
2 8 BOTANIQUE DES ABBRES
rasdl, nilin Ir a r a n te , lorsqu'au contraire les racines dominantes ont une
direction encore plus étalée ou horizontale.
P o i l s r a d i c a u .\ e t d iv is io n s d e l a r a c i n e . — Si l'on examine les extrémités
les plus ténues des racines, on les voit pourvues latéralement de
ramifications encore pins ténues qui ont l'aspect de poils et que l'on a pour
celtc raison appelés poils radicaux ; leur rôle physiologique est très impor tant
pour la nutrition des végétaux ;c e so n t le so rg ane sabsorhantsp r inc ipau x;
i lsapparais senl à une raililodistaucedel’cxtrémilé de la racine poiircesser en
arrière sur une assez courte longueur. Quant àPcx t rémi té elle-même do la
racine elle est coustiUiée par une, sorte do gaine courte jouant le ride d ’o r gane
protecteur que l'on a appelée la Coiffe ou Pilorhize. C’est sous eotte
coiffe que so trouve lo point végétatif do lu racine, ou lecenlro actif de l ’élon-
golion.
Les divisions les plus ténues de la racine, en outre des poils radicaux,
sont généralement désignées sous le nom de radicules et de radicelles pour
les distinguer des parties plus volumineuses appelées racines chez les
grands arbres; 1e pivot grossi est aussi fréquemment désigné sous le nom
de souche.
Les racines chez, les pr incipaux arbres peuvent atteindre un g rand développement,
plusieurs mètres de profondeur ju squ'à 12 à lo mètres comme
chez la Vigne et s’étondro très loin du pied, jusq u 'àp rè sd e lüü inètros(Orine,
.Ailanle'l. La masse du système radiculaire peut aller jusqu'à dépasser la
moitié de colle de la partie aér ienne ct même l’égaler.
S t r u c t u r e u e s r a c i n e s . — Quant à la structure des racines formées, elle
diffère peu de celle de la tige ; la principale diiTérence réside eu ce qu'elles
n ’ont généralement pas de moelle et d’élui médullaire. Mais on y trouve un
bois et une écorce différent peu dos parties analogues du tronc ; les éléments
sont seulement plus gros, par conséquent à tissus spongieux ct moins denses :
en revanche les rayons médullaires sont plus rares el plus fins ce qui donne
un aspect différent an bois; au d é b u t i ln ’on e s tpasains i: il se formede bonne
heure clans le tissu cellulaire un tissu conjouclif fondamental à r in té r icu r d e l à
membrane rhizogène (qui engendre les racines) deux a quatre faisceaux de
vaisseaux opposés ou en croix, et un peu plus tard entre ces groupes vasculaires
de nouveaux faisceaux libériens. Cette séparation des deux sortes de
faisceaux qui sont réunies dans la tige, établit donc une différence impo r tante
entre celle-ci et la racine. L’accroissement de ces faisceaux est centr ipète
de manière à remplir tout lo corps central et à prendre ainsi toute la
place de la moelle qui fera défaut. En dehors de la couche rhizogène, c om posée
d ’une seule assise de cellules, se trouve lo parenchyme cortical tpu
se divise le plus souvent en deux zones couoontri([uos, en écorce extérieure ot
eu écorce intérieure puis lo tout recouver t p a r un è[iidenno. Quand toutes les
formationsprimaires existent, le p a r encbymefondamcntal ou conjonclif. qui
su b s i s to cn t r e cb a cu n d e sg ro u p c sd e l ib e r e t les grands vaisseaux, passe à l ’état
LA f e u il l e
de cambium el commence à fonctionner comme celui do lá t ig o : il produit
à l ’exlcricur du liber, en repolissant le liber primitif, et à l’intérieur d u b o i s ;
désormais il on s e r a a i n s i tous les ans el nous nous retrouverons on p ré sence
Je ce qui se passe dans la tige. Le système cortical se comple tc rapa r lo
développement du subor ([iii devient plus important que dans la lige.
R a c in e s a d v e n t i v e s .— bulépendammont des racines dont nous venons de
par ler et que l'on peut appeler racines normates, on rencontre aussi une
autre catégorie de racines que l’on voit se développer à la suite de certaines
circonstances, sur diirêreiitos parties des végétaux, sur la tige, les
rameaux et mêmes dans certains cas sur les feuilles. Ce sont ces racines
que l’on volt prendre naissance iiuand on marcollo ou que l’on bouture la
Vigne, les Saules et autres arbres.
On distingue aussi les racines-suçoir, celles p a r exemple du Gui et de la
Cuscute; les Ilaeincs-Crampons, comme celles du Lie rre, etc.
R a c in e s d e s m o n o c o ty l é d o n e s . - Quant aux racines dos monocotylédones,
des Palmiers p a r exemple, elles sont formées d’une grosse masse
centrale lignouso non subdivisées en faisceaux distincts ol separes, et une
zono externe, corticale à éléments épais, lâches et spongieux. Au point de
vue de la s tructure, ces racines on sont restées à leur formation primaire,
c’est-à-dire à leurs faisceaux vasculaires pr imaires reliés pa r le tissu fondamental
conjonctif qui s’ost formé autour dos vaisseaux ou cellules allongées,
et au delà do celles-ci on libres ligneuses. Mais il no so développé m
bois ni liber secondaires.
CHAPITRE II
L A F E U I L L E
M o r p h o l o g i e
Les feuilles sont des expansions, ou des organes bien connus, qui n a i s sent
sur les tiges et les rameaux. Ce sont des organes très imporlauts pour
la caractéristique des espèces botaniques ct mér itent à cet égard que nous
examinions leur manière d'ètre aux principaux points de vue ou nous
nous plaçons.
P a r t i e s q u i f o rm e n t l a f e u i l l e . - Une feuille complète comprend : lo le
Ihnhe ou lame aplatie qui est la par tie essentielle de l ’organe ; 2» le péliole,
queue ou support qui l’al tache à la lige ; 3” la gaine ou partie élargie qui
enveloppe la tige comme un étui. Mais il peut ar r iver qu une ou plusieurs
de ces parties man q u en t : quand c’est le péliole on dit que la feuille est
sessile ■ dans ce cas, si le limbe embrasse la lige on a une feuille embrassante
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