
l'ori inslriiclive, de hìqiiello il semble résiilLer, en eiiel, que ia répiiLalion du vrai Cèpe {Bolctm
ciìitlis) élail. toute récenle, elqu'on avail, appris à le distinguer de ses congénères en le recollant
sous le véritable Chêne, el non ailleurs.
a . . . Telles sont, dit en effet Pline', outre le gland, les nombreuses et diverses productions
qu'enfante le Chêne rouvre. Il faut encore citer, comme se développant autour des racines de
cet arbre, les Oi-onges ainsi que les Cèpes, ce nouveau stimulant pour l'appélit de nos gourmands;
les plus recherchés sont ceux qui naissent sous le véritable Chêne; quant à. ceux qui
croissent sous le Chêne rouvre, le Cvprès e l l e Pin, ils sont pernicieux... »
Quelques lignes du 135 de ce môme livre XVJ , rapprochées d'un passage plus explicite de
Dioscoride, nous apprennent qu'on connaissait et recueillait alors une autre espèce de Champignon
qui est également encore estime en Italie et dans le midi de la France. Il s'agit du
Champignon du Peuplier {Plioilola .Egerild). Yoici le passage de Pline :
« I l y a trois espèces de Peupl iers' : le Peuplier bknc , le Peuplier noir et le Peuplier, dit de
Lybie, à feuilles très petites, lequel est très noir et très estimé pour les Champignons auxquels
il donne naissance... »
L'Agaric dont parle Pline dans ce même livre XVI , § '13, ne peut être évidemment rapporté à
celui du Mélèze, appelé dans les pharmacies « Agaric officinal » {Polyponis officinalh de T'^ries),
puisqu'il s'agit dans les lignes suivantes d'un Polypore du chêne.
« L'Agaric, dit Pline, se trouve principalement sur les arbres à glands de la Gaule' . C'est un
Cham])ignon blanc, odorant, efficace comme antidote; il se développe au sommet des arbres et
il est luisant pendant la nuit. Grâce à cette propriété, on profite des ténèbres pour le récolter...»
Il est encore ([uestion de cet Agaric (ou de celui du Mélèze) et de ses propriétés médicinales
dans plusieurs paragraphes du livre XXVI . Mais nous croyons superflu de nous arrêter plus
longtemps sur ce sujet.
Contre les empoisonnements parles Champignons, Pline cite divers spécifiques. Dans le livre
X X V I I , 128, il parle de l'Absinthe : « Avec du vinaigre, dit-il, c'est un bon remède contre les
Champignons »Le livre X X , §13, rappelle cette opinion de Nicandre que nous avons déjà
signalée : « Selon Nicandre, les Raiforts sont souverains contre le suc vénéneux des Champignons
et celui de la Jusqu¡ame^ » Parmi les autres plantes indiquées i^ar Pl ine comme fournissant
des remèdes contre les Champignons, se trouvent le Poireau, le Chou, la Rue, la
l.Tam mu llifera sunt, lat res prtp.ler glandem pariunt 3.Galli;n •um glandifene maxime arbores/I f/fl?-tcítm ferunl.
robora. Sed c it boletos, suillosgui 3, guloe Esl autem fuìujtis Candidus, odoralus, antidolis efficax, in
menla, qua; ( nrca radices gignnnl ur ; qtl ercus pr obalissi- su m m is a•ib orihus nascens, nocte relucens. Signum boc
mos : robur ai ;ilem, el cupressus, e 1 pinus noxios. ejus, (pio i n lenebrisdecerpilur.
Populi ti •ia genera : alba, ac 1li gra, ci t qua' Lib yca ap- 4. Absin Ibium... adversalur fungís ex aceto.
pellatur, minii ma folio, ac nigerri ma, fu ngisque 5. Hap hml i.... salulares el contra fumjornm aul byoscyatibus
laudatisi sima. mi venena ajqne, ul Micandor trahit.
i
Moutarde et les oignons de Lis. Mais tous ces remèdes avaient si peu de valeur que nous
verrons les médecins grecs conseiller avant tout l'abstention de la consonnnation des Champignons.
Pline nous a laissé quelques passages intéressants sur les Truffes. Voici ce qu'il en dit dans
le livre X I X , i PU'KÎ.
DES VÉGÉTAUX QUI iN.USSENT KT VIVEST SANS UÂCIXES
ET DE CEUX QUI NAISSENT ET QU ON NE PKUT SE.MElt '
« Puisque nous avons commencé à faire connaître des faits merveilleux, continuons à en
citer d'autres : le plus étonnant peut-être, c'est que des végétaux puissent naître et vivre sans
aucune racine, il s'agit des Trulfes : complèLemeut enfoncées dans le sol, dépourvues de toutes
fibres, ou du moins de filaments radicellaires, on n'aperçoit à l'endroit môme où elles ont pris
naissance ni protubérances, ni crevasses ; elles-mêmes n'adhèrent pas à la terre. FJles sont
revêtues d'une sorte d'écorce : nous ne pouvons pas dire que ce soit de la terre; mais c'est une
sorte de callosité qui se forme à ses dépens. Elles naissent le plus souvent clans des lieux secs,
sablonneux et buissonneux. Leur volume dépasse souvent celui d'un coing; leur poids est
parfois d'une livre. Il y en a de deux sortes : les unes sont remplies de Siible et dangereuses pour
les dents ; les autres sont pures do tout mélange. On les distingue à la couleur qui est ou rousse,
ou noire, et aussi à la chair qui est blanche; celles de l'Afrique sont les plus estimées. On |jeut
se demander si elles croissent, ou si cette corruption de la terre (car il n'est pas possible que
ce soit autre chose) acquiert immédiatement la dimension qu'elle doit avoir? J e pense que ce
I. gu,l•:sl^
T SERI NON:3 SSINT.
ordia , ia quibus vel maximui
sine lilla radice. Tuberà liajc \
ciiiiulata, nullisque fìbris iiixa,a
uUqiic cxtuberanleloco in quo.2
»eque i|isa terrai cohcereiit. Ci
piane ncc IciTam esso possim
lcrr;u p.allum. Siccis ha;c fere
sisqnc nascuiilur. Excediint scopi
noi, clìain librali pondere. Dm
deiuibns inimica, ci altera sìncc
TVIVAKT : QÜ.1Í; NASCANTUR
^cepimusjsequemur eoi iim
ist,aliqiiid nasci aiit vivere
laulur, undiquc terra cirsallera
capillaiheiUis, ncc
inlur,anl rima
c etiam iiicluc
s aleute
lunuii uL
.•ulü, i^roquc
Crcsc
potest) ea pr.
ci vivantno,
l'ulrescendi
Licinio pralle
paiicis bis a
s globeti
is dicere, nec aliud quam
!t sabulosis locis, frutcctolagnitudinein
mali colooruin
genera : arenosa
Dislinguuntur et colore,
: laudalissiina Africio.
|ue enim aliud inlelligi
Mroe (lU
r magaitudiiie, qua futurum est ;
1 facile arl.itror infelligi posse,
inmunis estiis cum ligno. Lartio
reddenli iu Ilispaiiia Cartilagine,
Lccidisse, mordenti tuber, ut dc-
prebcnsus inlus denarius priraos dentes inllecterel :
niftìstum crit, terrai naturam in se globari. Ouod ce
ex iis «rnnt qucc nascantur, el seri non possint.
Jlisy, ITON, GERAKIOM.
Simile est et quod in Cyreiiaica provincia voca
pnecipuum suaviiate odoris ac saporis, sed carnosius
iuThracia Hon, et quod in Grajcia (jminion.
: et quod
115 US.
De tuberibus
la-esautumnale
tonilriljus: nec
esse. Quibusda
tylenis neganti
mine ab Tiaris.
liKclraduiiturpeculiariler: ijiiam fucrintiin-
!, ac tonitrua crebra, tunc nasci, et maxime e
ultra aiinum durare : lenerrima aulem verno
n locis accepla riguis fcruntur : sicul Miasci,
nisi e.xundaliono fluminum invecto selist
autem is locus, in quo plurima nascunlur.
la circa Lampsacum, et Alopeconnesum :
a Elin
Sunt el in fungorum g(
ìine radice aut pedículo n
i Griccis dicli perica', qui