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d im b n .n nm r lustré. Feuilles petites, elliptiques, ovales ou obovales-lancéo-
lées, doublement dentées, plus ou moius pubescentes, linalemenl presque
glabres. Tionlons llorifércs, solitaires ou fasciculés. uninoros, à pédioelle
glabre. Fleurs apparaissant avant les foaUles. Drupes globuleuses,
8-10 millimetres do diamètre, noir bleuâtre ; ehair verdâtre, très acerbe et
1res apre, mais s ’adoucissant beaucoup à complète maturité c’est-à-dire à
la fin de l ’inver. ’
ho Prunellier esl com m u n dans presque lous les bois de l ’Kurope on le
trouve dans les clainères, los haies el les lieux incultes. Il ne semble pas’mani-
festcr de preference pour la composition minéralogique du sol. C’est une
espèce (jm drageonno abondamment, qui est très envaliissante par suite
•souvent nuisible aux culluros et aux essences dans los massifs forestiers
•Sans cet inconvénient, ce prunier pouiTail être avantageusement cullivé
pour faire des haies^vives, car il suppor te liien la taille. Son hois, très dur
brun rougeâtre, est agréablement veiué, mais très s u j e t a so tourmente r ^
on I emploie néanmoins en marqueterie, ainsi que pom- faire dos mancheù
cl des cannes. Densité 0,709 à 0 , 9 « (.Mathieu;.
Les fruits, désignés suivant les conirées, sous le nom do senelles p r u nelles,
eheloses, agrènes, sont parfois employés, après fermentation à faire
une boisson alcoolique, aigrelette et plus ou moins astringente, suivant lo
degre de matur ité ; en Russie on relire du jus fermenté une eau-de-vie
endant leur croissance, les fruils sont très exposés à être attaqués pa r
Ì b x o a s e u sp r um , q u i lo s deforme cons idérablement avant de causer leur
chute prématurée. L’écorce dn Prunellier renferme du tannin et peut donner
des teintures ou servir a faire de l’encre ; on attr ibue aussi à cette écorce
des propriétés fébrifuges.
A’a r ié t é s .
„ _ P . E. A FLEURS DOUBLES. - P . S . flo rep len o . - Très belle variélé
se couvrant d abondantes fleurs doubles au début de la végétation don-
X o e n s e m b l e . Sous varieté ; florc pleno
fo — p. E. ARBRISSEAU. — P. S . fru tica n s Woihe. — Différant du type países
dimensions plus grandes, ses ramifications plus dressées, moins épineuses,
plus robustes, et enfin p a r ses fruits beaucoup plus gros,
4 ; — p . insignis Carr. liev. I lor t , 1870-71, p. 334,
. /2. - Obtenue d ’un serais du P. spinosa, cette variété est remariruabfo
p a r sa vigueur plus grande, son manque d ’épines, son écorce claire, ses
temlles plus developpees et surtout par son fruit de 23/27 millimètres à
ch a i r non adhérente, moins aslringenle, même fondante à la parfaite ma tu rité
survemant en septembre ; variété, en un mot, tenant plus du P . insililia
que du P ce qui fait dire à Carrière que le P . spinosa pourrait
bien etre I origine de nos Pruniers culvivés en pas sant p a r la forme dn
P . insititia.
16 - P . s a u v a g e . - P. INSITITLA L. - Smith, Eng. Bot. XIT, tab. 841.
' - Nouv. Duham. v, p. 187. — P. sylvestris præcox Tourn. - Math. Fl.
for. 3“ éd. p. 130. — Vulg. Pruneaulier. - Europe.
Arbrisseau ou petit arbre de 4 à 6 mètres ; à branebes étalées, plus ou
moius épineuses ; ramules robustes, veloutées, subspinescenlcs. Feuilles
courtoment pétiolées, ovales, rétrécies à leur base, révolutées aux bords,
pubescentes a u x d eu x faces ; pédicelles géminés, pubescents. Fleurs assez
grandes le double de celles du P. spinosa, apparaissant avant los feuilles.
Drupes globuleuses, penchées, du double de la grosseur de celles de l ’espèce
précédente, à peau violette mais paraissant bleuâtre on raison de
l ’abondante pruine q u i l e s recouvre ; chair nmère el acerbe ; noyau rugueux.
Co Prunie r croit spontanément dans l’Europe australe, dans le midi de la
France, en Suisse, eu Allemagne, en Angleterre, en Asie Mineure el dans le
nord do l’Afrique, On se sort de son bois et do ses fruits à peu près comme
ceux du P spinosa. Certains botanistes le considèrent comme le type, retourné
à l ’état sauvage, dos Pruniers cultivés à fruits ar rondis , ce ijui esl peu
probable.
17. - P . d om e s t i q u e . - P. DOMIÎSTICA L. Nouv. Duham. Y. p. 188,
tab 30 à 62 — P. oeconomica Borkh. — Koch, Dendr, I, p. 94.
P. pyramidalis DC. Fl. fram;. IV, p, 183 (1803). - Europe et Asie.
Petit arbre de 4 à 8 mètres su r0 ” 70 àO” 93 de circonférence, à por t pyramidal
dans le type sauvage et plus ou moins divariqué ar rondi chez les
formes cultivées (1). Ecorce h run gris, zonée dans lo jeune agc, puis plus ou
moins gercurée, relevée de lamelles verticales. Rame aux dresses, non ép in
e u x ; pousses assez grosses, toruleuscs, à écorce brun rougeâtre ou rouge
verdâtre, glabres. — Feuilles pétiolées, ovaics, plus ou moins allongées ou
ellipliques algues, crénelées, dentées, pubescentes sur les deux faces dans
lo jeune âge, iinalemcnt glabres en dessus, légèrement rugueuses ; nervures
ordinairement très saillantes ; slipulos linéaires persistantes. - Pleurs a p p a raissant
avant les feuilles, ordinairement p a r 1-2, ra rement en ombelles de
plus de 3 à 3 ; pédoncule plus ou moins pubescent ; calice velu intérieurem
e n t; pétales blanc-vcrdàlre. Fruils très variables p a r la grosseur, la couleur
la forme et la saveur de la chair, mais ayant tous comme caractère
c om m u n i a peau fine ot couverte d'anepoussière blanchâtre, appelée pruine
on fleur. Le noyau varie aussi beaucoup, il est plus ou moms arrondi ou
allongé, aplati et adhérent à la chair ; l ’amande est toujours amero.
Le P ru n ie r prospère à peu près dans tous les sols et se multiplie facüe-
ment de semis ct de drageons qui en font une espèce envahissante Son
bois d’un rouge bru n veiné do rouge violacé, est lourd, dur, a grain fin , i
est e’mplové po u r ouvrages de tour ct de petite ébénisterie, pour cannes,
manches de parapluie. Sa densité varie de 0,777 à 0,886.
(1) Voir planche phototyp. n» 24.
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