
r emarquable pa r la linesse de son grain, renchevê t re inent de ses fibres,
sa résistance aux alternatives de sécheresse et d'humidité, et aux efforts do
rupture, d après M. F. v. Müller, beaucoup plus grande (jue celle du
chêne (1). Aussi est-ce un excellent bois de service. Densité 1,169 (F v
Müll.).
L’A’, gomphocephala, p a r s o n feuillage abondant, vert foncé, est aussi un
magnifique a rbre d ’orncmonl pour les contrées oü il peut prospérer. Il
[ircfère les sols calcaires aux sols argileux ou siliceux. Sa rusticité est à peu
près celle de 1 A’, globulus. mais sa croissance quoique rapide n ’égale pas
celle de ce dernier.
3» Cymes ou ombelles normalement sepiiflores s a u f le cas d'avortemenl
OU de chute de fleurs.
17. — E. b o i s à l a n c e .— B. DORATOXYLON P. v. Müll. Eucalyp. lY, n- 4.
— Benth. Flor. Austr. p. 249. — Ndn. 2” Mém. Eucalyp. p . 40. — Vulg.
S p ea r- Wood (arbre à lance).
l’etit a rbre de 12-13 mètres de h a u t avec une tige menue et romar-
(|unblement droite, du sud ouest de l ’Australie, notamment autour du Cap
.Aride et sur les collines de Russel-Bange, où il peut s’élever ju sq u ’à
1000 mètres d ’altitude. Ecorce d ’un ver t blanchâtre. — Feuilles uniformes,
oppositifoliées, toujours pétiolées, étroitement lancéolées, aiguës et assez
souvent mucrone'es à leur extrémité. Inflorescence en ombelles simples ordinairement
de 7 fleurs, sur un pédoncule comprimé, grêle, souvent recourbé
ou in flé c h i; pédicelles minces, anguleux, ordinairement aussi longs que le
tube du calice. Bouton petit, semi ovulé ou hémisphérique, surmonté
d un couvercle coni([ue, aigu, ordinairement plus long que le tube du calice.
Fruit triloculaire, de la grosseur d ’un grain de poivre, sphérique, à bords
se resserrant et fa isa n t comme si la capsule était au fo n d d’une cavité. — Bois
r emarquable pour sa grande dureté et son élasticité. — Les aborigènes
recherchent les pousseseffilées et droites de cet arbre, pou ren faire des lances,
ce qui lui a valu son nom spécifique, h ’E . doratoxylon conviendrait très
probablement p our boiser les sols pauvres et arides du Saha ra algérien.
18. — E. de M a z e l . — E, MAZELIANA Ndn. Man. Eucalyp. p. 41.
Espèce assez voisine de l ’A’. viminalis mais s ’en distinguant en ce que
ses feuilles dans le jeune âge sont plus étroites et généralement plus longues.
A l ’état adulte les feuilles alternes et pétiolées sont longuement lancéolées,
droites ou un peu arquées en faux. — Les ombelles sont sepiiflores;
les boutons ovoïdes, courtemenl pédicellées, mais non tout à fait sessiles,
avec un opercule conique, obtus, de la longueur du tube caiicinal. Fruit
(t) Hésistauce dans le ra p p o rt de 2,701 co n tre 2,117. Résistance à la tra ctio n tO livres
¡o n treA verticale 4,174 livres p a r pouce c a rré ,
de la grosseur d ’un grain de poivre, hémisphéruiue. Capsule un peu plus
incluse, à 3-4 loges.
Cet arbre est intéressant pa r sa rusticité ; on l ’a vu résister chez
M. Mazel à Montsauve dans le Gard à des froids de 12 à 13 degrés. Son
origine est inconnue.
19. - E. c o c c ifè r e . — E. COCCIFERA l lo o k . Flor. Tasman. 1, p. 133.
tab. 23. — Bot. Mag. tab. 4637. — Benth. Flor. Austr III, p. 304. —
Flor. des Serr. VU, p. 249, tab. 736. — Ndn. Mém. Eucalyp. 42.
Espèce originaire des montagnes de la Tasmanie où elle s’élève ju squ ’à
1000 à 1100 mètres d ’altitude, remarquable par sa rusticité, lui permet tant
de prospérer dans le sud-ouest de la France, la Touraine, f Anjou, la Bretagne
el même plus au nord, par tout en un mot où des froids de 14 à 13 degrés ne
se font pas sentir (1). En Anglelerre il prospère aussi parfaitement, et le plus
bel exemplaire qui existe actuellement en Europe se trouve à Fowderliam
Castle près d ’Exetcr, chez le comte de Devon; sa hauteur , dit Ch. Naudin,
était évaluée, il y a six ans, à 18 mètres et sa circonférence au niveau
du sol à plus de 2 mètres.
L ’E . coccifère atteint dans son pays de 20-23 mètres de hauteur ; son
tronc esl alors lisse et blanc après la chute de la vieille écorce. Dans nos
cultures c’est le plus souvent un arbrisseau de 3-6 mètres. Espèce biforme
à liges et à rame aux couverts d ’aspérités, comme pubérulents, glauques.
Dans la période juvénile, les feuilles sonl relativement petites, sessiles,
opposées, décussées, ovales ou suborbiculaires, aiguës ou courlement
mucronées, raides, coriaces, très glauques et longues de 0"012 à 0'”023 sur
0i”009-0“012 de large. Plus tard elles sont pétiolées, alternes, lancéolées,
mucronées, glauques, longues de 0"06 à 0 ”08 sur 0"008 0"012 de large,
plus ou moins falciformes et crochues au sommet. — Pleurs jaun e pale,
disposées en ombelles axillaires ordinairement au nombre de 7, assez souvent
réduites à 3, presque sessiles ou courtemenl pédicellées ; bouton clavi-
forme, long d ’environ 0“01, criblé de glandes oléorésineuses et surmonté
d ’un très court opercule, à peine distinct du tube caiicinal, très déprimé,
même plat. — Fruit presque sessile, turbiné, piriforme, largement tronqué,
à peu près de la grosseur d’un pois. Capsule incluse, plaie en dessus,
quadriloculaire, à déhiscence se faisant crucialement par 4 fentes.
L ’E . coccifera n ’est pas seulement l ’espèce la plus rustique du genre,
c’est aussi une très belle plante d’ornement.
20. — E. d ’H uber. — E. HUBERIANA Ndn. 2" Mém. Eucal. p. 42.
Cette espèce, représentée ju sq u ’ici p a r un seul individu, cultivé à la
(t) D’ap rè s M. J. Blanchard (Rev. Ilorl. 1890, p. 368), on v o y ait en 1890, chez M. Poulpi-
qu o t, à Brelez, près Brest, deux in d iv id u s semés en 1 8 /6 , m e su ran t l’u n 7 m è tre s de
h a u te u r e t 0-70 de circonférence, et l'au tre 10 m è tre s su r 0“ 60 de to n r.
j i i l
lid l'-f
' f i t i
Y i »
’ -i ■;
' 'i \
M r '
A
U I
' ! (
■A
!!
n
1 'A ' »,
lil' l i v i i
i k k l
î o ï - j î ; ! !
! r i { . .
, 1 k !