
(le formes variées. Variété propre au nord du Mexique, à feuiiies phi.s épineuses,
d'un vert mat au lieu d ’être luisantes, ternes en dessous, taille aussi
plus grande : inllorescences plus compactes ; parait aussi moins rustiiiue.
M. A . repens. — M. rcpensC. Don. — Herheris repens Lindl. — But. Reg.
tab. 1176. — Cette variété généralemenl considérée (sans doute p a r la force
d ’babitude) comme une espèce distincte, ne diffère cependant de la précédente,
dans ses caractères principaux, qu’en ce qu’elle est moins élevée,
0"‘50-0"'7o au lieu des dimensions indiquées ; p a r sa grande tendance à t r a cer
et à drageonner ; p a r ses feuilles qni sont peu ou point luisantes en
dessus, opaques en dessous, ovales elliptiques ou ovales oblongues, peu é p i neuses,
arrondies à la base, d’nn vert glauque on très glauque au deux faces
et généralement à 0-9 folioles au iieu de 7-9, souvent même de 3-7 ; le reste
comme le tyiie.
Cette variété croît dans les Montagnes Rocheuses, sous les lalitudes de la
Nouvelle-Californie; n été aussi introduite en Europe par Douglas, on 1822.
Quoique moins élégante cpie le M. aquifolium, clic mérite néanmoins d etre
cultivée comme arbuste d'ornement et même comme essence l'orostière pour
retenir les terrains en pente, fixer les talus cl les terrains mouvants.
Citons enfin les variétés borticoles : gracilis, anemonoefolia, crassifolia,
hdeucacnse, et Wngneri, différant pins ou moins du type.
2. — M. n e r v é . — M. NERVOSA Hook. — M- glumosa Lindl. Paxt.
Mag., VII, tab. 93.— Berberis glumacea Spreng. Bot. Beg., tab. 1426. —
Spach, A'égét. Plian , VIII, p. 34. — Fi. des Serres, H, juillet. Pl. IV. —
Amér. sept.
Cette espèce, trouvée par Douglas dans les bois ombragés de pins, à
l’embouchure de la Columbia où elle croît en abondance, ainsi que depuis
le 40“ ju sq u ’au 49” de latitude, n ’est qu’un arbuste subacaule de 0"30
à 0“40 de hauteur au plus. Son introduction remonte à 1826. — Tiges plus
ou moins touffues, grêles, dressées, feuillées, cylindriques, couvertes vers le
sommet par les écailles de bourgeons anciens. — Feuilles très longues, a t teignant
ju squ ’à 0"’o0-0“6ü, à 11-13 folioles, parfois jusqu’à 13-17, nerveuses
dès la base, nervure médiane à peine plus forte que les nervures latérales ;
ces folioles ovales, ou ovales lancéolées, pointues, sinuées dentées, subcor-
diformes ou arrondies à la base, d ’un ver t glauque ou pâle, peu ou point luisantes,
réticulées, veines el nervures proéminentes aux deux faces, 3-7 ner-
vées, cartilagineuses au bord, très coriaces. Pétiole commun plus gros
que dans la précédente, rougeâtre, fortement rcnllé aux articulations.
Ecailles linéaires lancéolées, cuspidées, roussâtres, très développées, ayant
cer tains r appor ts avec les glumes des graminées. — Grappes longues,
de 12-20 centimètres, denses, multiflores, axillaires et terminales. Pédicelles
courts, nutants, épars ou subverticillés. — Fleurs d’im jaune citron, plus
grandes que colles du M. a q u ifo lim n ; sépales très oblns, souvent lavés de
ronge en dessous ; pétales bilobés au sommet. — Baies d ’un bleu noirâtre.
Ccl arbuste se cultive comme les espèces précédentes sauf qu’il demande
im terrain léger. Ajoutons que ses sommités é tant coupées il refait difficilement
sa tige p a r le développement de bourgeons advenlifs.
3. — M. du N ép au l. — M. NEI’AI.ENSIS DC. — Deless. icon., H, tab. 4.
— Berberis nepalensis Spreng. — .lard. il. III, tab. 278. — B. miccia
Hamilt. — B. p in n a ta Boxb. Pl., Ind. H, p. 184. — Népaul.
Originaire des montagnes du nord de ITnde où, d’après Roxburgh, il
s ’étend vers l'est jus([u’â la région nommée Manipour. Ce Mahonia a été
obtenu au jardin de Chiswick de graines envoyées p a r la Compagnie des
Indes. C’est nn magnifKpie arbuste de 2"' à 2“'o0 de hauteur , à tiges dressées,
riilmstes. — Feuilles grandes, pendantes, atteignant 33-60 centimètres.de
longueur, à 13 folioles ovales lancéolées, dentées, épineuses (3-6 de cliaque
côté), cuspidées au sommet, arrondies à la base ; les feuilles des jeunes
plants de semis g lau q u e s .— Grappes simples au sommet des tiges, peu
nombreuses, minces, allongées, atteignant jusq u’à 0,13 de longueur.
Fleurs grandes. — Baies oblongues d ’un pourpre foncé. Très jolie plante
d’ornement ; rustique.
4. — M. de L e so h en a u lt. — M. LESCIIENAULTI Wall. — Cat. n” 1479,
Wiglit. — Berberis acanlhifoliaNHaM. — Indes Orientales.
D’après le D” Wight cette plante se trouve p ar tout dans les fourrés d ’ar bustes
des environs d ’Outakamand dans les Nilgbiris. Ses feuilles, longues
de 0'”30ont de 11-13 folioles, sont plus dures, plus courtes, et p lu s r ap p ro -
cliées que colles du M. nepalensis avec le([uel elle a b c au c o u p d affinité. Les
fruils sonl d ’un pourpre bleuâtre ct globuleux au lieu d ’être oblongs.
3. — M. de F o rtu ne . — M. POBTUNEl Lindl. in journ. of Hort. Soc. I,
p. 231 et 300 (cum icon). — Fl. des Serres, III, Miscel. 33, avec figure.
— B . Forlunei Lindl. — Cbine.
Espèce découverte par Fortune dans les jardins du nord d e l à Chine et
introduite p a r lui en Angleterre en 1846.
C’est un bel arbuste, s ’élevant en buisson touffu de 1"20-1“'80.— Feuilles
très longues, composées de 9-11 folioles linéaires lancéolées, bordées de nombreuses
petites dents spinescentes el glauques. — Fleurs assez petites,
jaune terne, disposées en nombreux épis serrés, formant une panicule terminale.
Fleur it en automne. — C’est une espèce rustique d une culture
facile, bien qu’elle semble préférer les terrains légers, substantiels.
6. - m ! du J a p o n . — M. JAPONICA DC, — M. Bealii Fort. — L'Hort.
franc. 1833, tab. 13. — Berberis ja p o n ica Lindl. in Paxt, et Bob. Br.
B. Bea/ü Curtis, Bot. Mag , tab. 4832. — I le x ju p o n ic aV hw n h . — Chine
et Japon.
Décrit pour la première fois en 1802 par Thunberg, i[ui l’avait observé
dans les jardins de Nippon, co Mahonia a été depuis retrouvé p a r Fortune
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