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178 MÉNlSPKl l .MACÉlCS C A L ïC A N T l lE 179
jaires. — Fleurs petites, verdâtres. — Etairion conr tement stipité p a r le
gynoiihoro ; drapes souvent géminées, formant un frnil didyme du
volume d 'un gros pois d ’un violet noirâtre, mucroné latéralement ;
noyau brunâtre, dur , Irigone, â carène médiane trancliante. — Floraison
mai ct juin.
2. — M. de D a ou rie . — .\f. l).\UltICU.\I DC. — Ueless. Icon, I, lab. 100.
.t rbrissean des collines roclieuscs do la Daourie, ne différant guère du
précédent que par ses feuilles plus petites, de 5-0 centimètres de longueur et
autant de largeur, en forme de iKmclier, d’un vei't plus fonce, 3-lobées,
(les 2 de côté pou développés) (|ueli[uefois o, donl 2 supérieurs plus petits,
toujours glabres, même dans lo jeun e âge ; pétiole plus court. 11 csl aussi
plus gr impant que son congénère ; se muiUplie également par éclats.
2 9 . — C I S S A M P È L E . — C IS SAMPELOS L i n .
Du g re c kissos, lie rre e t ampelos vigne ; allusion aux tiges volubiles.
.Arbustes ordinairement grimpants, â feuilles alternes, entières ou découpées
.— Fleurs dioïques, en grappes axillaires ou latérales ; les mâles forlc-
mcnl ramifiées et â nombreuses pelites grappes ; les femelles constituées par
un axe simple à nombreuses bractées allernes. Fleurs nulles : sépales 4,
bisériés ; pétales i , soudés on corolle cupuliforme ; étamines 2, sondées en
andropliorc grêle, columnaire, terminé p a r los antlières formant une sorte
d ’anneau, 4-lubé. Fleurs femelles : 1 seul sépale latéral et 1 pétale inséré
devant lo sépale; ovaire solitaire à trois stigmates. — Drupe monospermo,
campylotrope, donl le noyau renferme une fausse cloison incomplète, sur laquelle
so moule la concavité d ’un albumen cbarnu, mince; embryon long,
cylindrique, ar(|ué.
Ce genro comprend une vingtaine d ’espèces toutes originaires des r é gions
tropicales mais on n ’en trouve guère que deux dans les cultures, (¡ui
sont des plantes de serres demandant la pleine terre ou des lorrains un pou
forts, ct auxquelles il faut beaucoup d ’espace pour les amener à lloraison.
On les multiplie de boutures â l’étoulfée.
1. — C. de P a r e ir a . — C. PAREIRA Lin. — Lmk. Encycl., tab. 830. —
Desc, Ant. 111, 201. — Swartz, lab. 10, fig. 3. — Spach, Végét. Phan,
pl. 62. — Antilles.
Cet arbrisseau croit dans les montagnes des Antilles. —■ Jeunes pousses
velues, racines dures, ligneuses, tortueuses, lirunes au deliors, jau nâ t re s en
dedans. — Feuilles assez grandes, 7-9 nervées ; ovales orbiculaires, q uelquefois
cordées, peltées, saUnées en dessous. — Fieurs d ’un beau rose. — Drupe
rougeâtre, comprimée, liôrisséc de longs poils caduques.
2. — C. d e M a u r i c e . — C. .MALTiITIANA Aubl. — Dosv. Journ.
II, 3-4, — lies .Mascareignes.
Rameaux velus, hispides. — Feuilles orliiculaires, cordées, [lubescentes,
villeuses. — Fleurs, jaune verdâtre.
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Vlll. IVIONIIVIIACÉES. - M O N I M I A C E Æ
3 0 . — C A L Y C A N T H E . — CALYCANTIIUS L i n .
g r e c katyx, c a l ic e c t onihos, f l e u r ; .a llu s io n à l a i l c u r c o m p o s é e
d ’u n s im p l e c a l ic e .
Les Calgcanlhes sont des arbrisseaux à feuilles simples non stipulées,
opposées, caduques el rugueuses. — Fleurs assez grandes, solitaires, à
l’extrémité des pousses, régulières et hermaphrodites . Réceptacle concave,
urcéolé. — Périanllie formé do folioles en nombre indéfini, insérées en
spirale sur la face externe et l’ouver ture du réceptacle ; los plus extérieures
bractéiformes, d'autres plus élevées sépaloïdes, celles du centre pétaloïdes.
— Etamines on nombre indéfini, insérées sur le bord du réceptacle, cclle.5
fertiles (une (|uinzaine) à antlières bilocnlaires extrorses. — Carpelles en
nomlire indéfini sur le fond du réceptacle; ovaire surmonté d ’un long style
uniloculaire ù 2 ovules dont l'un avor tant. — Fruils, akènes ou drupes, mo-
nosperines, situés au fond du réceptacle devenant charnu. Toutes los p a r ties
des Galycanthos sonl aromati([ues, sur tout lés lleurs et l’écorce.
liois, blanc faiblement rosé, odorant â l'étal frais, coiiclies annuelles
bien distinctes, comprenant une zone poreuse, surtout formée de gros
vaisseaux liéants, puis de tissu fibreux, au milieu duquel se trouvent des
lignes obliques de vaisseaux ; rayons médullaires fins, â peu près égaux ;
canal médullaire obscurément hexagone. Co bois quoique dur, n ’a pas
en raison de ses faillies dimensions, d'emploi.
11 faut à ces arbusles une bonne terre fraiclie, même im peu liumide
ou marécageuse, ou tout au moins une terre de bruyère ; ils redoutent les
insolations directes.
Comme leurs graines sont ra rement do lionne qualité en Europe,
on les multiplie le plus souvent d’éclats, et, à cet effet il est bon, en les
plantant, de les enter rer un peu profondément pour faciliter le marcottage
naturel.
On en cultive 3 espèces qui ont donné p a r la culture un certain nombre
de variélés.
1. — C m u l t i f l o r e . — C. FIuORIDUS Lin. — Bot. Mag., lab. oü3. — Nouv,
Duliam., I, tab. 47. — Spacli, ii', 283. — C. stcrilis Walt. — A'ulg :
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