
SpoìujioH aux Cèpes, cl en désigiianl sous les déiioniinalions de }[rj'niii les Morilles, de Fiisei
les Clui inpignons en fuseaLix ou Coulemelles, de Campeslres les Clianipigiions des champs ou
p l u t ô t des pros, de Crepilii.'i hipih Lycoperdon ouYcss6-dc-Ioup,ct lYArboiri les Cliampignons
s o u d e s aux a rbres, tels que YAgarmnn des anciens.
VALERIUS CORUUS, autre cominenlateur de Dioscoride, vers I5IO, dans ses Nnles sur les
r Livm du médecin grec publiées en lôOl, divise les C h amp i g n o n s en comest ibles cl vénén
e u x , et fait COI m a i t r e parmi les premiers, les Lactaires poivrés {Fungi pipr.ris sapoir laclco
liifuoi'cmanaulcs); parmi les seconds , dans le g r o u p e des Boicii, la fausse Oronge {Boieii vimcurii)
employée en Allemagne, sa patrie, pour luer les mouches, et les TruiTes de Cerf
o u Eiapliomtjces des Modernes {Fungi seuboUli cervini).
D a n s le môme temps, l'Espagnol .T, LÉON, surnommé l'Africain ¡}our son flisloire descriplire
do l'Afrique, pui)liée e n f rançai s en 1556, donnai t des détails siu' la Truf f e b l a n c h e d'Afrique
La Trti/fe -»aire, d'après Mallliiole. Les Champiiiiioiis, d'après iliitlhiole,
o ù elle est ap])elée Tprfez par les Arabes . Il en signalait les excellentes r|ii;tlil('s, rappelant ainsi
la vogue qu'el l e avait eue chez les Romains.
E n 1546, JÉRÔME IBOCK, plus connu des botanistes sous son nom latinisé de TRAGUS, dans
son KreulPr-Biiilu maintient la division des Champignons comestibles et vénéneux; mais
c o n n n e n ç a n t à ijiiitter quelque peu les livres pour étudier directement la nature, il transcrit
d a n s son Traili- les opinions ayant cours en Al lemagne, sa patrie, sur Icui's [iropiiétés respectives.
Ainsi, les C h amp i g n o n s comestibles sont pour lui les Morilles ipi'il appelle Morchcllc («),
l e Champignon de couche ou der Ileiderltng {l'aaUiola campesiris) (h), le T/a c l a i r e poivré ou
d e r Pi'ctlei'liiig {LacUirius pipcralus) que le feu r end mangeable, la Chanterel l e ou der Rheling
{Canlharelln?. cilutriiii^), une Coralloïde ou der Hendelschwamm, im Lactaire à lait doux ou
tel) Remarquer cc nDiii ¡lUemaml ili! illorclielU, qui, lalinisù par |]ilion, ilevicndia lu nom générique îles Monllcs.
(b) Leí noms scif.iilifiqiics -fui ne smil pa^ snivis île noms il'auteurs sont ceux acluellemniil en usnge ou empluyé« par nous dans la iiarlic iloscriptive
de cet ouviage.
der BriiUing, lo Tolypore chicoirc ou das Hasenôlirlin {l'oli/poms inluhamis), lu grande
S o u c l i e l l e ou der Rcidling {ArmiUar'm mHlm): les Chainpignons vrnénoiix com|maiaieiu,
enlrc. aut r e s espèces, la faus s e ( I r o n g e ou dei- Muckci ischw-aium {Aiiiamhi mmau'id), le (irisel
o u der Birkonsclnvamm (CMuhm plnlypIiyUa), lui Lycoperdon on dei- Bnbenf i s t , ÏAgaricou
des Anciens o u P o l y p e r e du Mi'lèze, cl l'Oreille de Judas (ilirneola Aiirir.iilii .hidoe. do l'rics).
D a n s ses Commmkûres sm Dioscoride publiés en 1500, l'Ilalien MATTIIIOJJS nous donne
u n e bonne figure de la T ruf f e n o i r e qu'il dislingue de la Trufl'e b l a n c h e el de la Trull' e d e Cerf.
Il ne f a u t pas oubl ier d'ailleurs (|ue, d e m ême f|ue le c royaient les Anciens , ces 'Ij 'ulfcs u'élaienl
pas encor e considérées comme des Cliampignons. Son chapitre f jXXVI I l , traitant îles Fiiiiiji
[.'Aljaiir officiin:!, d'-ipivs Maaliioie.
d e Dioscoride, est ilbisnV' par la g r avur e rpie nous reproduisons ici e n partie, et rpn l'aiipelle la
d o c t r i n e du médecin grec relative à la mauvaise inllnence des repaires de Serjients sni' les
( l u a l i l é s des Champignons, llatthiole parait lui e n laisser toute la responsabi l i té . Ce commentat
e u r nous apprend aussi que les Champignons les ¡¡lus estimés en Toscane pour leur odeur
e t i c u r saveur agréables, étaient les l'ririnoH ou .Mousserons qui, dit-il, se monlrcnt rhacpie
a n n é e avec les premières pluies d'avi-il. Venaient ensuite les Cl iampignons appelés l'orcini ou
SuiUi, c'est-à-dire les Cèpes, q u e l'on mange a i t avec plaisii' après les avoir fait cuire dans l'eau,
p u i s rouler dans la farine, et li-ire d a n s du beurre ou de riiuile. Ou devait se méfier toutefois
d e ce genr e de Champignons comme rcnlcmiant |ilus d'espèces dangereuses que lout autre;