
à celui parcouru par un point de1 la circonférence de la poulie; comme ce dernier
Fig. 1. — Coupe schématique de l’appareil de sondage
employé sur les lacs.
, tambour autour duquel s’enroule le fil ; b, e, poulies de renvoi ;
c, contrepoids destiné à faire basculer le levier c d lorsque la sonde touche
le fond et à arrêter la descente du fil par l’intermédiaire d’un frein qui
agit sur le tambour a; d, poulie métrique; f, poulie de renvoi destinée à
empêcher le fil de frotter contre le bateau; g, plomb de sonde.
chemin est mesuré par le compteur,
on voit que l’on pourra,
en donnant à la circonférence
de la poulie une longueur convenable,
lire immédiatement
sur
le compteur la
quantité dont le
poids s’est immergé.
Le fil d’acier
étant à la
fois très léger et
très résistant, on
peut le charger
d’un poids relativement
considérable
et l’on est
ainsi facilement
averti quand le fond est touché. Pour plus de sûreté, on peut munir
l’appareil d’un frein automatique
qui arrête le tambour.
Les figures 1 et 2
représentent la disposition
générale de l’appareil.
On peut, sur ce principe,
construire des appareils
très variés. Je mé
F i g . 2 . - - Mode
d’assemblage du
fil avec le plomb
de sonde.
suis servi, pour les lacs de
Genève, d’Annecy et du Bourget, de la
machine du bureau topographique fédéral
(fig. 3) dontM. Hôrnlimann a su tirer
un excellent parti pour le sondage des
lacs suisses1. La circonférence de la
poulie métrique est ici d’un mètre, le
diamètre du fil d’acier de O"'“”',!!, le
poids du plomb de sonde, qui consiste
en un boulet rond, de 4 à 10 kilogrammes.
- Machine à sonder du bureau topographique
fédéral.
Cet appareil fonctionne très bien ; il a pourtant l ’inconvénient d’être très lourd et
1 . Hô rh lim ah .v , U é te r Seettefenmessungen, Nr. 1 9 , 2 0 u nd 2 1 , Bd. VlIIde r « Schweiz. Bauzeikmg », I 8 8 6 .
de nécessiter un bateau très robuste et un équipage de quatre hommes. Pour étudier
des lacs moins facilement accessibles, j ’ai fait usage du sondeur Belloc, dont le principe
est analogue, mais dont toutes les dimensions sont réduites et qui a l’avantage
de ne peser que 20 kilogrammes1 (fig. 4 et S).
Enfin, pour l’exploration des lacs de montagne, j ’ai simplifié encore cet excellent
petit appareil que j’ai amené à ne plus peser que 4 à 5 kilos (0g. 6). A l’exception
de la flèche démontable, dont la longueur est de 0“,50, l’appareil tient tout
entier, dans une boite de O^O de haut sur 0",30 de long et 0”,20 de large. Le fil, qui
Fig. 4 et 5. — Sondeur Belloc.
A‘ B ’J ’0Uli° ’5“ r î f '1” 11» P“ “ 1” N déplacer laté ra lement, s u iv i» . la posi-
D poulie nmnio d’un mmnt«n ^ r ’ Poub e fixée a u lev ie r L e t ten d an t à le soulever p a r suite de la tension du fil. —
d “ S B p f f l mé trique . - E, cylindres en tre lesquels p a sse le ni. - F, poulie de renvoi -
qni ’. r r é ï le ta n i™ qt pouvant tourne r au to u r de G. - L, lev ie r tournant au te u r de O e t ag issant su r un frein
M N, autre leS riîn S an s0»; ta Z ^ “ 00830 d' to o I M d" B »■> Haut 1, p.ulle C. -
le levier L a u frein. - R, ^
a un diamètre de 0 ,4 et qui pèse environ un gramme par mètre courant, supporte
un poids de 2 kilos. Le frein automatique est supprimé, mais la main de l’opérateur
perçoit très aisément le moment où la sonde touche le fond. L’appareil peut
porter facilement plusieurs centaines de mètres de fil.
Trois causes d'erreur sont à signaler.
1° Le plomb de sonde s’enfonce dans la vase du fond du lac d’une certaine
quantité que nous ne pouvons apprécier, mais qui ne dépasse pas en général
q eques cen imètres. On obvie en partie à cet inconvénient en donnant au boulet
une forme sphenque ;
B t. CXII, p . ,2 0 4 , 1 8 9 ,, e t