
ligure ci-coiilrc, dessinée d'après une olDScrvatioii laite sur le mycélium du Coprinus
dercorc.as do Fries. Couime on le remarquera facilement, ces filaments ne se présenLenL pas
avec des soudures ou des circonvolutions copulatrices : aussi est-on en, droit de se demander
si ces lilaments sont bien le siège d'une fécondation ou s'ils ne sont que les premières formations
végétatives d'un réceptacle donnant lui-même plus tard naissance aux organes fécondateurs.
En 1875, dans le Journal de botanique de M. Pringslieim, M. M.\x Riciiss publiait un travail
intéressant, dans lequel il semblait établir qu'il avait découvert les organes préposés à la formation
du jeune Champignon chez le Coprin stercoraire {Coprinus slercorariiis de Fries). La
Orgaoc l'eineile très grossi du Lepiola cppoestipes. d'après Rameau coniiliophore très grossi du Coprinus
M. de Seynes (m, mycélium ; l, trichogyne). stercorarius, d'après M. Max Reess («, rameau;
TO, mycélium ; c, conidiesdétachées).
ligure que nous reproduisons ici, d'après le mémoire de cet auteur, permettra de reconnaître
<|u'il ne s'agissait en somme (jue des formations conidiales analogues à celles dont il a été plus
haut (luestion et qui rappellent peut-être les productions similaires déjà signalées ]>ar HOFFjtAXN,
en 1<S56, sur le mycélium de YAgaricusmetalus de Fries.
En 1870, M. DE SEYNF.S a fait aussi connaître, d&ns\e Bulletin de la Société botanique de France,
la forme singulière sous laquelle lui était apparue la prolongation d'un filament de mycélium
du Lepiota cepoeslipes, Champignon d'un blanc pur ou d'un beau jaune qui se développe dans
les serres chaudes sur la tannée. Nous sommes heureux de jtouvoir reproduire ici la figure
même que ce savant observateur en a ¡lubliée, sous le nom d'organe femelle de ce Lepiola. 11
était naturellement conduit, en effet, à comparer cet organe au trichogyne de certaines Algues,
qui a la même forme et sur lequel la fécondation s'effectue par l'intermédiaire de très petits
corpuscules mâles unicellulaires.
Nous trouvons dans un mémoire publié en 187(), par M. SOROKINE, dans les Annales des
sciences nalarelles, quelques constatations nouveUes qui se rapprochent des nôtres et les complètent
dans certaines de leurs parties. Ce travail résume une étude faite par fauteur sur le développement
du Lycoperdon verruqueux {Scleroderma verrucosum de Fries). M. Sorokine a
observé sur le mycélium de ce Champignon, non seulement des formations conidiales semblables
à celles (jue nous avons signalées sur le Slropliaria semi-globata, mais encore ce qui
Filaments du mycélium. Filaments constitutifs du jeune Cliaiupignon.
Filaments générateurs des cavités et
de leurs pelotes byméniales.
Étals successifs du filament générateur
d'une pelote hyméniale.
Figures très grossies du développement du Scleroderma ., d'après M. Sorokine.
annonce.la première apparition de ce Scleroderma, c'est-à-dire un enchevêtrement de filaments
naissants entre lesquels il dit n'avoir vu s'effectuer aucune action sexuelle. Nous reproduisons
ici deux figures de ce travail qui viennent à l'appui de ce que JIOUS venons de dire. Mais ceScleroderma
est constitué intérieurement, à la maturité, par un tissu parenchymateux on spongieux
creusé dans sa masse d'une très grande quantité de petites cavités, au pourtour desquelles se
développe l'hyménium avec ses basides sporophores. M. Sorokine a pu étudier avec soin la formation
de ces cavités et de cet hyménium. Les figures que nous en donnons, d'après son travail,
nous paraissent devoir attirer l'attention : la première montre l'origine des cavités qui est due
à un réseau de filaments, dans chaque maille duquel se dirige un filament spécial, destiné à