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OLINIÉES
X X . - OLINIÉÉS. - O L I N I Ë / E
1 0 9 . - O L I N I A . - OUN I A T l u m b .
D dié au D" .1. H. Oiin d'Upsal.
Co gonrc, jusiiu'ici représenté par une seule espèce liabitant lo Cap
(le liüiinc-bspérancc, est caraclérisé par nn calice tuhevculeux, adliérent à
l ’ovaire avec 3, rarement i, petites dents. Pétales ordinairement 3, sur lo
pour tour du calice. Ecailles 3, petites, alternant avec les pétales. Étamines 3,
à lilet très court, adné au calice. Ovaire infère, à 4-3 loges, 3 ovnlées;
ovules pendant s ; style subulé; stigmate obtus. Fruit, baie cllipiiquo ou
suliglobnieuse, tronquée, à 3-4 loges à une graine aliongéo; embryon sans
albumen, roulé en siiirale, cotylédons à peine distincts.
0 . d u Ca p . — 0 . C.tPENSlS Klotzscli. — Link. Icon. Ill, lab. 3. — 0 . cymosa
Tliunb. var. B . intermedia — Harv. et Sonder. Fl. cap. H, p. 319. —
Sidcroxyliim cymosiim Lin. fil.
.Arbrisseau ou petit arbre, toujours vert, glabre; bran d ie s olalces
angiilonses, d ’nn gris mat. Fouilles opposée^s, obovales, [iétiolées, coriaces,
vertes ct luisantes on dessns, plus pâles en’ dessous, tout à fait entières ct
ponctuées, longues d'environ 3 à 0 cenlimètres sur 2 do large. Flcuis
petites, blanches, en cimes denses, subt r id io tome s et axillaires ; bractées
(leux, à la hase de la fleur, blanches, opposées, obovales, mucronées, ciliées
ct cadu(|iies. Fruit drupe écarlale, de la grosseur d ’un pois (7-8 millimclres
de diamètre sur 8-9 de liant), cerclé dans le liant, p a r suite de la trace de
l'insertion dos organes lloraux; cliair violacée ; noyaux 2-3 loges, 1-3 graines
par loge. Bois homogène. Très-joli arbrisseau des environs de Cape-Town
et do Stellenbosdi, d ’une culture facile en serre froide, et de pleine lerro
dans lo midi.
XXI. ROSACÉES. — C E Æ
Xrîbu I .— iSpirée^. — Spii'cse.
Fleurs régulières, hermaphrodites ou polygames p a r avortement ; calice
5 fides, persislant ou marcescent; calicule ordinairement nul. Disque ta p issa n t
le fo n d du calice et formant à. sa gorge un rebord annulaire. Pétales insérés
au hord du disque, interpositifs, caducs ; étamines en nombre indéterminé ; car-
pelles ordinairement 5, libres, non inclus dans lu cavité réceptaculaire, solitaires
ou nombreux. Ovules solitaires, géminés, uu le plus souvent nombreux
pendants. F ruils follicules ou drupes.
110. — S P IR É E . — SP IRÆA l.in.
Illl grecs;»'»'«, nom clomié par les Grecs à uu arbrisseau llcxible lioul les rameaux
servaient à tri'ssci’ des cuurounes ct dos guirlandes.
.Arlirisseaii ii liges unic.s, non spinescentes, ea touffes. Feuilles alternes,
simples ou composées ; stipules latérales foliacées, souvent nulles. Fleurs
liermaphrodites ou polygames par avor temeni, disposées en grappes, on
corymbes ou en thyrses, lilanclies ou roses ; tube caiicinal sulicampanulé,
il lobes étaiés ; disque charnu, lapissanl le tulic du calice. Fitaminos ordinairement
20 ; filets suhutés ; anllières ovales ; ovaires 3, (|uelquefois 2-3 ;
style claviforme au somme l ; stigmate tronqué ou eapilellé ; carpelles sessiles
ou cour temenl stipités, à 2-13 ovules, pendanls, insérés en deux séries
sur la suture ventrale. Fruits, follicules, 2-1.3 graines, pondantes ; omliryon
exalbiirainé.
Les Spirées liabitent les régions tempérées el mèine fi-oides de l’iiéniis-
plière boréal ; presque toutes sont très rustiques ct prospèrent en général
dans tous les terrains ; cependant, on devra tenir de préférence dans la
terre do bruyère ou dans un ter rain tourbeux, les 5 . callosa, corymbosa,
ariæfolia, sorbifolia et surtout loinentosa ; les S . cnnu, h g p e r ic ifd ia et Tun-
bergii de préférence dans un sol sec et pierreux.
D'une manière générale, c’est un ter rain meulile el frais avec une exposition
mi -ombragée qui leur convient le mieux ; elles repoussent bien de
souche, ot la plupa r t dragoonnent. On les multiplie facilement de
graines, de drageons ou d’éclals, de marcottes ou de boulnrcs.
Ces arbrisseaux, dont on connait une cinquantaine d ’espèces, sonl p r é cieux
pour l ’ornementalion ; tandis ([ue les nus servent â garnir les premiers
rangs des massifs, d ’autres trouvent place dans la garniture des parterres
et des plates-bandes, et comme tous ne lleurissent jias â la même époque,
011 [leiit s’a r ran ge r , par un choix judicieux des espèces, à on avoir en llenr
depuis le commencement dn printemps jusqu ’à la lin de l’été. Ils suppor tent
très bien la taille, et sont même plus beaux quand ils sont soumis à celle
opération; pour les espèces à lleurs on épis ou panicules {Douglasii, B il-
lardi, salicifolia, elc ), dont la lloraison est plus tardive, on devra la faire
au pr intemps , et at tendre que la iloraison soit passée pour celles licuris-
sant de bonne lienre, c’est-â-dire, celles à lleurs en corymbe (ulmifotia.
o p ulifolia, chamædrifolia, p ru n ifo lia , hypericifolia, lanccolata, von Houl-
tei, etc.).
Plusieurs espèces, telles (|ue les é>. opulifolia, uhnifolia, cbamtcdrifolia,
lanceolata ot hyperici fo lia , peuvent être employées à faire d excellents
aliris.Voici les plus répandues :
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