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EXPLICATION DE LA PLANCHE IV
A . — E u c a l y p t u s g lo b u l e u x . — A, ram eau x avec feuilles e t fleurs ; A, coupe lo n g itu
d in ale de la fle u r; .4,. étamine ; .4j, coupe tran sv e rsa le do l'o v a ire ; A;, fru it vue
d'ensemble ; d j, g ra in e g ra in e fertile e t s té rile .
B . — E u c a l y p t u s r o b u s t e . — H, g lomérule de fru its.
11. — E. v im in a l. — E. VIMINALIS Labill. — Bentli. Flor. Austr. Ill,
p. 239. F. V . Müll. Eucalj-p. X, n ” 10. — Ndn, .Mém. Eucalyp.. 1883 et
1891. — Aulg. Maiina Gum et White Gum des colons australiens.
Cette espèce du sud-est de l'Australie se trouve aussi en Tasmanie, et peut,
comme la précédente, atteindre les plus grandes dimensions ; c’est ainsi
que D. Boyle a trouvé un individu, qui avait 106 mètres de haut, sur 6 mètres
de diamètre ; F. v. Müller, a aussi trouvé sur le Upper A'arra, et le Upper
Goulburu-Birer un pied qui avait jusqu 'à 20 mètres de circonférence. Cet
arbre n ’aime pas beaucoup l'état de massif, mais s’accommode de sois pauvres,
même sablonneux. — Tronc généralement droit. Rameaux grêles, p en dants,
anguleux, vert jau n â t r e ou vert un peu rougeâtre. — Feuillesde l’état
juvénile sessiles, opposées, décussées, lancéolées, plus ou moins aiguës,
généralement vertes ou faiblement glaucescentes ; à l’état adulte elles sont
linéaires falciformes et pendantes, d ’un beau vert clair ; nervure médiane
blanche ou jaun e très pâle ; limbe long de 20 à 24 centimètres sur
1,,3 à 2 de large ; pétiole, 2 centimètres de long. — Fleurs en cymes axillaires,
trillores, presque sessiles ; boutons plutôt petits, ellipsoïdes ou fusi-
formes ; pédoncule assez court, ni anguleux ni rugueux. — Frui t presque
semi-ovale, de 6 à 7 millimètres de large sur autan t de hauteur , à 3-4 loges,
r arement 3 ; marge large, convexe ; valves finalement exertes, deltoïdes.
L E . viminalis est un bel a rbre d ’ornement ou d ’avenue, à croissance un
peu plus lente que celle de V E .globulus, mais plus rustique ( 1 ). Son bois n ’a
pas non plus les qualités de ce dernier. On en voit déjà plusieurs beaux
spécimens dans la région de l ’Oranger en France, notamment à la villa
Thuret et au jardin d ’acclimatation d'I Iyères ; tel est celui représenté pa r
notre planche phototypique n “ 13, qui en 1887, mesurait 20 mètres de h a u teur
sur 1“ 70 de circonférence. Son bois, de nuance claire, varie de qualité
avec les endroits oü il a cru et sert à tous les usages domestiques ; son écorce
contient 3 0 /0 de résine kino employée au tannage. Il produit une sorte de
manne ou mélitose produite p a r la piqûre d'un insecte.
12. — E. u r c éo lé . — E. URNIGEBA Hook. Flor. Tasm. I, p. 134, t. 36. -
Benth. Flor. Austr. — F. y. Müll. Select. Pl. p. 164.
Arbre de moyenne, grandeur , originaire des montagnes de la Tasmanie
et des régions où l’hiver est relativement rude. Voici, d ’après Ch. Naudin,
(1) Ea 1870-71, un individu a ré sisté à Brest à 9 degrés (Rev. h ort., 1888, p , 336).
ses principaux caractères : Feuilles de l ’état juvénile opposées, décussées,
sessiles, orbiculaires, longues et larges de 2 à 3 centimètres, un peu g l a u cescentes
; celles venant après, péliolées, lancéolées, longues de 3-7 cent i - -
mètres sur 1-2 de larges. Fleurs en cymes triflores, courlement pédicellées;
le tube caiicinal, un pou resserré à sa partie supérieure, por te un opercide
déprimé, notablement plus cour t que lui et terminé p a r un petit mamelon.
Fruit, de la grosseur d ’un pois, est plus ou moins urcéolé ; la capsule y est
profondément incluse.
Cet Eucalyptus, originaire des contrées froides de la Tasmanie, est l’un
des plus rustiques, il a supporté ju sq u’à 12 degrés de froid à Monlsauve,
(Gard), chez M. Mazel. A AVhittingham Gardens, près d ’Edimbourg, il en
existe un déjà âgé, qui bien que gelé en 1860, ne mesurait pas moins en 1888,
d ’une vingtaine de mètres de h auteur . A Brest, il suppor te aussi la pleine
ter re [Rev. hort., 1888 et 1890) et y fleurit ; des individus plantés en 1871
mesuraient en 1888, 7“ 30 de hauteur sur 0“ 30 de circonférence.
2 0 Cymes ou ombelles à 3-7 fleurs ou }>lus.
13. — E. b l a n c . — E. LEUCOXYLON F. v. Mül l , Eucalyp., I, n» 4.
— Ndn. 2» Mém. Eucalyp. p. 36. — Vulg. Ironbark-tree.
Cette espèce, indigène de la colonie de Victoria et de la plu pa r t des
districts de la Nouvelle Galles du Sud, peut atteindre de 30-33 mètres de
hauteur . L’écorce, d’après P. v. Müller, varie suivant les circonstances de
sol et de climat; on en distingue deux principales formes: dans certains cas
elle est caduque et laisse le tronc blanc, d ’où le nom de Gommier hlanc qui a
motivé le nom spécifique ; dans d’autres cas elle est persistante, crevassée,
très dure, hrune, se fonçant de plus en plus, presque ju squ ’au noir en
vieillissant, et laissant suinter çà et là, une résine d’un rouge brun foncé.
Rame aux moyennement robustes, cylindriques ou obscurément trigones,
rougeâtres o u v e r t rougeâtre. — Feuilles assez longuement linéaires, falciformes,
de 0'“12 à 0'"14 de long sur 0-02 3-0“’032 de large, d’un vert sombre,
coriaces, assez épaisses ; pétiole 0»'030 à 0”03o de long ; d ’après Naudm les
feuilles de l'état juvénile sont toujours alternes et pétiolées. — Fleurs jaune
pâle en ombelles cymeuses de 3-7 fleurs sur pédoncule do 0-012 à ü'”013 de
long ; pédicelles un peu plus courls, renflés et aplatis au sommet. Boutons
moyens, ver t rougeâtre, munis de deux p rinc ipales nervures. — Frui t 3-7 loges,
pas ou ra rement anguleux ; bords fortement compr imés et quelquefois
un peu plats. — La croissance de cet arbre est très influencée pa r la nature
du sol : ce sont les terrains granitiques ou rocailleux, qui semble le
mieux lui convenir ; il réussit même sur ceux relativement maigres.
D’après F.v. Müller, ce serait une des espèces qui s’accommoderaient le mieux
des terrains cons tamment chauds et humides.
h e h o is .Ir o n b a r k ou bois de /er de l’Australie méridionale, varie au pomt
de vue de la couleur, du blanc au rouge clair ou au rouge brun. Les vaisi
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