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Drehling, Riicheasoliwamm {AUpììi.).
Clui|>ean assez ferme, arrondi, raremciil. plan,
laliu-al cL dimidiô, d'un brun giisàlre plus ou
moins l'one6; slips ti'ôs coiirl, parfois nn!, ferme,
blanclii\lrc, lomenleux h la base; lamelles arfIu6os
d6cniTenLes, peu rapprochées, cassantes,
b l a n c h e s ; spores blanches, oblongues-allongccs,
rostrées. Odeur eL saveur agréables. Aulomnc,
hivrr. En loulTes plus ou moins compacles sur le
Ironc morl des peupliers cl d'au 1res arbres. Espèce
conicsliblf, /îV'.f recominanth'c-, sur tout- lor ¡quelle
Pi! recueillie arunf la maturité.
Ce Champignon, connu et eslimé depuis longtemps,
a ció coi^sidérc comme un bon conieslible
p a r tous les autours. L'Écluse le dócrit el le figure
assez bien. Nous en donnons la reproduction.
Vitladini le signal e comme une des espèces sûres et
excellentes qui se vend, en Italie, sur les marcl iés :
il recommande surtout les individus jeunes, cuits
préalablement dans l 'eau avant d'être assaisonnés.
Cordier dit que ce Champignon, comeslibie, est
d'un usage assez général dans les Vosges. D'après
Tl. Quélet, il est assez savoureux, s'il est frais et
VnreiUe du Peuplier, d'apròs L'Écluse (1601),
jeune. iS'ous n'hésitons pas à qualifier cette espèce
d'excellente, surlout dans son premier état de
développement : elle a un goût agréable, comme
l'Oreille de Chardon. De plus, elle a encore ce
r a r e privilège de ne pouvoir pasêt r e confondue avec
d ' a u t r e s espèces malfaisantes et de se récolter
d u r a n t tout l'automne. J'ai pu, en effet, en consommer
même dans le mois de Décembre. Il arrive
quelquefois que les lamelles de ce Champignon se
m o n t r e n l , çà et là, couvertes de très petits rendements
glanduleux : on en faisait naguère une espèce
distincte sous le nom de Pleiirolus ylandulosHS.
M. Paloui l lard a étudié ces singulières productions
: ce sont pour lui desorganes particuliers
fie p ropagat ion du Vleiiroiiis ostrealvs.
Pl. XLYII. — Fig. 1, un groupe de Champignons
adhérant à une écorce de Peuplier; 2, un
a u t r e groupe à lamelles glanduleuses; 3, les premiers
vus en coupe longitudinale; 4, une production
glanduleuse, grossie; 5, la mûme en coupe
longitudinale; 6, basides à divers états de développement;
7, spores.
L'OREILLE DE L'OLIVIER
l'LEÜROTÜS OLEARIUS de Gillel.
FiiiKjus peniiciosus, intense aureus, ex uno pede multiplex, ad oleum naseens, pedictilo radiceiu versus sensim
et leviler allennato de Micheli. — Polymyccsphosphorus deBallaira. — ¿{¡laricas olearius de De Candolle.
— Afiarivus (Plcurotus) olearius de Fries.
Oreille de l'Olivier — Dolci d'Aulivié (J/. Barlu). - - Clliampignon de l'Olivier (.1/. da Seynes). —
ISolet de l'Oliu (.V. iloume'juère). — Ghampignouii de i'Oulibié {M. liéijids).
Chapeau de contour peu régulier, parfois excent
r i ([u e, déprimé au con Ire puis in fondi bul i fo m i e ,
sec, de couleur i 'auverougeàlreplus ou moins foncée;
stipe allongé, solide, plein, flexueux, de la
jiième couleur que le chapeau; lamelles décurr
e n l e s , rapprochées, peu larges, jaunes; spores
d ' u n blanc jauniltre, iipeu près sphériques, apieulées.
Odeur faible d'huile d'olive rance; saveur
amòre, styptiquc. AiUomue. En loull'e sur lus oliviers,
dans le midi de la France. Espèce nuisible.
Athénée signalait déjà colle espèce comme dangereuse.
Nous avons vu, dans la première partie,
((ue Micheli a fait connaître également les suites
désagréables ¡¡u'avaienl eues pour un peintre
l ' i n g e s t i on de ce Chanjpignon, alors que Battarra
le croyait comestible. M. Barla dit aussi qu'il est
vénéneux; il ajoute que si on le garde pendant
quelque temps, lorsque la décomposition commence
il s'opérer, il se dégage des lamelles des
l u e u r s phosphorescentes très visibles dansl'obscur
i t é , d'où le nom qu'on lui a donne de CkaMpiijiion
lihosphoresoeiU. Cordier, on qualilianl aussi ce
Champignon de venéneux, rappelle que les docteurs
Des t rems et Mierge ont vu des exemplesbien
c a r a c t é r i s é s d'empoisonnement causés par celte
espèce qui j)urge violemment, même lorsqu'elle
n ' e s t que mâchée. M. Quélel ie regarde comme un
Champignon amer, purgatil'et vénéneux, M. Louis
P l a n c h o n l u i trouve une action émélique très énergique
; il di t qu'une pet i t e q u a n t i l é a r e n d u malade
pendant huit jours un ramasseur de Champignons
qui l'avait mangé, cl ([ue six personnes qui en
avaient fait u sage dans uni'epas en ont ét é malades
p r e s q u e aussi longtemps. Il ajoute qu'il ne croit
pas qu'on puisse le consommer impunément.
D'après M. Réguis, son ingestion est bientôt suivie
de vomissement s intenses avec veriiges, pandiculations,
bâillements fréquents, sueurs profuses, etc.
La nocuilé de cette espèce nous semble suflisamment
établie.
PI, XLV. — Fig, 7, trois Champignons îi dillér
e n t s états de développement; en coupe longitud
i n a l e ; 9, baside; 10, spores.