
commencé des expériences de semis de ces spores, expériences qui nous paraissent touleiois
peiiconcluanles, malgré l'afrirmalion de rmUeur. Mais cela tient aux grandes dilTicultés du
sujet. Nous faisons également des réserves sur les figures des spores publiées par Micheli : il
n'est pas moins vrai qu'il en a déiimtivement, par le dessin, prouvé l'existence, et qu'il a pu
dans certains cas déjà constater leur groupement par quatre, ce qui ne devait môme être expliqué
qu'un siècle plus tard. Il avait également bien observé la naissance et le développement du
Les spores dispersees cl la, ou groupees
par -i sur les lamelles des Champignons,
d'après Miclieli.
Le Cèpe, avec ses lubes de grandeur naturelle et grossis
pour en montrer les spores, d'après Miclieli.
Le Champignon de couche et s(
d'après Micheli.
1 mycélium,
Champignon de couche, et le rôle que joue à cet effet le mycélium. La ligure ci-dessus l'établit
suffisamment.
A propos de l'Oreille de l'Olivier [Pleurotus oleariiis] qu'il signale comme nuisible, ainsi que
lavaient annoncé les anciens, il donne la description suivante : « Champignons pernicieux, d'une
' teinte jaune d"or intense, à pédicule sensiblement atténué jusqu'à la racine, naissant en toulfe
sur l'Olivier, dans les mois de mai, septembre et novembre. « Il parle de ce Champignon de
l'Olivier, dans ses remarques finales sur le genre Fiinçiîis. « J'aurais désigné, dit-il, certaines
espèces comme étant dangereuses et même mortelles, et je me serais alors exprimé en langue
vulgaire, pour être mieux compris de tous, si je ne savais combien peu sur ce sujet nous sommes
instruits par l'expérience. C'est ainsi que quelques espèces bien connues, réputées ici pour être
vénéneuses, passent ailleurs pour être comestibles. 11 arrive même que des Chamj)ignons, considérés
généralement comme dangereux, sont vendus tousles jours en fraude par les paysans sur
le marché, et, ce qui est curieux à noter, sans que pour cela les acheteurs en soient nullement
incommodés ; s'il se trouve, en elîet, qu'ils en soient malades, cela ne résulte que de leur gloutonnerie
ou de leur voracité, seules causes de quelque indigestion. Je me rappelle à ce propos
ce qui est arrivé à un peintre que j'avais chargé de me dessiner d'après nature toutes les espèces
que je pouvais me procurer en beaux échantillons. Se lui lis remettre, un jour, dans ce but, des
Champignons que nous appelons Olivi (il s'agit de l'Oreille de l'Olivier). Séduit pai' leur belle
apparence, il s'empressa de les faire cuire dans une poôleà frire et de les manger avec sa mère (¡ni
était plus que sexagénaire. Or deux heures ne s'étaient pas encore passées après ce repas qu'ils
étaient pris tous deux de très violentes coliques : ce ne fut pas sans peine qu'ils parvinrent à
s'en débarrasser, l'un en buvant de l'huile, l'autre en s'administrant de la tliériaque. »
Ce que nous apprend Micheli de la vente en h aude, sur le marché de Florence, de Champignons
réputés suspects, s'explique par le nombre des espèces qu'il cite comme étant appoi'-
tées de la campagne sur ce marché, et (¡ui s'élève à plus d'une quarantaine. Voici, dans ce
nombre, la liste de celles que nous avons cru reconnaître d'après ses diagnoses ou ses ligures :
la Fistuline, le Polypore en bouquet, le Cèpe, le Cèpe bronzé, le Hérisson, le Lactaire poivré,
la Chanterelle,leMousseron, le Palomet, l'Oreille de Peuplier, la Coulemelle, le Champignon
de couche, l'Oronge bilancile, l'iDronge, la Soucbette, les Morilles, la (xorallo'ide jaune, le
Lycoperdon géant, etc. Il signale, en outre, dans ses descriptions, ¡)!us de deux cents es[iòces
comestibles. Mais l'opinion qu'il avait émise au sujet même des Ciiam])ignons nuisibles
explique son silence à ce point de vue sur cette catégorie d'espèces.
Nous trouvons dans l'ouvrage que JIÎAN RAY publia à Londres, en sous le titre de
Methodus PlmUartim, le résumé d'un essai assez obscur de classification des Champignons :
nous nous contenterons de le transcrire ici.
( lignicoles.
• Cli.mpignma lamelles j
2" Champignons
non liiMiellés.
Clavali ÜU Claviformes.
Capitati ou présentant un chapeau, comme le Fimgits Menilius Phalloïdes.
Globosi ou Pulvérulents, .appelés Crepitus Lu¡ii.
Mmbranacei, cumme l'Oreille de Judas et le Pezlca de Pline.
Ramosi ou Corallo'ides.
Seminiferi.
Sublerranei ou Trulfes de terre.
Variarum Formarum (ce qui ne rentrait pa> dans les catégories précédenles).