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|Ç)4 LÉZARDS CA^ilÉLÉûîCIENS
côté droit, par exemple, il s'opère un élargissemenl
dans les deux paquets de doigts qui fixaient la pince ;
ils s'élèvent et s'écartent en travers ; en même temps
l'avant-bras se coude, se soulève et se porte lentement
en avant. Cette patte reste suspendue comme si l'animal
éprouvait une sorte d'incertitude sur le point où il la
dirigera ; en effet, il la porte en tâtonnant à droite, à
gauche, derrière et devant, pour rencontrer un nouveau
point d'appui. Quand il semble l'avoir reconnu
ou trouvé, il paraît chercher à en explorer la solidité,
et seulement alors les deux paquets de doigts le saisissent,
l'enveloppent et s'y fixent. Bientôt la patte
postérieure gauche exécute une semblable manoeuvre,
puis la pince antérieure du côté droit, et enfin la
patte de derrière gauche. C'est alors seulement que
la queue, souvent roulée en spirale sur quelqu'autre
partie voisine pour assurer la solidité du tronc, vient
à se détortiller pour se porter à la suite, et remplir de
nouveau la fonction de sûreté contre le péril de la
chute, car l'animal l'emploie quelquefois pour se suspendre
et chercher avec les pattes un autre point fixe.
Nous savons que les Caméléons se nourrissent
essentiellement de petits animaux vivans , surtout
de larves, de chenilles et d'insectes parfaits; qu'ils
épient pendant des heures entières leurs mouvemens,
et que le moindre signe de vie paraît à peu près leur
être nécessaire pour les déterminer à projeter la langue
avec une rapidité prodigieuse sur la proie, qui se
trouve comme humée ou attirée dans la bouche, et
avalée avec la vitesse de l'éclair, quoique tous les
autres mouvemens de l'animal soient comme compassés
, et qu'ils s'opèrent lentement, avec une sorte de
néffliçence ou de paresse affectée.
ou SAURIENS CHÉLOPODES.
Qu^ant aux cu'constances qui précèdent ou qui suivent
la reproduction de ces espaces de Keptiles „o",
avons peu de détails, et nous ne répéterons ¿a" : :
que nous avons rapporté d'après Vallisnieri, de!ZiZ
par p h e r s que la femelle prend de ses oeuis. En l
neral, ce epartie des moeurs des Caméléons demande
de nouvelles observations. i^manae
-Distribution géographique.
^ous allons indiquer comment les espèces de cette
f a i l l e semblent avoir été réparties et'emblent ap
P lees a habiter aujourd'hui sur notre globe, car on
. en^a pas encore trouvé de débris danf les o 'ssel : :
Caméléons .[ue .„us reconnaissons anjourdïu hf
t u e « ,„„,es le continent de cette partie L ntnde, ou'
¡ni ont':" " r"'"' - -p i - -
m sont pas exclusivement aifeetees, attendu qu'on
k trouve aussi rune, ou le «„ j J " ™
George la seconde, ou le Caméléon vulgaire Jans
k m , d , de l'Europe; et la troisième, gui est celle '
I est rcmarquahle que l'Ile de Madagascar produise
sep des espèces cjui sont particulifae°s à l ' I " "
c est -a-di reles CaméUous PumUre, i. BroolT^
Parson a cap,.ko,., à landes, nasu et
n eu est deux cependant que l'on rencontrera,::
ment k premier dans les îles de Maurice et de B
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