
11. Plantes fong
Hl. IMantes fongueuses digitées
IV. Piaules fougueuses en globe ou an'oudie.'^
, 1. Coccigrucs (Oicille de Judas, Pézizes, Helvellcs).
.'t pej u ou membraneuses. ^ ^ Morilles (Morilles el Phallus).
^ 1, Clavaires (Coralloïdes).
• I 2. TI'UÎTOHS (Ergot de seigle, Spliéi'ies, etc).
^ 1. Truffes.
• ( 2. Yesses do loup ou Lycoperdoiis.
Celle elassificatioii, peu scienlifiqi.e, ne pouvait avoir aucun succès.
Avec la fin du xvn." siècle se terminent les tentatives assez hésitantes des premiers mycologues.
Dès le commencement du siècle jusqu'à nos jours, la science fait des progrès plus
rapides. . .
Auss, le grand nombre des travaux de toute nature publiés sur les Champignons devient tel
<iuil ne nous sera plus possible que d'en signaler les plus importants.
Pi-nsGON qui avait fait paraître en 1800 son Commmlalrc sur les Planches coloriées de
SchaîBer dontil avait fait une élude approfondie, publie en 1801 son Synopm mModica Fn„,o-
,.„,„ dans lequel il groupe systématiquement tous les genres de Champignons connus, ^•0lc. la
clef de son système.
A . AISGIÛCANRKS.
Gbampiguons fermés ou portant
leur s semences dans leur
i n t é r i e u r
1. Sclérocarpes (Spbériacées).
I 11. Snrcocarjies (Truffes, etc.).
' III. Demalocarpes (Lycoperdons, etc.).
j IV. Lytollièques. Ilyménium
gélatineux
B . GYMNOC\EPES.
Clianipignons cbarnus portant ^
leurs semences sur un réce|ilacle
(byraénium ouvert)
V. ïïymènothUqucs. llyméuiura
membraneux,..
(Clathrus et Phallus).
i hyminiiurn lamelleux (Amanites el Agarics),
l. Agaricoides j ve ineux (Chanlerelles).
•2, Boleloides (Cèpes et Pol.ypores).
Hymenium tubuleux ou poreux.
3. Ilijdno'ides (Hérissons).
Hyménium sous la forme de dents ou d'aiguillons,
4. Gymnodmnes (Tbolépliores, Cralerellcs, elc.).
Hyménium lisse oupapilleux.
5. Claviformes (Clavaires ou Coralloïdes).
{). Helvelloides (Morilles, Pezizes, etc.).
W.Némalothèques.
\ Champignons byssoîdes (Moisissures, elc,).
, e ...roupele plus important à cause du grand'nombre d'espèces qu'il renferme, celui des
A i i a M c ! ^ . i. hymémum lamelleux, se subdivise de la manière suivante :
(AMANirES ou Ol(ONGES).
A . Un (AGAUICS ) . T u i . „«a.»'..:,»; («f i»« " C.»!»-«.»).
AG.\RICS. dans les autres groupes).
1 Slipe n» fisloleo>;; ehapeau inemljraneuî, eonvese, sltid {llijcaes).
s ' Slipe ceàltal; eliapeau orbieulaire, ereas (Omphalic,).
- l.XV —
G. Sfipe latéral ou uul, eliapeau entier, ordinairement dimidié iPimraims ou Olvilies).
7. Ciiapeau membraneux ou peu ctiariiu, h lamelles déliquescentes {Coprim).
8. Chapeau charnu, sukiélitiueseenl, il lamelles nébuleuses ou presque aqueuses, molles {i'mUUes).
0. Cluapeau el lamelles laclescenls {LMtaU'CS).
( 10. Lamelles d'égale longueur {¡iussuhs}.
Cette remarquable classification a été le point de départ de toutes celles qui l'ont suivie. Elle
n'a été modifiée que par les découvertes nouvelles ([ui sont venues forcément contrarier les
vues ingénieuses de l'auteur, mais qui, en somme, n'ont pas changé essentiellement la plujiart
des groupes naturels qu'il avait formés. Il est seulement à regretter que Persoon n'ait pas cru
devoir, dans sa méthode, abandonner les fausses dénominations de Linné.et mettre à leur place
les noms transmis par les Pères de la Mycologie. La publication d'un ouvra.ge dans lequel il
décrivait avec la plus grande clarté, d'après un ordre systématique aussi remarquable, toutes
les esiicces connues jusqu'alors, lui donnait certainement l'autorité nécessaire pour réformer
complètement la nomenclature.
Entre autres publications mycologiques dues â Persoon, nous ne pouvons oubher de citer
i c i s o n Traité sur les Champignons oeineslibles contenant l'indication des espéoes nuisibles (Pans,
18I8). Ou trouve dans cet ouvrage des généralités sur l'organisation et la classification systématique
des Champignons, les caractères généraux des espèces saines ou dangereuses, des nidicalions
sur la manière d'apprêter les espèces alimentaires ou des remèdes dans les cas d empoisonnement,
renseignements pour la plupart empruntés à Paulet, enfin une description
assez brève des espèces signalées comme étant comesfibles ou nuisibles.
En 1 8 0 5 . à Leipzig, A I . B E B T I K I et SciiwEixiz publient un Conspectus Fmrjornm dans lei]uel
ils décrivent les espèces de leur contrée, d'après la méthode de Persoon. Ce consciencieux ouvrage
n'apas eu que le mérite de faire connaître un assez grand nombre d'espèces nouvelles
dans les différentes classes de Champignons. On y trouve, en effet, l'idée première dune nouvelle
méthode de groupement des types si nombreux des Champignons à lamelles ou Agarics
de r . m n é , a u m o y e n d e la coloration de leurs spores ou semences. Nous avons vu que I laller
avait naguère compris l'importance du caractère tiré de la coloration des lamelles ; il n'avait pu
toutefois s'expliquer laraison cachée de celte importance. Il était réservé à Albertini et Schweuiiz
d'appeler l'attention sur ce point. Aussi croyons-nous utUe de consigner ici la pensée même de
ces deux auteurs.
» Le genre Agaricus, disent-ils, est certainement de tous les genres le plus vaste et le plus
confus ; on y constate trop bien l'absence de caractères propres à en Constituer les subdivisions
primaires. Or nous ne connaissons qu'un des caractères qui soit, d'après nos observations,
véritablement constant et fixe ; il s'agit de la couleur de la poussière dite séminale des Agarics. Ce
caractère, du reste, peut être d'un facile usage, car on obtient aisément de la plupart des
espèces (si ce n'est des Coriaces et de quelques autres) que l'on place sur une feuille de