaitias | Qaoïl falaum esaejam alibi 'liximus, qui¡ipc s
n vestigia demomlvure. nuil. »