
Sur le littoral méditerranéen :
VII. — Étangs de l ’Olivier, d ’Entressens.
Dans les autres régions du territoire français :
— Lac de Besse (Var).
C. — Lacs jaunes.
Dans les Alpes :
IX. — Lac de la Corne (Sept-Laux).
X. — Lac de Laffrey.
X-XI. — Lacs de Petit-Ch at e t de Pierre-Châtel.
XI. — Lac Mort (P lateau de la Mure).
Dans le Jura1 :
IX. — Lacs de Clairvaux (Grand), d e s Rousse s, d ’Étival (Grand).
IX-X. — Lacs de Remoray, d e Pluvis*, de Foncine-le-Bas*, de Chambly (ou
Dessous), de Barterand.
X. — .Lacs d e S ain t-Po in t, d u Grand-Maclu, de Fo rt-d u -Plasn e *, des Rouges-
T ru ite s* .
X-XR —— Lacs d ’Arboréaz, de Chavoley, des Hôpitaux d’amont*.
XI. — Lacs de Nantua, de Chaillexon, Genin, de Bonlieu.
P lu s ja u n e que XI. — Lac de Moras.
Dans les Vosges :
P lu s ja u n e s que XI. — Lacs de Gérardmer, de R eto u rn emer.
Dans le Plateau Central :
X. — Lac de Guéry.
XI. — Lacs de la Landie, d ’Aydat.
P lu s ja u n e que XI. — Lac de Saint-Andéol.
Sur le littoral atlantique :
IX. sr-^Lac de Brindos.
IX-X. — Lac de Lacanau.
X. — Lacs d e Garros, d ’Irieu.
X-XI. — Lac d ’Hourtin.
Dans les autres régions du territoire français :
X. — Lac de la Laguë (P lateau des Landes).
Plu s ja u n e q u e XI. — Lac de Troupins (P lateau des Landes);
L’eau de ce dernier lac a une couleur noirâtre, tirant sur le rouge, qui ne rentre
dans aucun des numéros de la gamme de Forel.
Les couleurs de la gamme de Forel qui correspondent à ces divers chiffres ne
d. La co u leu r d e s la c s m a rqu é s d’u n a sté r isqu e a é té ob serv é e par M. A. Magnin (Lacs d u Jura,
p . 48). ,
représentent pas toujours exactement la couleur du lac. Ainsi, j ’ai trouvé les lacs de
la Girotte, de Tignes, d’Issarlès, Bleu, de Caïllaouas, d’Aubert, de Naguille, delà
Laguë, plus clairs que les teintes correspondantes de la gamme; parfois il en a été
de même pour le lac de Nantua ; par contre, les lacs de Retournemer, de Gérardmer,
des Corbeaux, de la Landie, de Guéry m’ont paru plus foncés.
La couleur d’un même lac est loin d’ailleurs d’être invariable. Ainsi, M. Magnin1
a trouvé VIII pour les lacs de Saint-Point et de Remoray, tandis que j ’ai trouvé X
pour le premier et IX-X pour le second; il a trouvé VI—VII pour le lac d’Armaille et
moi VIII; enfin il donne V1I-VIIÏ pour le lac de Nantua et moi XI. Ces écarts ne
paraissent pas provenir de ce que les observations ont été faites par deux personnes
différentes, car je les ai constatés de mon côté à diverses reprises; ainsi j ’ai trouvé
trois fois XI au lac de Nantua (les 22 octobre 1893, 25 février et 1er juin 1894), une
fois X (le 24 décembre 1893) et trois fois V1II-ÏX (les 10 octobre 1891, 25 février 1892
et 15 août 1894). Au lac d’Aiguebelette, j ’ai trouvé VI le 26 août 1891 et X fe
15 février 1894. Enfin, au lac du Mont-Cenis, j ’ai observé VIl-VIII le 2 octobre 1893
et III le 8 août 1894; au lac de Laffrey, X les 21 et 26 mai 1892, et VII le 25 mai
1892. On voit que les écarts peuvent être considérables.
3° c a u s e s p r i n c i p a l e s q u i d é t e r m i n e n t l a c o u l e u r d e s l a c s
Nous savons que la couleur naturelle de l’eau pure est le bleu d’azur;
mais cette couleur peut être modifiée par la présence de corps étrangers et
notamment :
A. — Par des substances organiques dissoutes.
Ces substances sont les acides humique, ulmique, etc., des tourbières qui si
souvent bordent les lacs. M. Forel2 a démontré leur influence sur la couleur de l’eau
des lacs de la manière suivante. Il a fait infuser dans de l’eau distillée un bloc de
tourbe et a mélangé, par doses progressives, la solution jaune ainsi obtenue avec
1 eau bleue du lac de Genève ; les mélanges successifs possédaient la couleur des
différents lacs verts et jaunes du Jura. Les constatations faites dans la nature s’expliquent
assez bien par cette expérience de laboratoire; en effet, les lacs .de haute
montagne aux rives rocheuses sont en général bleus, tandis que beaucoup de lacs du
Jura, entourés de tourbières, sont verts et même jaunes; de plus, le lac de Genève,
qui reçoit une forte proportion d’eau descendue des glaciers et probablement peu
chargée de matière organique, est bleu. Par contre, le lac de Constance, qui paraît
1. A. Magnin, les Lacs du Jura, p. 49.
2. Léman, t. II, p. 479.