
Le lac de Foadromé1, auquel Ch. Grad® attribue une profondeur de
18 mètres, n’existe plus, c’est un lac éteint; il en est de même de l’ancien petit lac,'
connu sous le nom de mer de Ferrière®, et qui est très profond, d’après le guide
Joanne4.
L A C S D U P L A T E A U C E N T R A L
NOMS DES LACS- PROFONDEUR. SUPERFICIE. OBSERVATIONS.
"Lac d’I s s a r l è s * ......................... 108”,60 91 hect. 70
Lac Pavin*.................................... 92“,10 44 hectares.
Lac de Tazanat * ..................... 66“, 60 34 hect. 60
'Lac Ch auv e t* ............................. 63“,20 53 hectares.
Lac d e là Godivelle-d’en-IIaut*. 43”,70 14 hect. 80
Lac du Bouchet * ..................... 27“ ,50 " 43 hectares.
Lac de la Crégut . . . . . . 26“,50 36 hect. 27 (cadastre).
Lac de S e r v iè r e s ..................... 26”,50 15 hect. 54 (cadastre).
Lac de M on tc in ey r e................ 17 à 18 mètres. 37 hect. 81 (cadastre). Coupé en deux par une barre noyée
sous quelques pieds d’eau (Berthoule)1.
Lac de la Landie. . . . . . 17 mètres. 25 hect. 76 (cadastre).
Lac d’Aydat................................. 14“, 50 60 hect. 31 (cadastre'. Huit îlots (Berthoule)*.
Lac de Saliens....................... 11 mètres. 7 hect. 04 (cadastre)
Lac de Saint-Andéol. . 10“, 50 11 hect. 87 (cadastre).
Lac de Bord................ ' 9 mètres. 6 hect. 75: (cadastre)
Lac d’Arcône ou de S‘-Front. . 7 à 8 mètres. 29 hect. 97 (cadastre)
Lac de Guéry..................... 7”,80 20 hect. 77 (cadastre).
Lac Chambon........................ 5“,80 (Berthoule). 60 hect. 30 (cadastre'
Lac de Chambedaze............... 5 mètres (Berthoule).
Lac de Bourdouze . . . , 4“ ,50 18 hect. 05 (cadastre'
Lac des Esclauzes ..................... 4 mètres (Berthoule). 28 hect. 69 (cadastre) Nombreux îlots dont un flottant (BerLac
de la Faye..............................
thoule*).
2” ,60 à 3“ (Berthoule). 1 hect. 41 (cadastre).
Lac de la Godivelle-d’en-Bas. 2 à 3 mètres. 15 hect. 77 (cadastre).
1. Les lacs de l Auvergne, p. 28, Société nationale d’Acclimatation, Paris. 41. rue 2. Ibid., p. 103. le Lille, 1890.
3. Ibid., p. 65.
Le lac de Madic, que j ’ai vu couvert d’herbes flottantes, paraît avoir une
profondeur insignifiante; d’après Lecoq, le lac des Bordes5 (10 hectares 98 ares,
cadastre) est peu profond et rempli de plantes aquatiques; le lac d’Estivadoux*
1. E. M. fe u ille s Lure N . E . e t N. W ., M. I. fe u ille Luxeuil.
2 . Ann. C. A . F ., 1877, p . 506. Cette er r eu r e s t r e p r o d u ite dans le Dictionnaire géographique d e la
France, p ar J oaime} p. l o i 1.
3 . E . M. Lure N. W ., M. I. L u x eu il. Cet a n c ien la c n ’e s t plus, av ec ra ison d’a illeur s, in d iq u é su r le s
ca r te s; il s e tr ouv e à p eu p r è s à 1 k ilom è tr e à l’o u e s t d e F au co gn ey e t en v iron 140 m è tr e s p lu s haut,
p r è s d’u n e m a ison q ui p o r te l e n om d e Grange-Rouge.
4. Les Vosges (éd itio n de 1893), p. 43.
5 . L ecoq, V ea u su r le p la teau central de là France, p . 3 3 3 .
6 . L ecoq* loc. c it., p . 3 3 0 .
12 hectares 37 ares, cadastre) n’est qu’une grande mare, et le dessèchement du lac
de Menet1 serait facilement praticable ; ce dernier lac doit donc être aussi peu profond.
On voit, d’après le tableau précédent et les remarques qui le suivent, que le
nombre des lacs du Plateau Central dont la profondeur est encore inconnue est
très restreint. Ce sont les lacs de Laspialade (3 hectares 2 ares, cadastre^ de
Lacoste (1 hectare 10 ares, cadastre), d’Issoire (1 hectare 40 ares, cadastre|, de
Cousteix, de Coïnde, de la Bourboulie, de Souverols (1 hectare 92 ares, cadastre),
cp dernier à peu près inaccessible à cause de la ceinture de marais qui l’entourent.
Aucun de ces lacs n’est d’ailleurs bien important.
5° L A C S D E S P Y R É N É E S
* NO MS DES L ACS. PROFONDEUR. SUPERF ICIE . OBSERVATIONS.
Lac Bleu ou de Lesponne . . 420“ ,70 47 hect, 21 a. 38 c.
à la cote 1968, cote
. qui correspond au
déversoir rocheux
naturel du la c 1.
Cette profondeur de 120“,70 est la profondeur
naturelle du lac, c'est-à-dire
la distance verticale comprise entre le
seuil de l’ancièn' déversoir naturel et
le fond du lac. Depuis la transformation
du lac en réservoir (Voir tableau
à la fin de l’ouvrage), la profondeur
artificielle reste en général comprise
entre 102 et 117 mètres.
Lac de Caïllaouas. . . . . . 101 mètres (Belloc),
99” ,40 (Delebecque) 2
39 hect. 19 a. 10 c.
à la cote 2164.
Cette profondeur est aussi celle du bassin
naturel; elle sera diminuée prochainement
par suite de travaux
analogues à ceux du lac Bleu et pourra
être réduite d’environ 18 mètres. Le
lever du lac de Caïllaouas a été fait par
M. Belloc, qui en a donné une carte
hydrographique au 1 /50000 *. Dans son
ensemble, un bassin unique; assez
régulier.
Lac d’Artouste............................. 85 mètres. 40 hectares (approx1). Une île, rattachée à la côte ést par une
barre immergée sur le col de laquelle
la profondeur est de 17 mètres environ.
Lac de N a gu ille ........................
Lac d’O o .....................................
t a c de Migùelou.........................
71” ,80
67 mètres (Belloc)
65 mèt. (Delebecque).
58“,20»
47 hect. (Service des P.
e t G. du département
de la Hu-Garonne),
37 hect. 77 (Service
des P. et C. de la
Haute-Garonne).
25h .85 ares (cadastre).
Un seul bassin. La profondeur maximum
est vers l’amont.
Un seul bassin dans son ensemble. Une
carte hydrographique du lac a été
dressée par M. Belloc*.
La profondeur maximum est vers
l’amont.
1. Ce renseignement, ainsi que ceux relatifs aux lacs de Caïllaouas, de Cap-de-Long, d’Aubert, d’Orédon et d’Aumar, m’a
été obligeamment fourni par M. Malterre, ingénieur des ponts et chaussées, à Tarbes.
2. Les légères différences entre les chiffres de M. Belloc et les miens proviennent de ce que M. Belloc a exploré certains lacs
pyrénéens beaucoup plus minutieusement que je n’ai pu le faire, Je n’ai pas atteint, comme lui, le point de plus grande profondeur.
Je n’ai môme pas cherché à l’atteindre, sachant qu’il l’avait déjà trouvé. Il faut tenir compte aussi des différences de
niveau qui peuvent se produire. Enfin un léger exhaussement du fond du lac a pu avoir lieu depuis l’époque où M. Belloc a fait
ses sondages. Mes chiffres peuvent donc être considérés comme une confirmation des siens.
3. Emile Belloc, les Lacs de Caïllaouas, des Gours Blancs et de Clarabide (Ass. Fr., Congrès de Besançon, 1893).
424)^"MiLE ®e llo c> Recherches et Explorations orographiques et lacustres dans les Pyrénées centrales (Ann. C. A. F., 1894,
5. Le fort vent qui soufflait m’a empêché de sonder ce lac aussi complètement que je l’aurais désiré. La profondeur la plus
grande est donc peut-ôtre supérieure à ce chiffre.
i . Lecoq, loc. c it., p. 323.