
d’accord aujourd’hui ; la frontière des deux chaînes sera la longue dépression qui
s’étend de Genève à Yoreppe, et qui est jalonnée par Saint-Julien, Rumilly, Cham-
béry, Saint-Jean-de-Couz et Saint-Laurent-du-Pont.
Une énumération de tous les lacs de France est à peu près impossible.
Beaucoup de nappes d’eau qui figurent sur les cartes sont de simples mares, souvent
même des étangs artificiels ; d’autre part, des lacs importants n’ont pas de noms, et
sont même quelquefois complètement oubliés. J’ai tenté cependant de faire, dans
chaque région, cette énumération, soit d’après mes explorations personnelles, soit
d’après des renseignements sérieux que j ’ai pu obtenir, soit enfin, quand ceux-ci
faisaient défaut, d’après les cartes d’état-major ou <Ju ministère de l’intérieur. Dans
les régions montagneuses (Alpes, Jura, Vosges, Plateau Central et Pyrénées), j ’ai
réparti les lacs par bassins hydrographiques. Sur le littoral atlantique et sur le
littoral méditerranéen, je les ai énumérés en suivant la côte.
Les tableaux qui figurent à la fin de cet ouvrage donnent la liste des principaux
lacs français. Cette liste, à peu près complète pour le Jura, les Vosges, le Plateau
Central, le littoral atlantique et le littoral méditerranéen, ne comprend que les lacs
les plus importants ou les plus connus des Alpes et des Pyrénées. Une énumération
complète des lacs de ces deux dernières régions serait fastidieuse et d’ailleurs
forcément inexacte, dans l’état actuel de nos connaissances géographiques.
Résumons en quelques lignes les éléments de ces tableaux.
I. — Lacs des Alpes.
Tous les lacs des Alpes envoient leurs eaux à la Méditerranée par le Rhône, le
Var et la Roya. Mais, comme la grande majorité de ces lacs est tributaire du
Rhône, il m’a semblé commode, pour ma classification, de décomposer le bassin du
Rhône en un certain nombre d’autres bassins qui sont ceux de ses 'principaux
affluents et sous-affluents. Nous aurons ainsi à envisager les bassins de l’Arve, de
l’Isère, de la Durance, affluents directs du Rhône, de l’Arc et du Drac, affluents de
l’Isère, et de la Romanche, affluent du Drac ; plus le bassin du Rhône proprement
dit, qui comprend tous les autres affluents de moindre importance. Il est à remarquer
que le bassin de la Drôme, rivière pourtant très considérable, ne possède aucun
lac. Je citerai les lacs les plus importants ou les plus connus de chaque bassin.
B A S S IN D U R H Ô N E
Lac de Genève ou Léman’, le lac le plus profond et le plus étendu des Alpes
françaises et même de la France entière, traversé par le Rhône; — lac d’Annecy,
1. Je ra p p e lle que le s tr o is c in q u ièm e s enviroD du la c de Genève ap pa r tien nent à la S u isse . Cette
r e str ic tio n se r a tou jou r s so u s-en ten d u e , lo r sq u e j e ran g era i le la c d e Genève p a rmi le s la c s français.
la deuxième lac des Alpes pour la superficie, qui se déverse dans le Fier par la
petite rivière du Thiou ; —- lac de Montriond, dont les eaux se rendent au lac de
Genève par la Dranse du Chablais.
B A S S IN D E l ’a RVE
Les lacs de ce bassin ne sont ni très nombreux ni très importants ; quelques-uns
cependant sont bien connus des touristes. Lac Cornu et lac du Brévent, dans le
massif du Brévent; 5 lac d’Anterne, sur le versant septentrional du col que la nouvelle
de Tôpffer a rendu célèbre; — lacs de Gers et de Flaine, près du désert de
Platey.
B A S S IN D E L’ IS È R E
Ce bassin est très riche en lacs, et il en compte quelques-uns qui sont très
connus et très intéressants. Lacs de Tignes et de la Sassière, près des sources de.
l’Isère; — lac de la Girotte,le plus profond des Alpes françaises après le Léman, dans
les montagnes de Beaufort; — lac de Saint-André, situé au milieu des célèbres
abîmes de Myans ; — lac de Sainte-Hélène, près de Montmélian ; — lacs des Sept-
Laux, dont les plus importants sont le lac de la Motte, le lac Carré, les lacs
Cotepen et de Cos;— lacs du massif de Belledonne, parmi lesquels je citerai les lacs
du Grand et du Petit-Doménon, le lac Crozet et les quatre lacs Robert.
B A S S IN D E L ’ARC
Les lacs de ce bassin n’ont point encore été étudiés; plusieurs d’entre eux
paraissent être assez intéressants, par exemple le lac Rond et le lac du Grand-Ban,
près du col des Rochilles.
B A S S IN D E L A ROMA NCHE
Lacs du massif des Grandes-Rousses, (lac Tournant, les deux lacs Blanc, lacs
de Balme-Rousse, de la Fare, etc.) ; — lacs Jeplan, de la Corne et de la Sagne, sur
le versant sud du col des Sept-Laux ; — lac de Belledonne, dans le massif du même
nom ; lac de Lovitel, un des plus importants des Alpes, dans la vallée du Vénéon ;
— lacs du massif de Taillefer, dont le plus grand est le lac Fourchu; — lacs de
Petit-Chat, de Laffrey et Mort, sur le plateau de la Mure.
B A S S IN DU D R A C
Lac des Estarys ou grand lac de Prelles, dans la vallée du Drac d’Orcières; —
les trois lacs de Crupillouze, dans celle du Drac de Champoléon ; — lac de Pierre-Châ-
tel, sur le plateau de la Mure.