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1842 par Udhoi't Forlune, (|ui oiivovca dos graines do la Chine an jardin
do la Sociélé Itoyale il'liorticulture de Loniires. C’osl nn petit arbrisseau
do l'"20 à 2 mC'tres de baiitenr, à por t d'Oranger. — Fenilles petites, minces,
elliptiipies, lancéolées, souvent arquées, grossièrement dentées el à
[léliolo l'aiblemenl ailé. — Fleurs blanches, nombreuses, l.o fruit, de la
grosseur d'une forte groseille à maquereau, a l’aspect d ’nno petite orange ;
il est globuleux ou cour toment ellipsoïde, de couleur jaun e orange vif ;
peau mince, finement chagr inée, lirillnnto, exhalant un par fum prononcé ;
pul[)C à cimj loges, remplies d ’un jus très acide mais agréable.
I.e Kum-Quat est très cultivé en Cliine, ainsi i|ii’mi .lapon, où, malgré
son nom spécifique, son indigènal est douteux ; sa culture est surtout
r épandue dans l’ile do Chusan, sur les flancs des collines peu élevées et sur
les parties du continent voisin : on le cullive aussi en [lot comme plante
d ’ornement. I.e fruit mûrit en automne ot on on fait, surtout en Chine,
d’excellentes conserves. Ces fruits, cueillis avec les feuilles, font aussi
uu des plus jolis ornements [loiir dessert. Cette plante demande un été
cliaud et luimido pour liicii mûr ir son bois, ct un hiver sec, même à tempé-
ralure assez basse ; elle est rustiiiiic et on assure qu’elle peut endurer de 1 0
il 1.3 degrés de froid. On la mulliplie do boutures ou de greffages sur
d'autres espèces du genre, notamment sur le C , triplera.
ü. — C. à t r o i s f e u i l l e s . — C. Tli l l ’Tlîlt.A Desf. — C. trifolia Lin. ol
Tlumb. Flor. jap . p. 291. — Rev. Hort. 1809, p. 13, et 1883, p. 316,
pl. col. — S fi , vulg. Karatas banna Kæmpfer , Amoen. exot. p. 801. —
Pseudoegle sepiaria Mi(p Ann. Mus. bot. — Lug. Bot. II, p. 83. — Bot,
■Mag. tab. 6013. — Cliine et .Japon.
Ce Citronnier, introduit par R. Fortune vers 1836, des parties froides
de la Cliino où il semble indigène, a été aussi trouvé au Japon par Siebold,
Bürger et Savatier, croissant spontanément dans les bosquets de l’île de
Nippon, surtout prés do Yokosta o(i on l'emploie à faire des haies.
Arbuste ou arbrisseau très buissonneux, compact, glabre; rameaux
dressés ou tortueux, bisulqués, à angles très saillants, du côté dos longues
et robustes épines ligneuses à pointes rougeâtres très aiguës. — Feuilles
caduques, Irifoliolées, d ’un vert tendre, relativement petites, insérées obliquement
à l'aisselle dos épines; pétiole ailé, égalant parfois la longueur du
limbe, rose a la base el au somme t ; folioles ovales oblongues ou ovales
elliptiipies, la supérieure plus grando, à sommet échancré, bords ir rég ulièrement
denticulés. — Fleurs d'un blanc pur, apparaissant en avril, isolées,
et naissant de bourgeons spèciaux situés à l’aisselle, 45 à 48 millimètres de
d iamètre; sépales o, vert clair, ovales lancéolés, ¡loinlus; pélales o, grands,
23 millimètres de long sur 12 de large, obovales, elliplii|ues, assez bnisipic-
ment onguiculés. Klamiiies 22-24, périgynes, à filets blancs, parfois légèremcnl
roses et presque libres ( 1); antlières basifixes, oblongues, jauiios;
ovaire, pubescent à G- 8 logos, 2 -4 ovnlées; slyle gros, coiiiT, surmonté d'un
stigmate formant massue. — Fruit rond ou globuleux do 4-3 cenlimètres du
diamètre, inégalement côtelé ou sillonné, rustique, tomenteux, pourvu p a r fois
au sommet d'une auréole sa illante, sur un mamelon obtus ; d ’abord d ’un
vert cendré et tuberculeux, co fruit devient jaune pâle à la matur ité, qui a
lieu en automne ; peau plus ou moins granuleuse, sinueuse et lomenteuse,
à Iiuilc essentielle peu abondante, devenant glnlineuse en séchant; cliair
en 6 - 8 loges, prenant en mûrissant une odeur de citron mélangée d'une
senteur fétide (stercorale). Graines lilanclies, légèrement verdâtres, très
nombreuses, ovoïdes, pointues (2 ).
Ce Citrus résiste aux plus grands froids du climat parisien, il a n o tamment
très bien supporté le grand liiver de 1879 où le thermomè tre s'est
abaissé à près de 23 degrés au-dessous de zéro, ct celui de 1890, ù Grignon,
avec des froids do 15 à 18 degrés. C’est donc une espèce par faitement rustique
et, ju sq u ’ici, le seul Citrus de pleine ter re sous le climat de Paris.
Il prospère aussi dans tous les lorrains, tout en préférant ceux un peu
chauds, même un peu secs, sur tout si lo climat est froid et humide.
Le C. Trip le ra est non seulement, p a r les nombreuses fleurs blanches,
dont il se couvre au premier printemps et l’aspect original do son port, une
magnifique plante d'ornement , mais encore nn arbrisseau de premier
mérite pour faire des haies vives, rendues absolument impénéirablos par la
puissance de ses épines et la robusticito de ses pousses; il supporlo do [ilus
très bien la taille. On l ’indique aussi comme n'étant pas attaijuê par les
lapins. Fructifiant abondamment tous les ans et ses graines ar r ivant à
bonne matur ité, même sous le climat do Paris, il est facile de lo inulüpiior
p a r semis ; lo mieux dans ce cas ost de laisser les fruits sur l ’arlire ju sq u ’au
pr intemps , au moment de semer.
Variétés. — Au Jap on on distingue plusieurs variétés de cette excellente
plante qui sont figuroos dans le traité de bc)tani([uc, nommé Su-Moku K in
Yo S iu , n o tamment los suivantes ;
a. — C. T . microcarpa Rev. Hort. 1877, p. 73. — Fruits très petils, de
12-15 grammes au plus; ils sont employés par les Chinois et les Japonais
pour faire le médicament très répandu chez eux, appelé ki-ko-ku, sorte de
panacée universelle.
l , C. T. P unctata {Sunago Kara Tulsi)Mc \’. Hort. 1877. — Celle
variété se fait remarque r p a r les ponctuations dorées de scs feuilles.
E S P È C E S D IV E R S E S
Signalons encore les espèces suivantes, non encore introduites ou
peu répandues.
(11 C'est su r ce ca ra ctè re q u e MiqucI s’è la it b,a.=é p o u r è lab lir le genre Pseudxgk.
2 Cet a rb re passe p o u r av o ir fruclinè p our la p rem iè re fois en France, chez M'"“J a
liaronne de Neuflize, au château de iiriiioy, p a r Foecy (Cher), cu 1868. {lier. Ilorl. ISt ),
p , 1 3 ) .
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