
l i i
LACS DU P L A T E A U C EN TR A L
L A C S d ’ iS S A R L È S , P A Y IN , C H A U V E T , DE T AZ AN AT ET DE
LA G O D IV E L L E - d ’ e N -H A U T
Sondages thermométriques dans la région de plus grande profondeur.
A. D e l e b e c q u e , 1892.
L A C S D E G ÉR A R DM ER , d ’ eS T O M E T ü ’ OQ
Sondages thermométriques dans la région de plus grande profondeur.
A. D e l e b e c q ü e , 1894, 1895^
L A C DES VOSGES. LACS DES PY R É N É E S .
L A C D E G É R A R D M E R L A C D E S T O M L A C D ’ÔO
( a l t i t u d e 6 6 0 m è t r e s ). ( a l t i t u d e 1 7 8 2 MÈTRES). ( a l t i t u d e 1 6 0 0 m è t r e s ) . '
PROFONDEUR 1 8 9 4 PROFONDEUR 1 8 9 4 • PROFONDEUR 1 8 9 4
m esu ré e — m e su r é e m esurée —
e n m è tr e s. 5 septembr e. en m ètre s. 11 ju ille t. e n mètre s. 24 ju ille t.
0
Degrés.
1 7 ,5 0
Degrés.
7 ,8 Ô
Degrés.
1 1 ,4
5 1 7 ,4 8 6 ,5 ,l(j 9 ,2
1 5 ,7 1 7 ,5 0 6 ,4 65 m
1 5 ,0
8 9 H 1 4 ,7 .»
1 3 ,7 l l l l l l
10
1 1 ,8 -1 1 ,9 -1 0 ,9
11
9,1
s s f t ê
12 7 ,7 5 H ■ H g
15 5 ,9
20 ‘ M 111111
30 4 ,8 HiiP »
34 4 ,8 * »
I I I . — Répartition des températures dans un même lac.
Dans le deuxième volume de son Léman1, M. Forel a exposé d’une façon très
complète les règles générales qui président à la distribution des températures
dans les lacs.
Ces règles découlent toutes de la loi fondamentale en vertu de laquelle j |
maximum de densité de l’eau a lieu à la température de 4°*. 11 résulte de cette loi
que la température d’un lac suit la marche générale suivante; pendant une moitié
de l’année (printemps et été), la surface du lac se réchauffe; mais, à cause de la
faible conductibilité de l’eau, la chaleur ne pénètre que lentement et très peu dans
les profondeurs ; l’eau réchauffée, diminuant de densité, se tient à la surface,, et les
couches basses restent froides. Pendant la seconde moitié de l’année (automne et
hiver), les eaux de surface se refroidissent et, devenues plus lourdes que les
couches sous-jacentes, elles tombent dans les profondeurs. Par suite de ce
refroidissement, il peut arriver que toute la masse du lac parvienne à la température
de 4°. A partir de ce moment, les eaux de surface, en continuant à se.
refroidir, cesseront de tomber, car elles deviendront plus légères que les eaux
profondes.
Un simple coup d’oeil jeté sur les tableaux qui précèdent montre immédiatement
que les températures élevées sont localisées à la . surface. Ainsi, si l’on
excepte la station de Chiffon où, comme nous le verrons plus loin, intervient une
cause particulière de réchauffement, la température du lac de Genève, à la profondeur
de iOO mètres, n’a jamais été trouvée supérieure à 6° pendant quinze
années d’observations. Au lac d’Annecy, cette température de 6° n’a pas été rencontrée
au-dessous de la couche de 30 mètres ; au lac du Bourget, où les observations
sont, il est vrai, moins nombreuses qu’aux lacs d’Annecy et de Genève, elle
ne parait pas atteindre la couche de 50 mètres. Quant à la température du fond du
lac de Genève, prise à la profondeur de 300 à 310 mètres, elle a, pendant les
quinze années d’observations, varié entre les limites 4° et 59,3, ce qui fait un écart
de 1°,3.
On voit encore que, pendant l’été el l’automne, le passage des couches chaudes
aux couches froides se fait d’une manière très brusque. La variation peut atteindre,
1. Page 289.
2. E n r é a lit é , le m a x im um n ’a p a s lie u ex a c tem en t à 4°. Il n ’a pas lie u à la m êm e tem p é ra tu r e pour
tou s le s la c s , à ca u se de la d iffér en ce d e la com p o sitio n d e leu r s eau x . N é anm o in s, com m e le s é c a r ts le s
plu s grands n e p a ra issen t p a s d ép a sse r 2 à 3 d ix ièm e s de d eg ré , j ’adoptera i p a r to u t, p our la com m o d ité
du ra iso n n em en t, la tem p é ra tu r e de 4° c om m e é ta n t c e lle d u m a x im um d e d en s ité dans to u s le s la c s
d’ea u douc e.
3. Voir, dans l’e x c e llen t ch ap itre d u Léman d e M. F o r e l q u i tr a ite de la T he rm iq ue , le s a llur es d e la
v a r ia tio n de tem p é r a tu r e au fon d du la c de Genève.