
ovales, brusquement rétrécies ar rondies au sommet, glabres, finement
dentées serrées et d'un beau rouge po u rp re , à éclat var iant avec la vigueur de
l a végétation. Boutons sphériques, visibles dès la fin de janvier. — Pleurs par
1-2 sur un pédoncule grêle, rouge, glabre, de 12 à 18 millimètres de long;
CCS lleurs de 22 à 24 millimètres de diamètre sont d ’nn beau blanc, parfois
nu peu rosé ; les sépales sont verts, à lanières glanduleuses, rouges ; gorge
ruuge ; étamines 2,5 à 30, à filet blanc, à peine rosé, et terminé p a r une
antlière d ’un rouge orange vineux, Yn\\\.sphériijue, rouge, 30 millimètres de
diamètre, lisse, peu ou pas pruiné, por tant au sommet un court mucronulé
d’un rouge mélalUque bronzé; pédoncule d ’euviron 2 cenlimètres, insère' ras
le fruit ; chair ver t grisâtre, très molle, fondante, sucrée acidulée, agréable
à manger; noyau elliptique, un peu ajilati, long de l a mill, sur O'"!! d elarge
e l â surface tiiicmcnt chagrinée. Maturité vers la fin de juillet.
Go P ru n ie r est originaire de la Perse, des environs do Tabriz (Ader-
bijan) et a été introduit on France, chez M. Paillct, à Sceaux, vers 1880,
qui lo tenait de M. Pissard, ja rdinie r en chef du Shah de Perse.
Le P . P ù sa rd i est au point de vue botanique très voisin du P . Myrobo-
lana, il n en diffère guère que p a r la couleur de son feuillage, p a r ses fleurs
uu peu plus grandes, p a r la forme et p a r la saveur de ses fruits,- il fleurit
aussi uu peu plus ta rd; néanmoins, on peut le considérer comme une
variété du précédent, co que semblent conlirmer les semis faits en maints
endroits qui ont donné des individus semblables au P . Myrobolona. (Rev.
llort. 1853, p. 194 et 3G2). U est d ’ailleurs très ruslicjuo et résiste aux plus
grands froids du climat parisien ; c’est un très bel arbre d ’ornement, intéressant
par la précocité de sa floraison, et sur tout pa r son feuillage qui
peut prendre , suivant les climats et les saisons, les nuances les plus variées,
depuis le pourpre intense ju sq u ’au vert rouilleiix.
Va r ié t é .
i>. DE p . A FEUILLES R o u s B BRIQUE, — P . pscudo Pissardi. Rev. Hort., 1888,
p. 147. Feuilles d ’un roux cuivré, allant en s’atténuant à mesure qu’on
avance dans la saison ; fruits plus pelits, rappe lant assez la Mirabelle, et
d'excellente qualité.
10. — P . Co c omi l io . — P. COGOMILIO Ten. — Prodr . II, p . 333. —
Decne. Ja rd. Fr. .Mus. — C. Koch, I, p. 99. — Italie.
Arbrisseau ou petit arbre à r ame au x épineux; écorce noirâtre, luisante,
ressemblant à celle du P . Myrobolana. — FeuiUes ovales ou obovales, crénelées,
glabres aux deux faces et crénelures glanduleuses. Pédoncules courts,
géminés. Fleurs apparaissant à la fm d ’avril ou au commencement de mai
en même temps que les feuilles. Fruit ovoïde arrondi, de 28 à 30 millimètres,
aussi long que large, aplati à la base, ja u n e rougeâtre, rouge vif sur lo côté
insolé; c'haiv ja u n â tre , molle, jutueuse, très bon goût, mais acide près de la
peau ; noyau adhérent, petit, ellipsoïde, presque lisse, suture t ranch ante
ou aiguë, 14 millimètres do long sur 11 de large et 8 millimètres
d ’épaisseur. Maturité en août.
Ge Prunier croît en C.alalire ; les liahitants lo nomment Cocomilio oa
Cocumilio, ot emploient son écorce comme fébrifuge.
11. — P . d i v a r i q u é . ■— P . DIVARICATA. Ledeb. icon. Fl. ross. tab. 13,
et Fl. ross. II, p. 5. — C. A. .Meyer, Pfl. p . 133. — Boiss. FL II, p. 631.
llook. Bot. Mag. tab. 6316. — A. Lavali. Arb. Segr., p. 49, tab. 13. —
Caucase.
Petit arbre ou grand arbrisseau, branclui dès la base ; rameaux cylin-
(Irbpios, divariqués, spinulacés, verts ; les inférieurs horizontaux, subprostrés,
leur écorce lisse, hrun mar ron foncé, parsemée de nombreuses el
grosses lenlicelles d’un gris jaunât re. — Feuilles elliptiquos-lanoéolécs ou
oblongues ovales, parfois rhomboïdales, ou suborliiculaires, acuminées au
sommet, longues de 4 à 5 contimètres,et largos de 2 à 3, très f inement dentelées
dans tout lour pourtour, glabres en dessus, très poilues à la face
inférieure, le long d e là nervure médiane; les llórales lancéolées et plus
longuement acuminées ; pétiole 3 â 8 millimètres, grêle, canaliculé, dépourvu
do glandes, pubescent on dessous. Stipules membraneuses, linéaires
falciformes, très caduques. — Fleurs d ’un blanc pur, solitaires, apparaissant
on avril avant les feuilles ; pédicelles do lü à 12 millimètres de
long. Frui t pen d a n t, régulièrement ellipsoïdè, do la grosseur et de l ’aspect
de la Prune Mirabelle, mais à peau luisante, uniformément ja u n e beurre,
33 millimètres de long snr 23 de large, très cour tement apiculé au sommet ;
chair peu épaisse, plus pâle que l’épicarpe, à saveur sucrée acide ; noyau
non adhérent, moyennement allongé, très pointu, même piquant, chagriné
et pourvu de 2 sillons à droite et à gauche de la suture. Maturité au
commencement de septembre.
Plusieurs botanistes ont voulu voir dans le P. divaricata le type du
P. Mirubella, mais le fait que les fleurs apparaissent av an t les feuilles, la
couleur du fruit d ’un jau ne clair uniforme et non tacheté de rouge, puis
la direction pendante de ses fruits, l ’éloignent foncièrement du P. M i-
rabella.
Le P. divaricata est commun dans toutes les provinces maritimes du
Caucase ; d ’après Boissier, il croîtrait aussi en Macédoine, dans la Thrace
ainsi q u ’en Bithynie, et son aire s’étendrait jusqu’en Perse. Cultivé depuis
1822 au j a rd in botanique de Dorpat (Russie), on le trouve au jourd ’hui dans
la plujiart des collections dendrologiques de l’Europe. Ses nombreuses
lleurs précoces le r endent précieux pour ro rn emen ta t io n ; il s’accommode à
|)cu près do tous les sols ot ne redoute ni la sécheresse ni l’humidité. Ses
fruils, tout en étant comestibles, ne sont pas savoureux.
12. — P . M a r i t im e . — P. MARITIMA ’Wang. Beschr. nordam. IIolz-
art. p. 103 (1781). — P . pubescens Poir. in Ency. méth. IV, p. 384.
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