
B A S S IN D E l ’ a d OÜR
Lac Bleu ou de Lesponne, le plus profond des lacs pyrénéens, et, jusqu’à présent
du moins, le troisième en profondeur de tous les lacs du territoire français, et
lac de Peyrelade, dans la vallée de Lesponne.
B A S S IN DE LA N E S T E
Lacs d’Orédon, de Cap-de-Long, d’Aubert, d’Aumar, dans le massif du Néou-
vieille; —■ lac de Caïllaouas, le second en profondeur des lacs pyrénéens.
B A S S IN D E L A G A RO N N E
Lac, d’Oo et les quatre lacs du Port de Venasque, dans les environs de
Luchon; —■ les petits lacs de Barbazan et de Saint-Pé-d’Ardet.
B A S S IN D D SA L A T
Lacs Garbet, d’Aubé ou de Mède, de Lers, dans les environs d’Aulus£—A lac
d’Araing, lac Long et lac Rond, dans la haute vallée du Lez.
Ces trois derniers lacs, très mal connus, paraissent importants.
B A S S IN DE l ’ a R IË G E
Lac d’en Beys, les deux lacs des Peyrisses, lac de Naguille, au-dessus d’Ax-les-
Thermes; — lacs de Fontargenle, dans la haute vallée de l ’Aston ; — lac Fourcat,
lac d’Izourt et les trois lacs de Bassiès, au-dessus de Yicdessos ; — lacs Blanc et de
Peyregrand, dans la même région.
Tous ces lacs, à l’exception de celui de Naguille, sont très peu connus ; la plupart
sont étendus et probablement profonds.
B A S S IN D E l ’ a UDE
Aucun lac important ne se trouve dans ce bassin.
B A S S IN DE LA SÈG R E
Lacs du désert de Carlitte, dont le plus grand est celui de Pradeilles (ce lac,
ainsi que le lac voisin de las Dougnes, possède la particularité d’avoir un double
écoulement); — lac Lanoux, le plus étendu des lacs pyrénéens.
Le lac de Pradeilles et le lac de las Dougnes, l’un des lacs du désert de Carlitte,
qui recueillent les eaux d’un certain nombre d’autres lacs, ont deux déversoirs, l’un
vers la Sègre, l’autre vers la Tet; ils appartiennent donc également au bassin de
cette seconde rivière.
B A S S IN DE LA T E T
Les nombreux petits lacs de Carença et de Nohèdes.
VI. — La c s du littoral atlantique.
Ces lacs comprennent d’abord quelques étangs sans importance sur les côtes
du Finistère et du Morbihan; puis le lac, très étendu, mais très peu profond, de
Grandlièu, dans la Loire-Inférieure ; ensuite la longue série des nappes d’eau du
littoral landais, dans les départements de la Gironde et des Landes, dont quelques
unes, assez improprement désignées comme étangs sur. les cartes, sont très
vastes, quoique pas très profondes. Citons les lacs d’Hourtin, de Lacanau, de
Cazaux, de Parentis, d’Aureilhan, de Léon et de Soustons; enfin, dans le département
des Basses-Pyrénées, trois petits lacs ; ceux de Mouriscot, de Marion et de
Brindos, dans la région qu’on appelle sous-pyrénéenne. Si l’on fait abstraction de
ilétang de Berre et des grandes lagunes de la côte méditerranéenne, les lacs
d’Hourtin et de Cazaux sont, après le Léman, les plus étendus du territoire français;
mais leur profondeur n’est pas en rapport avec leur superficie.
A l’exception des trois lacs de la région sous-pyrénéenne ët du lac de Grand-
lieu, tous les lacs du littoral atlantique se trouvent derrière un cordon littoral, une
levée de galets, ou un rempart de dunes.
VII. — La c s du littoral méditerranéen.
La plupart de ces lacs, ou, comme on les appelle, en général, de ces étangs,
n’appartiennent pas, à proprement parler, au monde lacustre. Si l’on excepte en
effet ceux d’Entressens et de Dézeaumes, situés sur le plateau de la Crau, et ceux
deMeyranne et du Comte, relégués, aux environs d’Arles, dans deux petites dépressions
qui entaillent ce plateau, presque tous les étangs du littoral méditerranéen
sont en communication avec la mer. Mais l'ouverture par laquelle se fait cette
communication, et qui, lorsqu’elle est percée à travers un cordon littoral, est
désignée sous le nom de gràu, est tellement étroite que, en réalité, ces étangs sont,
topographiquement, à peu près séparés de la Méditerranée. Il est vrai que le plus
important d entre eux, l’étang de Berre, tout à fait différent de ses voisins de
1 ouest, ne débouche pas dans la mer au moyen d’un grau; mais la passe rocheuse
de Martigues, qui le relie à la mer, est également très étroite, et l’étang de Berre
constitue un bassin presque entièrement fermé. Il est donc rationnel de parler de