
I .
liti: (il
agréable. Auiomih'. Dans les bois frais, ombragés.
Espèce plus nu moins siispccle.
« On a indiqué ce Champignon comme comestible,
dit Lelellierjjeneliii ai irouvé, à la vérité, aucune
qualité malfaisante; mais sa localité lui donne
souvent un goût désagréable, s M. Quélet semble le
regarder comme uno espèce dont les propriétés sont
mal connues. ?s'ous croyons devoir la classer de
même parmi les types suspects ; du reste, l'ox-
Irême viscosité ((ui la recouvre n'engage pas ii la
récolter, et elle n'est pas assez abondante pour
jouer un rôle bien important, au point de \aie alimentaire.
Pl. XXXIX. — Fig. 12, le Champignon adulte;
•13, en coupe longitudinale; 1-4, spores.
L E FAUX VIRGINAL
HYGROPIIORirS Cüssrs rie t'rifs.
A;¡aricus Cossus de Sowerby.
Chapeau campanulé, visqueux, à bord glabre,
blanc mais teinté au.sommet d'une tache pâle
d'un rouge jaunât re; stipe cylindrique, plein, ponclué
papilleux sous les lamelles, visqueux, blanc;
lamelles décurrentes, écartées, blanches; spores
elliptiques-irrégulières, apieulées, blanches. Odeur
forte, vireuse, semblable à celle de la larve du
Phaloena Cossus. Automne. Dans les bois humides,
argileux. Espèce suspecte, sinon dangereuse.
M. Quélet dit de ce Champignon, qu'il a une
odeur repoussante et cause des nausées : il le classe
parmi les espèces nuisibles. Son odeur, sa viscosité
le feront cerLainement dédaigner. Néanmoins, ces
deux caractères s'atténuaul par l'efTet de la sécheresse
de ratinosphcre, ou n'aura garde de le récolter
pour le Virginal.
Pl. XXXIV. — Fig. 15, le Champignon vu de
face; 10, en coupe longitudinale; 17, spores.
L E VIRGIINAL
UYGROPIIORUS VIRGJNEUS du Fries.
Fiinaiis medioemagnitudinis, lotus albus de Vaillant. — Monoimjces plulycephalus de Battarra. -A'jaricus
viryineus de Jacquin. —A f j a n c u s ericeus deBulliard.
Petite oreillette, Mousseron {Lelellier). — Oreille, Oreillette, Mousseron, Quiche {Cnrdier). — i>elït Bolet
blanc {M. Tioumcgiùye).
Chapeau convexe-campanulé, puis plan, souvent
déprimé au centre, et parfois mSme crevassé, d'un
blanc de lait; stipe plein, ferme, ilcxueux, aminci
vers la base, peu allongé, de la couleur du chapeau;
lamelles décurrentes, dichotonies-anastomosées,
parfois sinuées en travers, blanches;
spores blanches, piriformes, apieulées. Odeur
nulle; saveur assez agréable. Automne. Dans les
gazons, les endroits herbeux, frais, etc. Espèce comestible.
On doit <\ Vaillant d'avoir, le premier, fait connaître
ce Champignon, a II a, dit-il, depuis un
pouce jusqu'il trois de hauteur. Son pédicule est
molasse, quoiqu'ordinairement plein, et quelquefois
iïstuleux, plus épais par le haut que par lebas,
tantôt droit et tantôt tortu, tantôt arrondi et tantôt
un peu aplati avec un sillon de chaque côté. Son
épaisseur est depuis une ligne jusqu'à trois. Lechapeau
a depuis-'ilignés ii 18 ou 20 de diamètre, taillé
d'abord en demi-globe ou en cône, qui venant h
s'aplatir par la suite forme un autre cône renversé.
Les feuillets sont fort écartés les uns des autres,
mais l'espace qui est enti-c deux est garni de demifeuillets
et de quarts de feuillets qui partent tous
de la circonférence. Ce chapeau est mince et peu
charnu, les feuillets sont fort larges. Toute la
plante est du blanc de lait, un peu luisante et polie.
Elle n'a que le goust du Champignon ordinaire.
Elle se trouve en novembre cl décembre. »
Après Vaillant, Battarra on donne aussi une bonne
description ; mais il ne dit rien de ses qualités alimentaires.
Jacquin en a publié une bonne figure
sous le nom á'Ag. virfjineus qui lui a été conservé. Ce
Champignon, d'après Letellier, aune odeur faible
et fort peu de goût, mais sa fréquence peut le rendre
quelquefois utile. Il ajoute qu'il est mangé dans
quelques campagnes. Vittadini le recommande
comme étant d'une consommation agréable à la
condition de n'employer que les individus jeunes,
à l'exclusion des trop ilgés devenus coriaces.
D'après M. Quélet, c'est un Champignon très délicat.
M. Louis Planchón dit avoir mangé plusieurs
fois ce Champignon et l'avoir trouvé très bon. Il
ajoute qu'il peut également se manger sec. M. Réguis
le regarde comme un comestible très délicat, dont
la quantité compense la petitesse. Ne pas le confondre
avec Vllygrophorus Cossus.
Pl. XL. — Fig. -16, un Champignon, jeune; 17,
un autre, adulte, vu en dessous; 18, un troisième,
vu en coupe longitudinale; 19, spores.