
bois, il y a à peine cent ans. On dislinguo aussi ces bois cu Acajous mà k s ou
vrais et eu Acajous femelles ou fa u x , selon que les incrustations i[ui obstruent
leurs vaisseaux sont noires ou blanches.
On distingue aussi l'.4. de Honduras; l'A. du Sénégal, Sw . senega-
lensis Disr. ou Ktmya seneynlensis ou Cailcedra, plus vineux do couleur ct
gardant mieux le poli, cependant moins précieux que l’A. à meubles.
léécorce de l'.Acajou est amère, astringente, toniiiuc, fébrifuge ol a n t i putride.
81. — MÉLIA. — MELIA Lin.
.Nom grec lUi Frêne à manne; allusion à la forme des feuilles qui ressemblent
à celles (Vuu Frêne.
Feuilles alternes, comiiosées. Fleurs 3 mères, <à sépales libres ou im b r i qués
; pétales libres et tordus ; élaminos lü, soudées en un tube cylindrique ;
ovaire 3-6 loges, bi-ovulces. Fruit drupe spongieuse ou subéreuse à 3 loges
monospermes ; graines peu ou point albuminées. Ecorce amère, fébrifuge et
anthelminUquc. — Les noyaux du fruit de certaines espèces, couverts d a n fractuosités
tuberculeuses ct naturellement percés, servent, dans queli[uos
centres cathoH(iues, de perles à chapelet, et sont, pa r cela mémo, appelés
arbres saints. On connait, actuellement, 3 à 4 espèces de Mélia, h ab i tan t les
parlies chaudes de IMsie et des Antilles. Ces arbres demandent, d ’une ma nière
générale, des terres siliceuses ; on les mulliplio de graines ct do bou tures
dans du sable, sous cloche, avec chaleur do fond.
1. — M . A z é d a r a c h . — M. AZEDARACII Lin. — M. Sempervirens Sw. Bot.
Reg , Vlll, lab. 643. — Nouv. D u h a m . , VI, tab. 21. — Bot Mag., XVII,
lab. 1Ü66. — Lmk. Encycl., tab. 332. — Mém. Mus., XIX, lab. 13. —
Vulg. Margousier. — Ulas des Indes, — Azédarac bipenne. — Asie occidentale.
Cet arbre, ([ui passe pour être originaire de la Perse et de la Syrie, est
aujourd’hui naturalisé dans tout le bassin méditer ranéen, c’est-à-dire dans
tout le midi de l’Europe ct le nord de l ’Afrique. Il atteint de 10-13 mètres de
haut sur 1"'30-1“ 80 de circonférence. — Tige droite, cylindrique, so gercur
an t largement ; cime arrondie, un peu diffuse ; écorce des bran che s e ld e s
ramules verte ; pousses terminées p a r des bouquets de feuilles. Celles-ci
hi-pennées, cadu(]uos, ordinai rement 4 paires de folioles plus une terminale,
les deux premières paires seules composées de 3-3 folioles, qui sonl cour toment
pétiolées, lancéolées, acuminées, glabres, d’un ver t un peu luisant on
dessus, plus clair en dessous et i r régulièrement bordées de dents en scie,
espacées. — Fleurs odorantes, en panicules axillaires dressées, longuement
pédonculées. Pétales oblongs, linéaires, obtus, étalés, d u n lilas bleuâtre, au
centre desquels s'élève lo tube staminal aussi long qu’eux et d'un bleu
foncé. — Fruits réunis en bouquets compacts, un peu charnus, ronds, do la
grosseur d’un gros pois, d'abord verts puis jaunâ t re s : noyau por tant do
nombreuses anfracluosités.
¡tois. — .\nbier blanc jaunâtre ; dnramen rougeâtre, i'api)elant celui de
T a c a j o u ; densité variant de 0,330 à 0,390, assez homogène. Couches an nuelles
comprenant une zone poreuse où dominent les gros vaisseaux béants,
et une zone d'automne, à tissu fibreux assez gros, dans laquelle so trouvent
disséminés les vaisseaux ouverts, très nombreux daus le bois à accroissement
lent ; parenchyme ligneux en arcs ou on lignes blanchâtres l)ien p rononcées.
Ce bois, d ’un travail facile, peul être employé en élténisterie,
([uand ses dimensions le permettent.
Le M. Azédarach, pa r son feuillage ct ses lleurs, est uu élégant arbre
d ’ornement pour les grands parcs et los plantations en avenue ; il rend,
à cet égard, de grands services dans les villes do l’/VIgério et même dans
toute la région de l’olivier, car il a lo mérite do très bien résister à la
sécheresse du sol et du climat. Malheureusement ce bel a rbre est un peu
délicat sous le climat de Paris, il ue résiste bien en plein air que dans les
hivers très doux ; mais plus au sud, notammen t daus l’.Vnjou, il prospère en
pleine terre. Ce sont les sols do nature siliceuse qui semblent le mieux lui
convenir.
Variété. — M. A . floribunda. Plus llorifère ; fleurs plus pclitcs que dans
le type.
ESl'ÈCES DIVERSES
On trouve aussi (¡uelquefois dans les cultures de serres :
1° le M. Azadirachta Lin. — M. indica Juss. — Cav. üiss. tab. 208. — Vulg.
Margosa. — Indes Orientales. — Feuillos pennées ; folioles ovvales lancéolées,
acuminées, dentées, serrées, /''leurs bleues.
2» M. dubia Hort. — M. composila Ilorl. — Arbre de 8 - lü mètres, do
l’Asie tropicale, de rAustralic et do l’.VI'riipie. Feuilles uu peu bi-pennécs à
la base, mais simplement pennées au sommet. Folioles presque entières,
celles de la base ternées. — Fleurs blanchâtres ou rosâtres; pédoncules,
calice et pétales un peu veloutés. Son écorce renferme un pr incipe amer
nommé maryousine, auquel elle doit ses propriétés médicinales.
3° M. ja p o n ica Hort. — Espèce du .Japon. Fouilles large,-«, bi-i)eniiées ;
folioles pou nombreuses, espacées, ovales, crénelées. — Fleur lilas, très od orante.
Très belle espèce ornementale pouvant atteindre de 6 - 8 mtdres de
hauteur .
C’est à un genre voisin des Melia, les Hpicharis, ( [n'appartiennent les
arbres qui fournissent le S a n ta l eitrin de Cochinchine [E. J.ourreiri Pierre)
cl le S a n ta l rouge {E . liailloni Pierre), à bois odorani, si usité en Orient
pour par fumer les appar tements, ainsi que les T richilia, d onnant des médicaments
évaciuints, employés comme succédanés de l’ipécacuanlia.
M o t i l . LKFKKT, — T h .MTK.
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