
' ' f r i 3
EXPLICATION 1)1-: LA PLANCT11-: COLOMEK III.
A. — E p i n e -V i n e t t e c o m m u n e . — A, g rap p e cio fle u rs; A ' fleur isolée.
B . .— E p i n e -V i n e t t e d e T h u n b e r g . — 11, ram e au avec ses fru its ; IP et IV, coupes
(lu fruil. IV, graine gran-lfuir n a tu re lle ; R-, g rain e grossie.
G. —■ E p i n e -V i n e t t e d e l ’E t n a . — C, ram eau avec g rap p e s de fru its ; 0* c t C-, coupe
du fru it; C-, g rain e g ra n d e u r n aturelle ; C , g ra in e grossie.
1 7 . — M A H O N I A . — M. ÎJIONIA N i i t t a l .
Dédié à Mac .Mahon, b o tan iste c t h o rticu lteu r d e s Etats-Unis.
Cc genre diffère du précédent p a r ses feuilles composées, par l ’absenco
générale d'épines, p rovenant de la transformation des feuiiies mères des
r ameaux ; p a r ies écailics dos iiourgeons ([tii sont coriaces, persistantes ;
p a r los pélalos, dont les glandes sont peu apparentes , ot p a r les étamines
munies ordinairement do 2 dents vers le sommet. Bourgeons florifères
solitaires, naissant, soit à l’exirémilé des tiges, soit aux aisselles des feuilles
anciennes, inflorescence on grappes ordinairement fascieulées. — Fleurs à
odeur agréable, non spermatique comme dans les Berberis. Les Mahonia
sont aussi presque lous à feuilles persistantes. Leur bois est également
j aun e ou jaun e verdâtre ot sa structure csl aussi la même que celle des
Kpines-A’ineltes ; lour aire géographique est très étendue et à peu près la
mémo que celle dos Berberis.
Ce sont des végétaux d ’une culturo facile sous lo rap p o r t du sol. — On los
mulliplio aisément de graines, et, pour certains, d ’éclats ou de drageons.
d. — M. à f e u i l l e s d e H o u x . — M. .AQUIFOLIÜM Nntl. — Paxt. Mag., I.X.
tab. 3. — Berberis aquifolimn Pnrsh. — Spach. veg. plian. ATIl, p. 31.. —
.\m. sept.
Arbriseau buissonnant, touffu, h a u t do 2” 3Ü à 3”oO (1). — Tiges simples,
un peu rameuses, feuillées, dressées. — Écorce d ’un b ru n foncé sur les
tiges Agées, verdâtre ou rougeâtre sur les pousses. Bourgeons gros, ovales
ou coui(]ues, à écailles brunes ou roussâtres.— Feuilles 7-9 fo'iolécs; folioles
luisantes aux deux faces, concolores ou d ’un ver t foncé en dessus, ovales
oblongues, ou ovales lancéolées, sinuées dentées, dents ou dentelures au
nombre do 6-20 de cliaque côté, prolongées en pointes raides ; ces folioles
plus ou moins ondulées, en général inéquilatérales, longues de 3-12 centimètres,
et f inement veinées; nervure médiane peu apparente en dessus, quelquefois
rougeâtre, de même que le pétiole; stipules subulées. — Grappes
longues de 6-13 contimètres, denses, multiflores, subsessiles, dressées ou un
peu inclinées, en générale toutes terminales. Bractées ovales ou obovales,
acuminées, ou mucronées, verdâtres ou lavées de rouge, persistantes.
Pédicelles tantôt nus, tantôt bractéolés, — Fleurs d ’un beau jau ne
(t) M. Jollet fils, signale [Itev. Ilo rt., Í8-J0) u u in d iv id u de c e tte espèce âgé de 3ô ans,
chez M. Itoy de Loulay, au châ teau de .Moruay, p rè s S a in t-Je an d'Augely, q u i m e su re
3-80 de h a u te u r s u r 3“ 40 de d iam è tre de cime.
citron. S6[)ales très obtus, les trois oxlérieurs ovales orbiculaircs, ordinairement
inégaux, rougeâtres, les trois suivants elliptiques ou elliptiques
oblongs, do moitié plus courts ([uo les intérieurs, l’ctalos ovales oblongs.
— Baies d ’un pourpre noirâtre, du volume d'nn pelit pois. - Graines d ’un
lirun mar ron, longues d ’environ 1 millimètres, un iicn courbées, oblongues,
trigones.
Le M. à feuilles de Houx habite los forêts dans tout le nord de l’Amérique
septentrionale, depuis le -lü“ ju sq u ’au 49“ do latitude. C’est â Douglas que
Ton doit son introduction en Europe ct lo premier exemplaire a été planté
en 1828 dans les jardins de Chiswick (.Vngteterro).
C’osl l'un des plus beaux entro nos arbustes verts, il convient tout particulièrement
pour garnir les bosquets, les talus ct los lisières dos bois.
Avec SOS fruits, comme avec ceux des autres espèces, et ceux des Epines-
A'ineltes, on peut faire, soit des confitures, soit, en ajoutant à son jus du sucre
ct de l’eau ot on laissant fermenter , une lioisson agréable ct liygiéniijue.
Cette espèce a donné à la culture de nombreuses variétés dont voici les
principales :
M. ù, fleurs fascieulées. — M. fascicularis DC. — Bot. Mag., tab. 2996. —
Berberis fascicuhiris Sims, Bot. Reg., tal). 702. — B, pin n a la . — Californie.
Diffère du type par ses feuilles i)lus épineuses, d'un vert mat au lieu
d’être luisanlcs, .surtout à la face inférieure, ct d ’un ton général glauque.
Taille plus élevée; por t dressé, compacte. — Inlloreseenco pins dense. —
Rusticité moindre.
Ce Malionia est particulier aux régions basses do la Californie et au
nord du Mexique, c’est la première espèce introduite ; son introduction daus
les jardins remonte â 1820. Elle ne se reproduit pas p ur de semis ; le
meilleur moyen à employer est le boulurage iierbacé en juin ou juillet, sous
cloche et â froid.
M. A. serrata. — .V feuilles dentées serrées.
il/. A . rotundifolia Hervé. — Cette forme, obtenue pa r M. Hervé, hor ticulteur
à Versailles, constitue uu buisson compact, à tiges dressées, d é p o u r vues
d ’épines, à feuilles d ’un vert foncé quelquefois rougeâtres, presque pas
luisantes, co nr tement ovales arrondies, inermes, excepté parfois sur les
bords où il existe quelques petites spinules. — Arbuste précieux pour
garnir les lignes du devant des massifs ou pour les bordur.e.s dans les
grands jardin.s paysagers.
M. A . erecta. — A tiges et rameaux dressés, feuillage plus pâle.
M. A . intermedia. — Plus vert foncé que le type et moins élevé.
M. A . p e c lim ta . — Feuilles plus petites.
M. A . slricta. — M. monoearpa. Hort. — Tiges resserrées, fruits plus gros.
M. A . foliis rcbris. — Feuilles plus ou moins rouges pourpurines .
M. A . diversifolia. — M. diuersifolia Sweet. Gard. II, tab. 94; à feuilles
i l
r ù
I