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(liiro, spongieuse, subéreuse clas sez tendre pour être entamée avec l’uiigle.
Les feuilles sont persistantes, opposées ou alternes, cela souvent sur
une môme plante, ot f réquemment dimorphes; chez la plupar t des e.spèces
elles ne sont opposées que pendant les premières années, puis prennent la
disposition alterne qu’elles conservent pendant toute lour existence ; chez
d’autres, au contraire, elles restent toujours opposées ou sont alternes, d'où
la distinction des espèces, d’aprés Ch. Naudin, en uniformes oppositifoliées,
uniformes alternifoliécs et uniformes ; de même leur forme change souvent
avec l’àge ; d’une manière générale on distinguo ce (pie l’on appelle l'état j'iiae-
nilc el l’état adulte. Suivant ces deux pr incipales circonstances et les espèces,
elles sont tantôt orbiculaires, ovales, ovales-lanccoléos, aiguës ou obtuses,
étroites et même linéaires, plus ou moins falciformes ot phijllodiformes;
elles sont entières, parfois un peu crénelées, coriaces, glanduleuses, ponctuées,
ainsi que toutes les parties vertes ou herbacées, et très aromatiijucs;
leur plan do direction est tan tôt dirigé horizontalement, tantôt se rapproche
plus ou moins de la verticale; elles iirésenteiit une nervure médiane de
la([uclle par tent des nervures secondaires, dont la direction, souvent carac-
téristiipie, vient rejoindre une nervure marginale, entourant lo limbe tout
en étant plus ou moins éloignée du bord et .so confondant parfois avec lui.
Ces feuilles sont généralement glabres ; chez (pielques espèces seulement,
les premières sont hérissées de poils courts ou de petites aspérités (A . p ip e rita),
une seule a les r ame au x supérieurs, les fleurs ct les fruits velus
(E . setasa); leur couleur fondamentale esl lo vert, mais avec le temps, et suivant
les espèces elle subit des var iations importantes ; une des [ilus grandes
causes de cette modification ost due à l a sécrétion d ’huiles ossenliellos ot
des substances gommo-résineuses des glandes qui viennent so concréter a
la surface, donnant ainsi des teintes, variant avec les espèces, généralement
[dus ou moins bleues, glauques ou blanches ; d a n s le premier casco sont les
Gommiers bleus {Blue Gums des .Australiens) et dans lo second, les Gommiers
blancs (W h ite Gums); d ’autres fois, l’excrétion oléo-résineuso n ’altère pas
d'une manière sensible la teinte ver te; quand le limbe re(ioit, pa r le fait
de sa direction, autant de lumière d’un côté que de l’autre, la couleur n est
pas sensiblement différente sur les doux faces, mais dans la disposition hor i zontale,
au contraire, le côté inférieur est toujours plus pàle que le supérieur.
Le pétiole peut s’insérer sur le limbe à la base, comme dans nos
principaux arbres, ou un peu au-dessus, de manière à avoir une feuille
pellée (E . peltata).
L’inflorescence des E ueah jp ta s est tantôt axillaire, tantôt terminale,
parfois solitaire à l’aisselle des feuilles ( E . irelaplera), en cymes ou
en ombelles sur pédoncules communs; les fleurs sont sur pédicelles plus
ou moins longs. Parfois le r ame au llorifèro s’éleint à son som met ot
l’ensemble des ombelles se change en panicule feuillée ou aphylle, ce qui
est caractér istique de certaines espèces.
La lleur est h ermaphrodi te : elle comprend un réceptacle concave, tu r biné,
ou campanulé, à bord donnant naissance à un calice court, tronqué ou
4, denté, s’accroissant plus ou moins après la floraison. — La corolle, inseree
avec le calice, est formée do pétales étroitement unis en une sorte do coiffe
ou d'opercule, qui, lors de l’épanouissement, se rompt circulairemenl à la
base el tombe tout d ’une pièce (1). - Les étamiues, toujours très n ombreuses
portées sur le bord du réceptacle, sont repliées à l’intérieur do la
fleur quand l'opercule est un peu élevé, et dressées quand il est long { E . cor-
nuta et E . L eh n a n n iï) ; los filets blanc verdâtre, plus rarement jau ne orange
ou pourpre; les anthères petites, à deux logos parallèles ; la grosseur du pollen
varie de 0,0128 de millimètre à 0,0330 (F. v. Müller). - L’ovaire, adne
au fond du réceplaclo est surmonté d ’un style court, â sommet stigmatifère,
peu ou pas renflé, ot d ’une sorte de capsule glanduleuse, qui secrète un ab on dant
noclare sucré; les logos au nombre de 3-6 ont un placenta axile, p or tant
un nombre indéfini d ’ovules anatroiies. — Le fruit est une capsule scche,
lociilicide, enchâssée dans lo réceptacle à 3, 4, 5 et quelquefois 0 loges; ü
est aplati, creux ou terminé on pointe ; sa forme ot sa grosseur varient
avec les espèces; il est turbiné, ovoïde, sphérique, hémisphérique, campanulé
fusiforme cto., plus ou m o i n s largement ouver t au sommet; tou-
iour ; ligneux ct dur. - Les graines sont très petites, irrégulières, angulaires,
ou cunéiformes, globuleuses ou ovoïdes, quel([uefois munies d une aile el la
plup a r t vaines. - Embryon exalbuminé, â cotylédons plans ou compliqués.
Conditions d'existence. - La grande majorité des espèces d emandent
pour prospérer un climat â été cliaud, peu pluvieux, et des hivers très doux,
en un mot, à peu près les conditions de l’Oranger, tout en étant un peu
moins exiireantcs sous le r a p p o r t do la chaleur , et sans atteindre, d une ma nière
générale, la limite septentrionale de la culture do l’olivier. Ces conditions
se trouvent réalisées dans leur ensemble pour l'Europe, au sud du
43» et dans le nord de l’Afrique jusqu’au désert do Sahara. Dans dos
circonstances par ticulièrement favorables on peul voir encore la plupar t des
espèces réussir plus au nord, entre le 43» et le 44», notamment, en ce qui
concerne la France, depuis Toulon jusqu’à Menton et d ’autre par t depuis la
NouveUe dans l’.Aude, ju squ ’au cap Cerbère, sur la frontière espagnole Co
n ’est que to u tà fait exceptionnellement que quelques espèces roussissent dans
les autres parlies de la Provence, du Bas-Languedoc, du Roussillon, sur les
côtes de l’Océan Atlantique au littoral du golfe de Gascogne, el plus rarement
encore sur les côtes de Bretagne, de la Normandie et dans le sud de 1 Angleterre
(2). En Californie, dans l’Afrique australe au sud du tropique du Ca pricorne,
dans l ’Amérique du sud extra-tropicale, dans la République Argentine,
le Chili et le Pérou, ils prospèrent ; mais dans les climats chauds et trop
humides, peu d’espèces viennent bien.
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les E. coccifera, urnigera, conacea ot v im in a tu .
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