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ment penninervées, glabres, luisantes, caduques. — Fleurs grandes, solitaires
011 agrégées par 2-.3, terminales, subsessiles, d ’un rouge écarlate
brillant. Fruit (ÿceiirtrfe), gros, globuleux, rougeâtre ou jaun â t re , contenant
un grand nombre de graines serrées, anguleuses, â tégument extérieur
nmge Iran.slucide, [iiilpeux, acidulé, comestible et ricbe en acide gallique ;
le Icgiimcnl intérieur ou endocarpe est osseux. luisant, blancliàtre. Cette
pulpe est rafraîchissante et antibilieuse, elle sert aussi à la p réparalion
d un sirop (sirop de Grenadine) ijui jouit des mêmes [iropriétés. 1,'écorce
du fruit, ajqielé mnlicovium (cuir de pomme), est très riche eu tannin, et
sert a faire des boissons astringentes ou pour l’extraction du tannin, l a pré paration
des (leaux et [mur faire de l'encre. Les fleurs desséchées, appelées
aidrefois /¡alausles, servent aussi à faire des boissons astringentes. L’écorce,
d une saveur âpre, mais non amère, jouit de propriétés ténifuges p ro noncées,
surtout celle de la racine, dues à un alcaloïde appelé pelle-
liérine [Tauret.)
Buts. — Le bois du Grenadier est dur et homogène, blanc jau nâ t re
iiuilorme, se nuançant au coeur d'un brun verdâtre clair. Tissu fibreux
compacte, eutreinélé de pareiiebymes ligueux, dessinant de petites lignes
concentriques, irrégulières, plus pâles, t'ais seaux isolés, fins, béants ,
uniformémoiit répar tis, tout en étant un peu plus nombreu x dans la pre mière
moitié de la couche aunuelle ; rayons médullaires 1res fins, très serrés
et égaux. Co bois, très nerveux, se fendille et se tourmente beaucoup en se
des séchant; néanmoins, quand ses dimensions le permettent, on peut l ’employer
en marqueterie, et taire avec celui de ses jeunes tiges d ’excellentes
cannes, des manches de parapluies et d'outils. Sans être difficile sur le
choix du ter rain, ce sont les sols divisés, profonds et bien ressuyés qui
conviennent le mieux au Grenadier ; sa croissance est très lente, mais il
n est pas rare, même dans los caisses des orangeries, de le voir vivre p lusieurs
siècles.
En raison de ses faibles dimensions ce n'est pas une essence forestière
importante ; cependant, on en fait d'excellentes haies vives que l ’on
peut tailler, et par tout dans sa région il est cullivé dans le voisinage des
habitations, à la fois, pour ses fruits et pour ses belles fleurs. Dans les contrées
plus au nord, on le cultive aussi dans ce dernier but, soit dans des
situations abritées, soit ea orangerie, dans une bonne terre légère et
substantielle qu’il faut renouveler souvent. Ses fleurs, naissant sur les
pousses de l ’année, il faut tailler les branebes court, afin d' avoir du jeune
bois ; les ar rosements doivent être f réquents et copieux pendant la végétation.
Variétés. — On connait un certain nombre de variétés que l’on multiplie
de marcottes, de drageons et de boutures faites à l’étoulTée, au pr intemps ;
la greffe sur jeunes sujets de serais peut être aussi employée.
■Voici les pr incipales de ces variétés :
a. — G. C. à fleurs hlanches. — P . G. albescens Andr. Bot.Rep., tab. 96.
MY R T E
_ Cette variété, que l’on possède â lleurs simples et a, lleurs doidd s, est
„riginairc de la Chine d’où elle a élé introduite en Angleterre vers 1810.
\ - G G. n fleurs jaunâtres. - P. G. flaoa. - Tleurs 1res grandos
Cn . i t jau n à i r e , alleignant le volume d ’une or an g e ; o ngmaire
de la Chine ct introduite eu Angleterre vers la meme époque ,p.e b. picce-
denle. 11 exislo des individus â fleurs simples cl â fleurs doubles. ^
c - G G. à fleurs panachées. — G- de Legrelle. - / G. variegala.
P. G. Legrellei, Flor. des Serr. XIIF, lab. 1583, p. m . - G. à f l e u r ^ i r ^
_ Très curieuse et très belle variété, â fleurs à la fois rouges et b anclios
introduite, d ’une part, <lu.lapon, par vonSiebofo vers 18o8, « ^ ’
vers la même époque, des États-Unis, par M - Caroline Legrelle-Dlianis (|u,
la t e n a i t d o M » » F a r i n c n t i o r , h a b i t a n t f Illinois , , , . « - ¡ o
d — G. G. à grandes fleurs rouges. — P. G. rnbra Bot. Mag., lab. • -
_ Fleurs plus grandes et d'un plus beau rouge que daus le type. Il existe
également de cette nuance une variété à fleurs doubles.
\ - G. C. nain. - P . G. nana Bot. Mag,, tah. 934. - P . nana L -
_ P sinensis Hort. - Getto variété, que plusieurs auteurs ont considérée
comme une espèce, se cullive f réquemment aux Antilles. Tige
de 2 3 mètres. Feuilles presque linéaires. Fleurs rouges, petites ol très nom
breuses. Fruit petit, do la grosseur d’une noix muscade.
En outre de ces variétés il existe un grand nombre de formes horticoles,
variant plus ou moins p a r la couleur et la grandeur des fleurs.
Xribii II. — IMyrtées. — Myrtooe.
Feuilles opposées, ponctuées, entières. Fleurs 4-5 mères ; élamines libres..
F r u it charnu, p lu riloc u la ire .
8 4 . - M Y R T E . — MY RTÜS T o u r n .
De l'aucien nom grec mijrtos, signifiant parfum ; allusion à l’o.lenr des fleurs.
A r b r e s ou arbustes odorants, à feuilles opposées, ponctuées. - Fleurs
axillaires, solitaires ou réunies en cymos paucillores; receptacle concave ,
Sépales et pélales 4 -3 ; étamines nombreuses, plurisér.ees, a anthères in trorses;
ovaire infère â 2-3 loges multioviilées. - Fruit, baie, couronnée du
calyce per s is tant ; graines nombreuses, réniformes, osseuses, exalbum,-
nées, à embryon arqué. - On connait une soixantaine d especes de Myrtes,
habitant les régions chaudes du globe, sur tout l ’Amérique mer idiona e ;
une dizaine environ se r encont rent dans les cultures européennes. Les
Myrtes peuvent être multipliés de boutures de bois aoule ou demi mûr
mises sous cloche ou sous bâche ; les espèces cultivées en serres demandent
un terrain meuble, substantiel, des arrosages et des senngages frequents.
Voici les plus cultivées :
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