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négligée paf les aulciii-s el (|ui n'est pas rare en
j n i i j dans la Ibrél. do roiilainoblcau, une varióle
bluñchi' que nous avons vu rócoUer ù ccLlc mûrae
é p o q u e dans celle Torél, pour flrc consommée. Le
Cliampignon élaiU^lancliàlrc dans Louies s es parties
et présentai t [jarinilemcnl les autres caractères dii
Boleins reliai la ms de JÍ. Houdiev. Si le réseau ne
d e s c e n d a i t pas toni fait jusqu' à la base du siipe,
il faiil l'attribuer à la nature sablonneuse du terr
a i n , car lous les écliantillons de l'espèce dont il
s ' a g i t , que j'ai p u examiner, m'onl permi s de const
a t e r que, dans cette localité, le réseau, môme sur
des stipes très allongés, ne descendait jamai s aud
e s s o u s du niveau du sol. Les échantillons du
Cèpe d'été nous ont paru, du reste, roiiriiii' uu
a l i m e n t aussi agréable que ceux du Cèpe d'automne.
Il faut se garder de confondr e avec cc Cèpe
d ' é t é les Cèpes vénéneux qui croissent à la même
é p o q u e , nolaiumentles CèpesCliicotin. Trompeiir,
P e r f i d e , etc. On ne saurait trop mettre de soiu à
p a r l ' a i t e m e n t reconnaître les échantillons dont on
veut faire usage comme aliment, et ce conseil ne
s a u r a i t mieux s'appl iquer qu'il la récol t e des Cèpes.
P l . LVIIL — F i g . I, un Champignon j eune ; un
a u l r e plus développé, vu en dessous; S, en coupe
l o n g i t u d i n a l e ; 4, un autre, à la matur i té; ô et G,
v a r . pachjjpHs et alhiis; 7, spores.
LE CÈl'E OU CÈPE D AUTOMNE
nuLETUS EDUilS de Uulliard.
Fiinr/i fu,-nei d^\picius? — Saillas de Pline. — Fiouji suilli de Martial. —Porcini et Siàlliàa Matt
h i o l e . — Suilli de Ccsalpin. — Siili ou Ammomi de Porta. — 8° espèce du 16' genre des Fîiiuji esctilenti
de L'Écluse. — 3° espèce des Fungi Awjusti mensis de C. Baul i in? — Fanrjus porosus, magmis, crussus
d e J. Bauliin. — . Iwn«/ ; » de Sterbeeck. — Bolclus magnus, ¡¡ediculo reiiculalo crasso de Diilen. — Fa/njus
porosus munmis, crassus, coloris oaslanci nunc liquidioris, nunc mugis sordidi de Vaillant. — Suillus escuicntus,
crassus, superne fulvus, inferno iniliu albidus, deindc e ¡lavo subvirescens, pedicido vcnlricoso, et
supcrme pilei parli concolore de Micheli. — Boleíiis pileolo liemsplioerico, desuper obscura, subías e viridi
¡iairsccnte, pe! iolo vcnlricoso, obscuro, basiin mucronem desinenlc de Gleditscli.
(D'après l'hisloire : Su'dhis eduUs.)
Cèpe franc tète rousse (l'aiilel). — Ceps, Cyrole, Ih'uguet, Potiron, Porchin {Lelellicr). — l'ougc
{M. Barlu). — Ceps, Cepet, liolé, Essalon, Prourse, Aricélous, Moussar, iNissouious, Miquemot, Miciiotte,
Crosse queue, Polonais [Cordier). — Cèpe de Bordeaux, Gros-Pied, Brticq, Bruquel, Missoî, Cap-mol
[M. L. Planckou). — Cep ou Ceb, Mol, Moui l let , Seixh de Pacl iera, Sequel {M. Boimegitère).
l l e r r n p i l z , Sleinpilz, Edelpilü {Allan.). — Cepalello bianco, scuro, Piniizzo buono, Porcino (//(//,).
Chapeau arrondi puis presque plat, glabre,
h u m i d e , d'un brun fauve; stipe ferme, brim<1tre,
p r e s q u e régul ier -cyl iui l r ique, réticulé dans la partie
s u p é r i e u r e ; hyménium constitué par des tubes
p r e s q u e libres, allongés , étroits, îi pores petits,
b l a n c h â t r e s d'abord puis jaunes, et à la maturité
d ' u n jaune verdiltrc. Spores olivacées, fasiformeso
b t u s e s . Ciiairblancbe. Odeurdoucc,saveursucrée,
a g r é a b l e . Fin de l'été et automne. Dans les bois
d é c o u v e r t s , les forêts peu ombragées, etc. Espèce
comeslihlc des plus uppréciées.
Le Cèpe était connu des Romains. S'il reste du
d o u t e sur la vér i tabl e signification des Fun.f/i farnei.
d ' A p i c i u s , le nom de Suilliis que lui donne Pline,
conservé par la tradition, permet d'être ii cel.
é g a r d plus afflrmatif. Pline le signalait déjii du
r e s t e comme étant d'un usage assez dangereux
p a r la confusion i|u'on en pouvait faire avec des
e s p è c e s similaires toxiques, li rap |) o r te à ce propos
l e s teri'ibles accidents causés par ces Cèpes vénén
e u x au temps de Néron, en leur attribuant la
m o n d e familles entières et une fois même de tous
les convives d'un festin : d ' . \ n n c u s Sei-enus, jiréfel
des gardes, avec les tribuns et les centui'ions.
Martial en parle comme d'un Champignon moins
Le Cèpe, d'après Sterheeck Cni-2).
e s t i m é i|ue l'Oronge. D'après Multhiole, le Cèpe
é t a i t le Cliampignon le plus estime en Toscane,
a p r è s le Mousseron : on en faisait de son temps des
mets for t agréables en ayant soin de lesroulercuits
d a n s la farine et de les faire frire dans du beurre
o u de l'huile. Il est seulement à regret ter, ajoutet
- i l , que cc genre de Champignon compte plus
d ' e s p è c e s pernicieuses que tout autre. L'Écluse a
p u constater que le Cèpe était, en Hongrie, l'objet
d ' u n e consommation générale. Les gens aisés le
l'aisaient hacher, puis sécher r apidement au four et
c u i r e dans l'eau; ils reliraient ensuite le Cham-
| i i g n o n , le remplaçaient par des croûtes de pain
r ô t i e s , laissaient bouillir et passaient ensuite le
î i q u i d e r édui tqui , relevé par du vinaigre, du poivre,
d u gingembre, etc., servait de sauce au hachis de
Cèpe. Les pauvres gens se cont ent a i ent de ie faire
c u i r e avec des grains d'une sorte de Millet et de
l ' a s s a i s o n n e r avec du poivre. La réputation de ce
C h a m p i g n o n n'a lait que grandir depuis celle
é p o q u e , et tousles auteurs n'ont pas m a n q u é d'en
v a n t e r les excellentes qualités. Slerbeeck en donne
u n e i l g u r e (jue nous reproduisons ci-dessus,comme
r é p o n d a n t an Cèpe p ropr ement dit, quoique celle
f i g u r e semble i)lutot represenler le Cèpe bronzé,
qui, il est vrai, n'élait |ias encore connu comme